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Full text of "Mémoires"

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DELEGATION    EN    PERSE 


MÉMOIRES 


TOME  II 

TEXTES   ÉLAMITES-SËMITIQUES 

PREMIÈRE  SÉRIE 


pn 


MINISTÈRE    DE    L'INSTRUCTION    PUBLIQUE   ET    DES    BEAUX-ARTS 


DÉLÉGATION  EN  PERSE 


MÉMOIRES 

Publiés    sous    la    direction    de    M.    J.     de    MORGAN,    délégué  général 

TOME    II 

TEXTES 

ÉLAMITES  -SÉMITIQUES 

PREMIÈRE    SÉRIE 

ACCOMPAGNÉE   DE   24   PLANCHES    EN    HÉLIOGRAVURE 


V:  jiCHEIL,  O.  P. 

Professeur  à  l'Ecole  pratique  des  Hautes-Etudes 


PARIS 
ERNEST    LEROUX,    ÉDITEUR 

28,   RUE    BONAPARTE,    28 
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AVANT-PROPOS 


Ici  commence  l'histoire  du  pays  d'Élam.  On  peut  marquer  ainsi,  sans  emphase,  le  début 
de  ce  livre.  Rares,  en  effet,  étaient  les  notions  acquises  jusqu'à  ce  jour,  qui  nous  instruisaient 
sur  le  monde  élamite,  antique  et  fameux,  à  l'égal  peut-être  du  babylonien  et  de  l'égyptien.  Des 
documents  extraits  de  Chaldée  et  d'Assyrie,  tous  ne  parlaient  d'Élam  que  par  occasion  et  allu- 
sion, d'une  manière  indirecte;  de  ceux  plus  explicites  trouvés  en  Perse  (et  le  chiffre  en  est  très 
réduit),  les  uns  se  rapportaient  à  l'époque  des  Achéménides,  les  autres  à  des  princes  amanites 
dont  la  langue  (inconnue)  ne  se  présentait  à  nous  que  sous  quelques  formules  votives. 

De  l'époque  ancienne,  on  peut  dire  que  nous  ignorions  tout,  jusqu'aux  faits  les  plus  généraux. 
A  quel  groupe  ethnique  se  rattachent  les  Élamit es?  Quel  rapport  y  a-t-il  entre  Élam  et  Anzan? 
Existait-il  réellement,  dans  cette  contrée,  un  ensemble  d'institutions  politiques  et  religieuses  à 
caractère  propre  et  indépendant,  homogène  ou  mixte,  qui  fût  digne  du  nom  de  civilisation  ? 
Quelles  langues  et  quelles  races  se  disputaient  la  prépondérance  dans  ces  pays  limitrophes 
de  deux  mondes?  Quel  était  le  rôle  de  Suse  dans  cette  histoire?  Quel  était  le  nom  antique 
de  celte  ville? 

Nous  inaugurons  la  publication  d'une  série  de  documents  qui  fourniront  ou  prépareront 
la  solution  de  ces  questions.  Tous  sortent  d'Élam  ou  concernent  Élam.  A  peine  extraits  du 
sol,  nous  les  livrons  volontiers  à  l'avidité  légitime  de  tous  ceux  qu'intéressent  les  Lettres 
orientales  anciennes.  Sans  doute,  il  nous  serait  plus  agréable  (et  peut-être  plus  profiable)  de 
les  garder  par  devers  nous,  jusqu'à  ce  que  le  nombre  s'en  fût  accru  par  des  fouilles  ultérieures, 
et,  partant,  que  le  déchiffrement,  avec  la  synthèse  historique,  s'en  rendit  plus  facile.  Ce  point 
de  vue  étroit  et  particulier  n'est  point  le  nôtre.  Publier  immédiatement  les  documents  qu'on 
détient;  ne  les  publier  qu'avec  un  déchiffrement  et,  s'il  le  faut,  avec  un  essai  de  déchiffrement, 
voilà  que  j'estime  plus  utile  au  progrès  de  la  science. 


VI1I  AVANT-PROPOS 


Nos  textes  se  divisent  provisoirement  en  deux  catégories:  i"  Textes  élamites-sémitiques  (et 
par  sémitiques,  j'entends  tous  ceux  qui  ont  été  pensés  ou  conçus  sémitiquement),  et  20  Textes 
elamites-anzanites. 

Le  présent  volume  contient  une  partie  de  la  première  série.  Nous  le  recommandons 
à  la  faveur  et  à  l'indulgence  de  tous  ceux  qu'il  introduira  dans  le  monument  en  restauration 
qu'est  l'histoire  d'Elam! 

V.    SCHEIL,   O.   P. 

Suse,  15  mars  1899. 


INTRODUCTION 


La  ville  de  Suse  parait  appartenir  anciennement  à  un  district  du  nom  de  Bara'se  ou  Bara- 
sùn(ki),  (Inscr.  Mutabil),  et  ce  district  ne  se  confond  pas  avec  celui  d'Elam  ou  Nim(ki),  (Inscr. 
Alu  usarsid,  OBI).  Ce  dernier  nom,  toutefois,  prévalut  bientôt  et  engloba  la  région  de  Suse,  si 
bien  que  tel  patési  de  Suse  était  simultanément  gouverneur-lieutenant  d'Élam  (Inscr.  Karibu  sa 
Susinak).  Mais  une  certaine  dualité  subsista  toujours,  et  on  partagea  l'Élam  en  Elam-Sipar{ki) 
et  en  Susiane  (Briques  des  sukkallu  Kuk  Kirpias  et  Temti-Halki).  Bien  plus,  ce  nom  sémitique 
d'Élam  cessa  un  jour  de  désigner  un  peuple  exclusivement  sémitique.  Il  comprit  dans  son 
extension  le  pays  d'Ansan  ou  d'Anzan  qui,  sans  aucun  doute,  était  d'autre  race  et  d'autre 
langue  (Gudêa,  Stat.  B).  Quand  les  princes  d'Anzan  eurent  conquis  la  prépondérance  politique, 
on  ne  connut  plus  qu'Anzan  et  Susiane,  Hapirti  et  Susiens  (Inscr.  anzanites).  A  toutes  les 
époques,  la  ville  de  Suse  joua  un  grand  rôle  soit  comme  siège  d'un  patésiat  des  plus  importants, 
soit  comme  capitale  hégémonique  d'un  royaume. 

Les  premiers  connus  des  princes  de  Suse  (après  3000),  portaient  en  effet,  le  nom  de  patési 
ou  sukkallu.  Ce  titre  impliquait  un  vasselage  plus  ou  moins  étroit  à  l'égard  d'un  suzerain.  Ces 
suzerains  étaient  les  mêmes  pour  Suse  que  pour  les  autres  principautés  de  Bàsse-Chaldée  : 
Sirpurla,  GIS-UH(ki),  Asnunnak,  etc.  —  Rois  de  Kis,  Aganê,  Ur,  sous  les  noms  de  Manistu- 
irba,  Narâm-Sin,  Dungi,  etc.,  ont  certainement  régné  à  Suse  et  en  Élam,  avec  le  régime  des 
patésis.  Parmi  ces  derniers,  déjà  revivent  les  noms  de  : 

Karibu  sa  Susinak,  fils  de  ^^^HPI-BI  ishuq,  patési  de  Suse,  et  sakkanak  d'Élam. 
Idadu,  patési  de  Suse,  père  de 
Kal  Ruhuratir,  patési  de  Suse,  père  de 
Ardum  narâm  Susinak. 
Idaddu  I,  père  de 

Kal  Ruhuratir,  patési  de  Suse,  père  de 
Idadu  II,  patési  de  Suse1. 

1.  Triade  à  supprimer  ou  à  substituer  à  la  précédente,  selon  l'explication  qu'on  préfère  de  la  brique  dite  d'Ardum 
narâm  Susinak.  Cf.  p.  70. 


X  INTRODUCTION 


Nin  Silhaha  (règne  incertain),  père  de 

Kuk-Kirpias,  sukkal  d'Élam-Sipar(ki)  et  Suse,  frère  de 

Temti-Halki,  sukkal  d'Ëlam-Sipar(ki)  et  Suse,  frère  de 

Kuri-Gugu  (règne  incertain). 

Attapaksu,  pasteur  des  foules  de  Suse,  fils  de  Nin.  .  . 

De  tous  ces  princes,  les  uns  nous  ont  laissé  leur  brique  avec  inscription,  les  autres  sont 
mentionnés  sur  celle  de  leurs  successeurs  immédiats.  Plusieurs,  outre  le  document  contemporain, 
se  trouvent  insérés  dans  les  textes  de  Silhak  (an)  In  Susinak,  leur  lointain  successeur,  ou  bien  ne 
sont  commémorés  que  là. 

Silhak  (an)  In  Susinak  est,  en  effet,  l'unique  prince  qui  ait  eu  l'idée  heureuse,  lorsqu'il 
restaurait  un  temple,  de  mentionner  dans  la  formule  votive  des  briques,  le  nom  du  vieux  roi  son 
ancêtre,  premier  constructeur  du  monument.  Voici  la  formule  courante  de  ces  textes  : 

U  Sil-ha-ak  (an)  In  Su-si-na-ak  sa-ak  Su-ut-ru-uk  (an)  Nah-hu-un-te  gi-ig 
li-pa-ak  ha-ni-iq  (an)  In  Su-si-na-ak  gi-ig  su-un-ki-ik  An-za-an 
Su-su-un-qa  |  Ku-uk  (an)  Na-su-tas  si-ya-an  (an)  In  Su-si-na-ak-me 
é-ri-èn-tû-um  ku-si-is  a-ak  mi-sir-ma-na  u  sar-ra-' 
hi-si-ê  ê-ri-ên-tû-um  pe-ip-si-ya-ma  ta-al-lu-'  a-ak 
si-ya-an  (an)  In  Su-si-na-ak  na-pir-u-ri-me  a-ha  ku-si-' 

C'est-à-dire  : 

Moi  Silhak  (an)  In  Susinak,  fils  de  Sutruk  (an)  Nahhunte,  le  grand, 

le  champion  chéri  d'In  Susinak,  grand  roi  d'Anzan 

et  de  Susiane.  Kuk-Nasutas  (ou  un  autre  nom  royal,  ou  encore  uripupi,  urpuppa  «  des 

anciens  »),  le  temple  d'In  Susinak, 
en  briques,  avait  construit.  Et  moi  je  vis  qu'il  tombait  en  ruines, 
et  ses  murs  en  briques  je  rebâtis,  et  relevai, 
et  refis  à  neuf  le  temple  d'In  Susinak,  mon  dieu. 

Il  nous  est  donné  de  recueillir  dans  un  tel  contexte,  les  noms  suivants  d'anciens  princes 
élamites  : 

Ku-uk  (an)  Kir-(pias) 

Sil-ha-ha 

Si-ir-uk-du-' 

Ku-uk  (an)  Na-su-tas 

(an)  Hu-ut-ra-an  Te-ip-ti 

At-ta-pak-su 


INTRODUCTION  XI 


Za-ba-ar-ti 

Ki-in-da-ad-clu 

Kal  (an)  Ru-hu-ra-te-ir  (ou  tir)  fils  d'I-da-ad-du 

Te-ip-ti  Hal-ki 

Si-me  ba-la-ar 

l-<  (Til)-da-ad-du 

Au  seul  aspect  de  ces  noms  dont  les  titulaires  vivaient  entre  3000  et  2000  avant  J.-C, 
nous  nous  sentons  autorisé  à  dire,  que  dès  les  temps  les  plus  reculés,  il  y  avait  en  Élam  mélange 
de  races  et  de  langues.  Élam  était,  comme  le  dit  la  Genèse  (x,  22),  le  premier  fils  de  Sem, 
c'est-à-dire  le  plus  éloigné  géographiquement,  et  comme  tel,  aux  confins  de  deux  mondes,  le 
plus  exposé  à  la  pénétration  étrangère.  Les  inscriptions  connues  de  ces  rois  ne  sont  pas  en 
langue  anzanite,  mais  bien  leur  propre  nom,  en  tout  ou  en  partie,  tels  :  Kuk  (an)  Kirpias, 
«  serviteur  du  dieu  Kirpias  »;  Silhaha,  de  la  même  racine  (?)  que  Silhak;  Kuk  (an)  Nasutas 
«  serviteur  du  dieu  Nasutas  »  ;  Kin  Daddu  ou  Kinda  Addu,  à  rapprocher  du  nom  divin,  Kin 
Dakarpu  ou  Kinda  Karpu  (Assurb.  V,  6.  33-45)  ;  Sime-Balar,  à  rapprocher  de  Simti  Silhak 
(I  R.  2,  n°  III,  5);  Kal  (an)  Ruhuratir  «  serviteur  de  Ruhuratir  »;  Tepti  Halki. 

Il  faut  donc  penser  de  deux  choses  l'une,  ou  que  les  Sémites  ont  débordé  de  Babylonie  sur 
l'Élam,  en  se  soumettant  à  des  princes  locaux,  de  race  différente,  mais  qui  étaient  eux-mêmes 
sous  la  suzeraineté  plus  ou  moins  continue  des  rois  de  Babylonie,  —  ou  que  les  Anzanites  venus 
de  plus  loin  ont  envahi  et  conquis  le  pays  sémitique  d'Elam,  et  lui  imposèrent  des  maîtres,  sans 
en  bouleverser  l'économie.  Il  est  difficile  de  déterminer  quels  ont  été  les  premiers  occupants, 
cette  zone  étant  limitrophe,  et  de  tout  temps,  exposée  à  changer  de  maîtres  et  d'habitants. 


* 

Combien  de  temps  dura  le  régime  des  patésis  au  pays  d'Élam?  Nos  documents  fournissent 
environ  dix-sept  noms,  à  placer  entre  nos  plus  vieux  textes  (ceux  de  Manistu  irba,  NaranrSin) 
et  celui  de  Hammurabi,  trouvé  à  Suse.  C'est  peu  pour  un  laps  de  temps  de  1550  ans;  si  cet 
intervalle  n'est  que  de  550  ans,  comme  il  devient  plausible,  après  les  derniers  travaux  de  nos 
historiens,  notre  liste  n'est  point  si  disproportionnée,  et  il  est  à  peine  nécessaire  de  la  doubler  ou 
tripler,  pour  avoir  une  série  complète. 

Quoi  qu'il  en  soit,  vers  2280,  les  Élamites  étaient  affranchis.  Malheureuses  avaient  été  leurs 
tentatives  pour  secouer  le  joug,  sous  Sargani-sar-ali,  qui  combattit  Guti  et  Elamites;  sous 
Narâm  Sin,  qui  vainquit  le  pays  d'Apirak;  sous  Alu-usarsid  qui  subjugua  Elam  et  Bara'se(ki);  à 
l'époque  du  suzerain  de  Gudèa  qui,  aidé  de  ce  vassal,  frappa  Ansan  d'Elam. 

Sous  les  dynasties  d'Ur,  on  voit  des  princesses  royales  épouser  le  patési  d'Elam  (Co.  N.  394), 
et  aussitôt  après,  le  roi  d'Ur,  déchaîner  la  guerre  contre  Ansan  et  le  conquérir.  C'est  immédiate- 
ment à  la  suite  qu'il  faut  placer  Kudur-Nanhundi,  ce  brillant  conquérant  dont  parle  Assur- 


XII  INTRODUCTION 


banipal,  et  qui  vécut  1635  ans  avant  lui;  et  les  princes  élamites,  Simti  Silhak,  Kudur-Mabug, 
Rim-Anum,  Rim-Sin.  La  revanche  fut  complète;  une  dynastie  élamite  trôna  au  cœur  même 
de  la  Babylonie,  et  non  contente  d'y  commander  souverainement,  poussa,  croit-on,  bien  au 
delà  ses  conquêtes. 


La  Babylonie  ne  recouvra  son  indépendance  que  par  Hammurabi,  vrai  créateur  de  la 
monarchie  babylonienne.  Il  fallut  pour  cette  œuvre  plusieurs  années  de  guerre.  Les  suscriptions 
abondent  en  allusions:  années  où  Hammurabi  battit  le  prince  d'Émutbal,  et  Rim-Sin...,  les 
armées  d'Élam...,  les  armées  de  Larsa...,  etc.  Ce  grand  roi  ne  fit  pas  les  choses  à  moitié  :  il 
entra  à  Suse.  Une  inscription,  trouvée  dans  ces  ruines,  est  bien  significative  à  ce  point  de  vue, 
malgré  les  termes  vagues  employés  pour  célébrer  ce  triomphe  (vers  2200). 

Ce  triomphe  fut  de  courte  durée.  Dès  le  quatrième  successeur  de  Hammurabi,  sous  Ammi- 
zaduga,  nous  trouvons  des  pièces  juridiques  ainsi  datées  Co.  Sip.  42,  48  (inéd.)  : 

Mu  Ammizaduga  lugal  é 
§A(?)DI(?)  lugal  NIM-tum  sig-ga. 

«  Année  où  Ammizaduga,  roi  (de  Babylone),  a  battu  SA(?)DI(?),  roi  d'Élam.  » 

Les  efforts  des  Élamites  furent  tôt  ou  tard,  à  cette  époque,  couronnés  de  succès,  avec 
réaction,  semble-t-il,  contre  l'élément  élamite  sémite.  La  langue  des  documents  change,  et 
c'est  exclusivement  à  l'anzanite  que  nous  avons  affaire.  La  présence  d'un  élément  sémite  ne  se 
trahit  plus  que  par  quelques  termes  ou  formules  empruntés,  et  par  des  noms  de  divinités  dont  le 
culte  survécut.  Nous  nous  trouvons  en  face  d'un  grand  fait  accompli  :  la  nationalité  élamite, 
avec  l'élément  anzanite  prédominant,  restaurée,  pleinement  affranchie,  reconstituée  en  monarchie 
puissante  avec  Suse  pour  capitale. 

D'après  les  inscriptions  d'un  nombre  considérable  de  briques,  nous  sommes  en  présence  de 
deux  groupes  de  rois  anzanites,  séparés  par  une  lacune  que  les  nouvelles  découvertes  commencent 
à  combler,  et  qui  ne  peuvent  être  placés  chronologiquement,  l'un  plus  haut  que  2000,  et  l'autre 
plus  bas  que  1000  avant  J.-C. 


Le  premier  groupe  comprend  Humbanumena,  dont  nous  avons  le  témoignage  personnel 
dans  une  de  ses  propres  briques  (outre  les  mentions  fréquentes  de  son  nom  dans  celles  de  son 
fils  et  successeur)  ;  et  Undas  (an)  GAL.  De  Humbanumena  et  Undas  (an)  GAL,  grands  monarques 
tous  deux,  le  premier  dut  prendre  une  part  importante  à  l'affranchissement  de  la  patrie  élamite 


INTRODUCTION 


XIII 


(les  textes  ne  parlent  de  lui  que  par  allusion,  sauf  la  brique  qui  lui  est  propre)  ;  le  second  semble 
s'être  voué  exclusivement  à  l'organisation  intérieure,  aux  œuvres  du  culte,  à  la  faveur  du 
bien-être  et  de  la  sécurité  assurés  par  la  vaillance  de  son  père. 

Les  temples  construits  à  Suse  par  Undas  (an)  GAL  devaient  être  grandioses,  si  on  en  juge 
par  la  facture  des  briques  et  le  bon  goût  des  écritures.  En  tout  cas,  le  nombre  en  était  consi- 
dérable ;  les  titulaires  en  sont  : 


(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 
(an 


Na-bu-u 

Is-mi-di-iq  et  (an)  Ru-hu-ra-te-ir 

Si-hu-hi  (var.  Si-hi)  et  (an)  Nin  a-li 

Adad  et  (an)  Sa-la 

Na-ap-ra-te 

Be-la-la 

Sin 

GAL  et  (an)  In  Su-si-na-ak 

Na-zi-it 

A-Ê-A  sunkik  CTTT«)  ' 

Pi-ni-gir 

U-bur-ku-ba-ak 

I-lu... 


On  le  voit,  des  princes  élamites-anzanites  ne  répugnaient  point  à  conserver  ou  à  admettre 
dans  leur  panthéon,  des  divinités  sémitiques,  et  de  celles  qui  n'étaient,  pour  ainsi  dire,  natu- 
ralisées  en  Babylonie   que    depuis   l'époque  de  Hammurabi,    telles   que    Na-bu-u,     Sin    avec 

l'orthographe  <XK  et  Sa-la. 

Dans  les  textes  votifs  qui  encadrent  tous  ces  noms,  il  se  trouve  même  quelques  expressions 
sémitiques,  comme  mi-el-ki  i-la-a-ni-me,  «  le  roi  des  dieux  ». 


Survint  la  conquête  kassite.  Elle  engloba  l'Élam  aussi  bien  que  la  Babylonie.  Son  point  de 
départ  étant  dans  le  proche  voisinage  de  l'Élam,  il  est  permis  de  croire  que  ce  pays  succomba  le 
premier,  entre  1680  et  1500.  Le  kassite  ni  l'anzanite  ne  furent  la  langue  des  monuments,  mais  le 
babylonien.  Les  ruines  de  Suse  ont  livré  toute  une  série  de  kudurru  où  se  lisent  gravées  des 
chartes  de  donation  octroyées  par  les  rois  kassites  de  Babylone,  et  signées  de  noms  comme  Nazi- 
maruttas,  Bitiliyas,  Melisihu,  Adad-sum-usur,  pendant  qu'elles  font  allusion  à  Burnaburias, 
Kufigalzu,  Marduk-bal-iddin,  tous  rois,  à  d'assez  grands  intervalles  (1470- 1 1 17),  de  la  dynastie 


, .   Cf.    <-*f-    tffly    11    «    (IH,  R-  66  obv.,  5  a;  rev.,  27  b). 


XIV  INTRODUCTION 


appelée  kassite.  Il  est  impossible  de  dire  jusqu'à  quel  point  fut  effective  en  dehors  de  Suse,  sur 
l'Élam,  cette  domination  plutôt  étrangère.  Il  semble  que  l 'arriére-pays  ait  conservé  entre  temps 
des  princes  locaux,  comme  ce  Hurbatila,  roi  d'Elam,  qui  fut  aux  prises  avec  Kurigalzu  II1  et 
avait  réoccupé,  par  un  coup  de  main  heureux,  la  ville  de  Suse;  comme  ce  Kidin-Hutrudas 
qui  eut  affaire  à  [Adad]-sum  iddin  et  un  certain  Kudur-Nanhundi2  (i  180-1 145). 

En  tout  état  de  cause,  on  lutta  vivement  pour  l'indépendance.  Un  jour,  on  réussit,  dans  une 
incursion  audacieuse,  à  enlever  de  Babylone  Marduk,  le  dieu  national;  et  certainement, 
peu  après  les  règnes  de  Melisihu  et  Marduk-bal-iddin  (1144-1117),  l'Élam  avait  recouvré  son 
autonomie.  C'est  ici,  croyons-nous,  qu'il  faut  placer  ce  deuxième  groupe  de  rois  déjà  connus, 
qui  écrivirent  presque  exclusivement  en  anzanite  : 

Halludus  (an)  In  Susinak,  et  son  fils 
Sutruk  (an)  Nahhunte,  et  son  fils 
Kutir  (an)  Nahhunte,  et  son  frère 
Silhak  (an)  In  Susinak. 

A  cette  époque,  l'écriture  se  rapproche  uniquement,  et  de  très  près,  de  la  manière  si  par- 
ticulière des  kudurru  kassites,  y  compris  celui  de  Marduk-nadin-ahê  (1023-1002),  dans  la 
dynastie  suivante. 

Tous  les  trois  travaillèrent  activement  aux  temples  de  Suse;  Halludus  (an)  In  Susinak  n'a 
point  de  monument  propre.  Sutruk  (an)  Nahhunte  grave  son  nom  et  une  inscription  anzanite 
votive  sur  une  stèle  de  victoire  de  Naram-Sin,  à  côté  de  l'inscription  sémitique  de  ce  roi.  Il 
nomme  Undas  (an)  GAL,  comme  un  ancêtre  ou  du  moins  comme  un  prédécesseur  ;  il  restaura 
divers  temples. 

Kutir  Nahhunte  se  sert  par  exception  d'une  formule  sémitique,  au  bas  de  sa  statue;  il 
restaure  des  temples. 

Avec  piété  filiale  et  un  réel  souci  historique,  Silhak  (an)  In  Susinak,  dans  ses  nombreux 
textes,  tous  anzanites,  donne  assez  régulièrement  le  nom  antique  du  premier  constructeur  des 
monuments  qu'il  restaure.  Outre  plusieurs  stèles,  reliefs  sur  pierre  et  bronze,  son  règne  nous 
promet  une  littérature  abondante. 


La  lutte  fut  vive  entre  ces  rois  ou  leurs  successeurs  directs  et  le  roi  Nabuchodonosor  I  (1030). 
Celui-ci  réussit  à  rapatrier  Marduk.  Entre  temps,  Téglatphalasar  avait  entrepris  une  expédition 
contre  l'Élam  qu'il  dévaste  (ZA.  IX,  101),  vers  1950. 

1.  Kurigalzu  reprend  Sa-a-sa  (ki)  sa  Élam-ma-{ki)  et  en  rapporte  une  amulette  de  l'époque  de  Dungi,  qu'il  voue  à 
son  tour  à  Bèlit  (OBI,  Hilpr.,  I,  Texte  15  et  43) . 

2.  Lehmann,  H.  Probl.  p.  167  et  suiv.  —  III,  R.  38,  n°  2. 


INTRODUCTION  XV 


C'est  vers  cette  époque  et  avant  l'avènement,  en  Assyrie,  des  Sargonides,  qu'il  faut  placer  les 
rois  nouveaux  suivants,  et  parmi  eux,  peut-être,  le  roi  élamite,  allié  de  Marduk-balatsu-iqbî,  roi 
de  Babylone,  qui  fut  battu  par  Samsi  Rammân  IV,  roi  d'Assyrie (824-8 12). 

Huban,  père  de 

Halludus  (an)  Susinak', 

[Sil]-hak  (an)  Susinak,  père  de 

(an)  Tepti  (an)  Hutfran],  frère  du  suivant 

.  .  .(an)  Susinak  fils  de  Silhak  (an)  Susinak, 

(an)  Susinak  sar  ilàni, 

Intiumena  (an)  In  Susinak, 

Hubanimmena,  père  de 

Su-tur(an)  *|  (Nahhunte) 

Tous  ces  rois  écrivent  en  langue  anzanite,  sauf  (an)  Susinak  sar  ilâni,  dont  les  briques 
portent  des  inscriptions  sémitiques.  Il  appert  qu'à  côté  de  la  langue  anzanite,  on  a  toujours  connu 
la  langue  sémitique  à  Suse.  L'écriture  est  devenue  cursive;  c'est  celle  que  nous  voyons  à 
Mâlamir. 

Nous  touchons  à  l'époque  desSargonides  (727).  Il  se  peut  même  que  notre  Sutur-Nahhunte  (?) 
soit  identique  au  successeur  de  Humbanigas  de  la  Chronique  babylonienne.  Dans  ce  cas,  il 
faudrait  laisser  une  place  entre  Sutur-Nahhunte  et  Humbanigas  pour  le  père  du  premier, 
Hubanimmena  ;  le  texte  des  chroniques  n'y  fait  point  obstacle,  et  nous  aurions  cette 
série  : 

Umbanigas  (Ummanigas,  Humbanigas),  fils  d'Umbadarâ,  devient  roi  en  742.  Il  livra 

la  bataille  de  Dûr-ilu  contre  Sargon  en  721  ou  720. 
Hubanimmena;  après  820,  avant  699;  père  de 
Sutur-Nahhunte  (Istar-hundu),    qui   embellit   les  temples   de   Suse,   s'allie  à  Suzub, 

ennemi  de  Sennachérib  en  Babylonie,  et  règne  jusqu'en  699. 
Hallusu,  frère  du  précédent,  fait  prisonnier  Assur-nadin-sum,   fils  de  Sennachérib,  et 

le  remplace  sur  le  trône  de  Babylone  par  Nergal-usezib,  699-693,  etc. 

Ennemis  héréditaires  des  Babyloniens,  les  Élamites  devinrent  leurs  alliés,  le  jour  où  la 
puissance  assyrienne  menaça  en  commun  les  uns  et  les  autres.  La  Babylonie  succomba,  pour 
un  temps  seulement,  sous  les  coups  de  l'ennemi,  c'est-à-dire  jusqu'à  la  venue  de  Nabopolassar 
(625-605).  Mais  les  Élamites,  semble-t-il,  ne  se  relevèrent  plus  de  la  défaite  qui  leur  fut  infligée 
par  Assurbanipal. 

..  Écnt  —  m  w  «f  ►rf  <£ïï- 


XVI  INTRODUCTION 


Nabuchodonosor  règne  à  Suse. 

Bientôt  avec  Cyrus,  des  peuples  nouveaux  s'installèrent  en  Susiane,  et  dans  ce  flot  se 
perdirent,  politiquement  parlant,  Anzanites  et  Sémites.  Les  Achéménides  donnèrent  leur  nom 
à  une  période  nouvelle  qui  confine  à  l'histoire  dite  classique.  Cependant  les  langues  anzanite  ou 
bab)'lonienne,  en  dehorsde  documents  privés,  parurentencoredansquelquesinscriptions  officielles, 
pour  rappeler  aux  vaincus  que  c'en  était  fait  du  passé,  bien  plus  que  pour  honorer  des  tradi- 
tions nationales. 

A  en  juger  d'ailleurs,  par  les  luttes  intestines  en  Élam  sur  lesquelles  l'inscription  d'Assur- 
banipal  nous  renseigne  si  bien,  il  semble  que  la  décomposition  naturelle  eût  rapidement  achevé 
ce  grand  corps,  lors  même  que  des  guerres  extérieures  et  les  invasions  n'eussent  pas  contribué  à 
en  précipiter  la  chute. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Le  roi  Manistu-irba  n'était  connu,  jusqu'à  cette  heure,  que  par  une  petite  inscription  votive 
publiée  dans  les  Mittheilungen  des  Akadem.  Orient.  Vereins  (Berlin,  I,  1887,  18)  : 

Manistu-SU sar  Kis  ana(ilu)  NIN  A-A1  A-MU-RU:  «  Manistu-irba,  roi  de  Kis,  à  la 
déesse  NIN  A-A  a  voué  (ceci)  ». 

Je  lis  le  nom  royal  Manistu-irba.  Manistu  a  une  bonne  apparence  sémitique.  Il  existe 
plusieurs  racines  enésu;  de  l'une  d'elles,  est  sorti  un  mênistu  qui  est  matériellement  semblable  à 
notre  manistu,  et  qui  veut  dire  «  malheur,  misère  »  ;  d'une  autre  de  ces  racines  enésu,  dont 
le  sens  est  e  adhérer,  se  masser,  s'agglomérer  »,  est  issu  tenisêtum  qui  signifie  «  l'ensemble 
des  hommes  ».  De  là  aussi  notre  Mênistu  ou  Manistu  dont  le  sens  est  «  famille,  population  »,  etc. 
Le  nom  royal  signifie  donc  «  il  a  augmenté  le  groupe  »,  ou  bien  «  (ô  dieu),  augmente  le  groupe  ». 

Un  nom  de  formation  semblable  se  lit  dans  notre  Obélisque,  C.  1 5,  21  :  Ma-an-sa-ki  SU,  ou 
encore,  Mansaki-irba,  qui  fait  allusion  à  un  développement  de  la  maison  ou  de  la  souveraineté, 
avec  ~\o>  comme  racine  probable  de  mansaki.  Massaku  est  d'ailleurs  documenté  avec  le  sens 
de  «  demeure  »,  et  comme  synonyme  approximatif  de  admanu,  subtum,  etc., 'II,  R.  34, 
6a-b  et  suiv. 

Par  ailleurs,  l'usage  de  SU,  pour  signifier  irba,  ne  semble  pas  d'un  usage  si  rare,  dans 
notre  monument.  C'est  ainsi  qu'on  lit  A.  14,  17  (ilu)  Sin  AL-SU  (=  irba);  A.  11,  9  (ilu) 
Malik  ZI  IN- SU  (=  napistu  irba)  ;  A.  12,  15  Il-su  SU  ;  B.  2,  1,  Nanâ  AL-SU. 
Cf.  A.  10,  6  (ilu)  Sin  is-sap. 

Il  est  à  peine  utile  de  dire,  qu'en  parlant  ici  de  la  royauté  de  Kis,  il  s'agit  d'un  territoire 
et  d'une  ville  bien  déterminés,  et  non  de  la  souveraineté  universelle,  sens  tiré  peut-être  par 
métaphore  de  cette  locution.  Tous  les  cantons  de  terre  mentionnés  dans  ce  monument,  se 
trouvaient  aux  environs  de  Kis,  et  celui  de  Baraz-edin-ki  dans  le  district  même  de  Kis  :  B.  6,  18; 
7,  1  ;    14,   19,  20.  Plusieurs  personnages  y  sont  dits  issus  de  Kis,  A.  10,  4,  5  ;  B.  7,  3,  4. 

1 .  (ilu)  NIN  A-A  est  probablement  identique  à  A-A,  parèdre  de  Samas,  à  Sippar,  comme  dans  la  suite  de  nos  textes, 
nous  trouverons  indifféremment  pour  le  même  dieu  susien  :  >->-f-  -£-^|  >^]  I^U^-TlT  et  "~H  ""Y  I  (ou  >~Y  *£l  ) 
lêlIt^'FFf''  c'est-à-dire  (ilu)  Nin  Susinak  et  Susinak. 


OBELISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Quel  était  l'emplacement  de  cette  capitale?  Au  nord,  vers  Babylone  et  Sippara  :  nous 
ne  savons  rien  de  plus  précis.  En  tout  état  de  cause,  on  ne  peut  l'identifier  à  Kutha 
(TIG-GAB-A-KI),  qui  est  mentionné  dans  l'Obélisque,  A.   14,  26. 

Indépendamment  du  critérium  tiré  du  type  de  l'écriture,  qui  est  une  raison  extrinsèque, 
nous  trouvons  dans  ce  document  des  raisons  intrinsèques,  explicites,  qui  nous  autorisent  à  lui 
assigner  une  ancienneté  plus  reculée  qua  l'ensemble  des  monuments  de  Telloh  et  de  Niffer. 
En  effet,  A.  14,  7,  8,  9,  mentionne  un  URU-KA-GINA,  fils  de  ÊN-GIL-SA,  patési  de  Sirpurla. 
Bien  que  le  titre  de  patési  puisse  se  référer  ici  à  ËN-GIL-SA  et  non  à  URU-KA-GINA,  comme  il 
ressort  des  habitudes  du  scribe  dans  ce  texte  (voyez  C.  17,  16  et  suiv.  :  Ilu-GI  mâr  Galzu  ilu, 
$U  NIN,  sangu  LUGAL  Maradda  et  C.  14,  24  et  suiv.  :  Galzu  ilu,  SU  NIN,  sangu  LUGAL 
Maradda),  il  n'est  pas  présomptueux  de  croire  qu'il  s'agit  du  futur  patési  URU-KA-GINA  qu'on 
s'accorde  à  mettre  en  tête  des  listes  des  princes  de  Telloh,  et  qui  aurait  donc  été  un  contemporain, 
vassal,  de  Manistu-irba. 

En  outre,  notre  inscription  donne  à  Manistu-irba  un  fils  du  nom  de  ME-sa-lim,  B.  6, 
13,  14.  Or,  il  existe  un  ancien  roi  de  Kis,  ME-salim,  mentionné  sur  une  masse  d'armes 
{Rev.  d'Assyr.,  3e  vol.,  n°  IL  p.  55)  comme  suzerain  de  LUGAL- SUG-GUR,  patési  de 
Sirpurla,  —  et  dans  le  cône  d'Entéména  où  il  procède,  encore  comme  suzerain  de  Sirpurla,  à 
une  délimitation  de  territoires  entre  Sirpurla  et  GIS-UH-KI  (Rev.  d'Assyr.,  vol.  IV,  n°  2).  Ce 
dernier  document  implique  formellement  l'antériorité  de  ME-salim  par  rapport  à  Eannadu  de 
Sirpurla,  et  à  son  groupe. 

Il  est  donc  tout  à  fait  vraisemblable  que  notre  ME-sa-lim,  fils  de  Manistu-irba,  soit  le  même 
que  le  ME-salim,  roi  de  Kis.  (Je  lis  ME-salim,  et  admets  pour  ME,  une  valeur  idéographique 
comme  isippu,  ramku  «  prophète,  libateur  »,  ou  celle  d'un  nom  divin.  Salim  est  connu  de  tous, 
et  se  retrouve  C.  10,  23,  Sa-lim  a-hu.) 

Notre  monument  contient  et  relate  un  immense  acte  de  vente  de  grands  territoires 
acquis  par  le  roi  de  Kis,  et  payés  par  lui.  C'est  un  texte  de  même  genre  (très  inférieur  comme 
exécution  artistique),  et  de  même  époque,  que  contient  le  fragment  n°  1022  du  Musée  de 
Constantinople,  qui  est  de  provenance  sipparénienne.  (Voir  Rec.  des  Trav.,  XXII,  Scheil,  Notes 
d'Épigr.  etd'Archéol,  XLVI.) 

Ces  textes  ont  été  conçus  sémitiquement.  Je  n'en  veux  d'autre  preuve  que  les  pronoms 
suffixes  possessifs,  employés  comme  il  suit  : 

^P  t^^g"  -su  (masc.  sing.  ),  passim. 
4}}^]  -si-in  (fém.  plur.),   C.  8,  7. 
^fpl  -su-nu  (masc.  plur.),   C.  8,    16,  22. 
^  £<^F  -sa  (fém.  sing.),   C.  9,   11,  12. 

Au  sujet  de  notre  obélisque,  comme  d'ailleurs  au  sujet  de  la  stèle  de  Naram-Sin  et  des 
kudurru  kassites,  publiés  plus  loin,  se  pose  une  question  qu'on  pourrait  appeler  la  question 
de  provenance. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Comment  se  fait-il  que  cet  acte  de  vente  n'ait  pas  été  trouvé  au  pays  d'Aganê,  au  milieu 
des  localités  intéressées,  telles  que  Baz(ki),  Maradda(ki),  Dur  Sin(ki),  etc.  ? 

Faut-il  se  souvenir  d'Assurbanipal  qui  emporta  d'Egypte,  deux  obélisques  du  poids  de 
2500  talents  (II,  41 ,  42),  et  croire  que  dans  la  suite  des  siècles,  un  conquérant  élamite  s'adjugea 
notre  bloc  comme  trophée  ou  butin  de  guerre,  et  le  fit  traîner  au  sein  de  sa  capitale? 

Nous  savons  qu'à  une  époque  reculée,  1635  années  avant  la  campagne  d'Assurbanipal  en 
Élam,  un  roi  élamite,  Kudurnanhundi,  enleva  Nanâ  ou  Istar  d'Uruk  et  la  transporta  à  Suse,  où 
elle  demeura  jusqu'aux  temps  des  Sargonides  (Asurb.,  VI,  107  et  suiv.,  et  K.  2631;  voir 
KB.,  II,  p.  209).  Kurigalzu  aussi  (Hilpr.,  OBI.,  I,  nos  15  et  43)  rapporte  de  Suse  une  amulette 
en  agate,  de  l'époque  de  Dungi,  qui  (si  Dungi,  suzerain  d'Élam,  ne  l'avait  pas  vouée  lui-même 
au  temple  de  Suse),  y  a  certainement  été  portée  par  un  conquérant  élamite. 

Anunit  de  Sippar-Anunit  reçut  aussi,  un  jour,  une  nouvelle  destination,  par  le  même 
procédé  violent,  et  alla  habiter  Arrapha  (Nabon.,   Scheil,  IV,   15-23). 

Nabuchodonosor  Ier  rapatrie  Bel  d'Élam  en  Babylonie.  II,  il. 

Agum-kak-rime  en  avait  fait  autant,  pourMarduketSarpanit,  quisetrouvaientaHani.il,  15. 

Sous  Nabu-nasir,  Téglatphalasar  d'Assyrie  pille  la  ville  de   Sapazza,  et  enlève  les  dieux 

(Chron.Babyl.,  B.  I,  1-6). 

Sous  Nergal  usezib,  les  Élamites  enlèvent  les  dieux  d'Uruk,  mais  le  roi  de  Babylone  réussit 

à  les  récupérer  (Ibid.,  III,  1-3). 

Sennachérib,  en  689,  déporte  à  Assur  le  dieu  Marduk,  qui  y  reste  21  ans  en  exil  (Nabon., 

Scheil,  I,  22-25). 

Sous  Asaraddon,    les  dieux  d'Aganê  que  les  Élamites  avaient  ravis,  rentrent  en  Aganê 

(Chron.Bab.,  B.  VI,  17-19). 

Assurbanipal,  à  son  tour,  vide  les  temples  de  Suse,  emportant  les  statues  en  or,  argent, 
cuivre  ou  pierre  précieuse,  des  divinités,  et  réduit  en  poussière  les  dieux  et  déesses  de  moindre 
valeur  (Assurb.,  VI,  64). 

C'était  donc  un  usage  constant,  dans  les  expéditions  guerrières,  de  dérober,  outre  les  objets 
d'utilité  directe,  immédiate,  surtout  les  dieux,  soit  qu'on  leur  attribuât  une  vertu  ou  valeur  sur- 
naturelle, soit  que  la  cupidité  y  trouvât  son  compte,  puisque  ces  statues  étaient  souvent  en  matière 

précieuse. 

Je  ne  vois  rien  de  tel  à  penser  lorsqu'il  s'agit  de  notre  Obélisque.  Il  n'avait,  en  effet,  ni 
valeur  mystique,  ni  valeur  vénale.  Voulait-on  faire  disparaître  un  titre  de  propriété?  Il  suffisait 
de  le  marteler,  comme  il  est  arrivé  pour  des  documents  de  même ^ genre,  tel  un  kudurru 
entièrement  écaillé,  avec  intention  évidente,  que  nous  avons  trouvé  à  Suse. 

D'ailleurs,  si  les  terrains  énumérés  dans  l'Obélisque  sont  tous  situés  en  Babylonie,  qu'était-ce 
que  la  Babylonie,  au  point  de  vue  géographique  et  commercial,  par  rapport  à  l'Elam,  et 
inversement?  C'était  non  seulement,  à  cette  époque,  deux  pays  voisins;  c'était  un  même  pays. 
On  sait,  par  les  milliers  de  tablettes  de  comptabilité,  trouvées  à  Telloh  et  Niffer,  par  quelles 
relations  étroites,  hommes  et  choses  de  Sirpurla  et  de  Nipur  se  rattachaient  à  >^\  HU^ÏÏ  <Ia , 
idéogramme  qui  cache  le  nom  même  de  l'antique  Suse. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Quelle  apparence  qu'un  vainqueur  ou  suzerain  puissant  n'ait  pu  ériger  ce  lourd  document 
non  au  centre,  mais  dans  le  voisinage  seulement,  des  lieux  intéressés,  et  ne  l'ait,  dans  une 
autre  de  ses  capitales,  confié  à  la  garde  du  fameux  Susinak,  dieu  des  temples  de  Suse? 

D'ailleurs,  le  texte  môme  du  monument  trahit  assez  qu'en  ces  temps,  sous  Manistu-irba, 
l'Élam  avait  affaire  au  roi  de  Kis,  comme  à  son  suzerain.  Ikrub-Ea,  fils  d'Ikilum,  ancien  (abi)  de 
la  ville  deNIM(ki)  ne  peut  être  un  étranger,  bien  qu'il  soit  marqué  comme  Elamite  (D.  12,  5). 
Un  dieu  élamite  apparaît  aussi,  fréquemment,  dans  la  riche  onomastique  de  l'Obélisque.  Enna 
Hum,  A.  6,  1 1  ;  A.  10,  14;  UR-SAG  (Qarrad)-Hum,  D.  10,  1  ;  Sumu  Hum,  D.  10,  9,  sont  des 
noms  dont  le  deuxième  élément  est  certainement  un  dieu  (et  le  dieu  élamite  Hum),  comme  il 
résulte  de  noms  analogues,  Enna-Ea,  D.  9,  15;  Sumu  ilu  EN-ZU,  C.  15,  ult.  (cf.  Iti-Hum, 
ZA.,  XII,  333  b,  3,  Scheil,  Listes  onom.)  et  Iti-Êa,  D.  11,9.  Dès  cette  époque  sans  doute 
des  dieux  comme  Lagamal  et  Hum  pénétrèrent  dans  le  Panthéon  babylonien.  C'est  ainsi 
que  Hum  est  assimilé  dans  R.,  III,  67,  29  a  (restitution  certaine),  et  R.,  III,  68,  17  c,  au  dieu 
SUL-PA-UDDU1. 


1.  Cf.  le  vieux  texte,  Co.  3,  Prov.  Sippar,  où  apparaît  bien  le  caractère  élamite  du  mot  Hum. 

1 gi(f)  > g'- 

fsarru  da]n-nu  roi  puissant, 

[sarru]  Kis  roi  de  Kis, 

pa-sis  ili  prêtre  de  Dieu, 

5 .   pa-te-si  (an)  EN-L1L  5  •   patési  de  Bel, 

sakkanak  (ilu)  A-MAL  lieutenant  d'A-MAL, 

la-bi-in  libitti  Ie  mouleur  de  briques, 

lama  ni-ti  l'investisseur  (de  villes), 

e-pis  mal-ki  ie  créateur  de  princes, 

,o.  ^^L.    ,~,Jf-    A-a  '0-   à  (an  =  ana)  A-a 

ka!-la-ti  la  fiancée 

•^  «  >SwT  damede 

2"  Col.             2a  CoL  

1 .   ma-am-man  la  iz-zi-za  1  •  personne  ne  demeura, 

la  ka-da-a  ni  fut  inactif!  (ma) 

nap-har  um-ma-ni-ya  la  totalité  de  mon  armée, 

a-na  se-na  en  deux  parts 

5.   lu-u  a-zu-uz  5.   je  divisais. 

An-sa-an  ki  Ansan 

u    ^T  al  Hu-um-ki  et  les  forces  (êmuqu)de  la  ville  de  Hum 

lu  SAG-GIS-RA  (=  anâr)  je  brisais  (mot  à  mot  amhas  qaqqadi) 

lu  e-be-el  et  dominais  ! 

10.   sarru  An-sa-an-ki  10.   le  roi  d'Ansan 

u    £:T  al  Hu-um-ki  et  les  forces  de  la  ville  de  Hum, 

it-ti  ir-bi  avec  les  revenus 

u  ki-sa  a-na  et  les  présents  vers 

ma-ki 

15.   lu-u-se-si  15-   )e  fis  sortir! 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Manistu-irba,  roi  de  Kis,  a  donc  pu  placer  lui-même,  à  Suse,  notre  Obélisque. 

Il  faut  conclure  d'une  manière  analogue,  pour  les  nombreux  kudurru  trouvés  dans  la  même 
ruine,  appartenant  tous  à  l'époque  kassite,  et  se  rapportant  tous  exclusivement  à  des  propriétés 
sises  en  Babylonie.  L'un  d'eux  a  été  comme  écaillé  sur  toute  sa  surface,  à  petits  coups  de  marteau, 
si  bien  qu'il  n'en  reste  guère  que  quelques  signes  au  commencement  des  colonnes,  et  des  traces  de 
reliefs  dans  la  partie  supérieure;  vestiges  suffisants  pour  permettre  de  lui  assigner  la  même 
époque  qu'aux  autres  kudurru.  Pourquoi  cette  destruction,  si  déjà,  par  le  fait  d'un  prétendu 
transfert  de  Babylonie  en  Susiane,  il  était  perdu  pour  l'intéressé?  Qui  pouvait  y  gagner  ou  y 
perdre,  tant  chez  les  Élamites  que  chez  les  Babyloniens  ?  Il  est  vrai  que  le  roi  Melisïhu  (voir  plus 
loin)  dit  dans  son  kudurru,  III,  43  .  .  .  54. 


Zakutu  ali  (ki)-su 

ina  TAG  (na)-ru-a  isturma 
ina  eli  eqli-su 
ana  kudur  darâti 
izib 


les  franchises  de  son  domaine 


sur  cette  pierre  il  a  écrites, 
et  sur  son  champ, 
comme  borne  éternelle, 
il  a  laissées. 


Mais  ce  texte  n'implique  pas  nécessairement,  et  pour  tous  les  cas,  la  présence  matérielle  du 
kudurru  sur  le  champ  dont  il  y  est  question.  Nous  en  avons  la  preuve  dans  un  autre  kudurru, 
celui  de  Nazimaruttas  (voir  plus  loin,  médaillons  1  et  2).  Un  premier  exemplaire  de  la  donation 
rédigée  sur  argile,  fut  placé  sous  la  garde  du  dieu  : 

isturma  mahar  ilisu  usziz. 

Cette  terre  cuite  fut  brisée  par  un  écroulement  de  mur,  et  le  texte  fut  reproduit  sur  la  pierre 
que  nous  possédons,  et  placé  (au  même  endroit,  devant  les  dieux). 

La  stèle  de  victoire  de  Naram-Sin  (voir  plus  loin)  suggère  les  mêmes  réflexions  générales. 
Pourquoi  ce  grand  roi  et  conquérant,  qui  a  perpétué  sa  mémoire  à  Maradda(ki),  à  Sippar,  à 
Babylone,  à  Nipur,  à  Telloh,  et  beaucoup  plus  au  nord  dans  le  pays  de  Mardin  et  Diarbékir  où  le 
relief  de  Constantinople  fut  trouvé  (cf.  Scheil,  Rec.  des  Trav.,  XV,  62),  pourquoi  n'aurait-il  pas 
érigé  cet  imposant  monument,  dans  le  pays  d'Élam  conquis  ou  reconquis  par  lui,  alors  qu'à  Suse 
même,  nous  trouvons  une  brique  de  construction  à  son  nom  ? 

Pourtant,  ce  monument  même  fournit  une  objection  à  l'encontre.  Dans  le  texte  anzanite, 
en  effet,  nous  croyons  lire  que  Sutruk-Nahhunte  trouva  cette  stèle,  dans  un  lieu  appelé 
Si-ip-pir  ou  Sippara,  et  qu'il  la  transporta  à  Suse,  pour  la  vouer  au  dieu  In-Susinak.  A  première 
vue,  il  semble  donc  que  le  lieu  d'origine  en  fût  Sippara,  au  royaume  d'Aganê,  au  pays  même 
de  Naram-Sin.  Je  n'en  crois  rien.  Le  texte  anzanite  ne  paraît  faire  aucune  allusion  à  une  guerre  ; 
peut-être  même,  Sutruk-Nahhunte  considérait-il  Naram-Sin  comme  un  ancêtre,  ou  du  moins  un 
antique  prédécesseur,  dont  il  fallait  honorer  la  mémoire,  conserver  et  respecter  les  monuments. 

Aussi  bien,  ne  manquons-nous  point  de  localités  importantes  désignées  sous  le  nom  de 
Sippar;  les  plus  connues  sont  :  Sippar  sa  Samas,  Sippar  sa  Anunit,  en  Babylonie;  Sippar  Amnanu 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


(Scheil,  Nabon.,  IV,  29,  30)  au  pays  probablement  élamite  ou  limitrophe  d'Élam,  appelé 
Amnanu. 

Bien  mieux,  les  briques  de  Kuk-Kirpias,  deTemti  Halki,  et  le  texte  deMutabil,  sakkannak  de 
Dûr-ilu,  (voir  plus  loin),  mentionne  un  NIM-ma  Si-par(ki)  ou  NIM-tim  Si-par(ki)  allant  de 
pair  avec  $usi(ki)  et  Susi  Barasimki.  Ne  serait-ce  pas  dans  cet  Elam  sipparénien,  ou  dans  le 
Sippar  élamite,  que  Sutruk-Nahhunte  aurait  rencontré  la  stèle  de  Naram-Sin,  avant  de  la 
transporter  à  Suse,  chef-lieu  désormais  unique  du  royaume? 

En  résumé,  je  n'ose  me  prononcer  catégoriquement  sur  cette  question  de  provenance. 


OBÉLISQUE  DE  MAWSTU-IRBA 

ROI     DE     KIS 


Face  A 
Col.    1.  Prologue  résumant  tout  le  document 


1 ki 


g1 
.ki 


5.    .  .  .  (9X  1080)  +  .  .  .40U  5GAN1  5.   Champ  de  x+  (9X  1080)  +  .  .  . 

4  ou  5  unités  de  superficie 
Ma-an-is-tu  irba  Manistu-irba 

sar  roi 

Kis  de  Kis 

isîm  a  acheté. 

Col.     2.      1 .    ...  GAN  Col.     2.  Une  terre  de  x  unités  de  su- 

perficie, 
sîm-su  sa  valeur 

1.  Sans    ignorer   le    système    de    mesures    agraires    préconisé    par  M.    Reisner,    nous  préférons  suivre  celui  de 
M.  Oppert  qui  nous  paraît  plus  plausible,  en  l'occurrence. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


SE  GUR  SAG  GAL 

sîmu 
5  .    i  siqlu  kaspi 

i  SE  GUR  SAG  GAL 

kasap-su 

24  Ys  sa  ma-na  3  siqlu  1  ma-na 

sihru  kaspi 
sîm  GAN 
10.    3  7s   sa  ma-na  kaspi   LAL   1 

KUD  (nO  siqlu1 
NIN  Kl  NIN  GAN 


1  su-ga-nu  kaspi  mas-ga-na-at 

KI-LAL-B1  15  siqlu  kaspi 

1  subatu  SU-UL  A-PAL 

I-ti  ilu 

màr  La-mu-sa  (ou  LA  MU-SA) 

pân  abarakki 

1  subatu  SU  SE  GA 


»5 


Col.    3. 


10, 


étant  de  x  GUR  de  blé, 

au  prix 
5  .   de  1  sicle  d'argent 
par  GUR  de  blé  ; 
(d'où)  sa  valeur  en  argent  ; 
24  mines  y8l  3  sicles,  1  minette 

d'argent, 
prix  du  champ  : 
10.   et  3  mines  a/3  d'argent,  moins 
une  fraction  de  sicle, 
additionnellement  au  prix   du 
champ. 

1  suganu  d'argent 2 

du  poids  de  15  sicles, 

1  vêtement  SU-UL  A-PAL3. 

(pour)  Iti  ilu, 

fils  de  Lamusa', 

chez  Yabarak; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 


[5 


Col.    3. 


mu 

1  subatu  SU  SE  GA 
Lam(u7)-gi-um 
màr  E-pi-ir  MU-NÊ 
1  subatu  SU  SE  GA 
E-pi-ir  sal-lum  {ou  ilum  ?) 
mâr  Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU 


SU-NIGIN  (66)    1    su-ga-nu 

kaspi  mas-ga-na-at 
5U-NIG1N    1  subatu  SU-UL 

A-PAL 


mu 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Lamgium, 
filsd'Epir  MU-NÈ5; 
1  vêtement  SU  SEGA, 
(pour)  Epir  sallum, 
fils  d'Istup  Sin6. 


1  o .   Total  :  1  suganu  d'argent .  .  . 

Total  :  1  vêtement  SU-UL  A- 
PAL, 


,.  Les  chiffres  entre  parenthèses  se  réfèrent  à  notre  liste  des  signes  de  l'Obélisque  publ.ée  plus  loin. 

2    Kaspu  masganat  rappelle  erû  abbultum,  erû  maskanu,  erû  zuqaqipu  de  V,  27,  38  e. 

,    SU-UL  =  nasû   A-PAL  =  data,  naqû.  S'agit-il  d'un  vêtement  propre  au  travail  d  irrigation  ? 
!  Lslgae  ^  n'existe  pas  dans  cl  texte.  N'y  serait-il  pas  confondu .vec  le  signe  W  Oj™  m«  - 
Lanl-u,  cf.  Lamu-unl,  A.  ,8,  ,9  et^m.  Les  deux  signes  ont  dû  être  unfilet  a  1  origine,  cf.  ^]V  (ku  us>   -  «*» 
(Delitzsch,  Enlsteh.,  p.  165,  note). 

5.  Epir  serait-il  nom  divin,  cf.  infr.,  3,  7  ?  Ou  est-ce  nBK=zanâ««? 

6.  Rac.  epû  ou  P]Btt>;  sens  :  féconder,  faire  abonder. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


SU-NIGIN  3  subatu  SU  SE  GA 
NIN  BA  GAN 
i  Su-ru-us  (4)GI 
i  5  .    mâr  I-ti  ilu 
qat  La-mu-sa 
pàn  abarakki 
i  Is-tup  (ilu)  ÈN-ZU 
Col.    4.  1  l-NÉ(ilu)ÊN-ZU 

2  mâr  Gal-zu  daïan 
mâr-mâr  Su-mu  Hum 


Total  :  3  vêtements  SU  SE  GA, 
en  don  pour  le  champ. 
1  Surus  GI. 
15  .    fils  d'Iti  ilu: 

de  chez  Lamusa, 
chez  Vabarak; 

1  Istup  Sin 
Col.     4.            iI-NÊSin\ 

2  fils  de  Galzu-daïan, 
petits-fils  (ou  gens)  de  Sumu- 

Hum°. 


5.   SU-NIGIN  7  KAL 

TIL-LU  GAN 

akalu  kaspu 

1  Ilu  A-ha 

màr  Sal-lu-lu 
10.   rab-mâti 

1  DIR-UM(SI  +  A-UM) 

mâr  La-mu-sa 

pân  abarakki 

1  A-ar  ili 
1  5  .   mâr  Karib(97)-Ba-lum 

ri'u 

1  (ilu)  ÊN-ZU  AL-SU  (irba) 


5  .    Total  :  7  individus, 

serfs  du  champ3, 

avec  nourriture  et  salaire. 

1  Ilu  Aha, 

fils  de  Sallulu, 
10.   grand  du  pays  ; 

1  DIR-UM, 

fils  de  Lamusa  ; 

chez  Vabarak; 

1  Aiar  ili4, 
15.   fils  de  Karib-Balum  \ 

le  berger  ; 

1  Sin  irba, 


1.  La  lecture  I-nè-Sin  me  paraît  encore  douteuse  et  I-bil  possible.  Cf.  C.  4,  2,  I-NÊ  ZU-AP;  que  serait  l'œil 
de  l'apzu  ? 

2.  Cf.  C.  1 1,  2,  Sumu  Êa  ;  C.  10,  9,  Sumii  GI  ;  C.  15,  ult.,  Sumu-Sin.  Hum  est  classé  avec  les  dieux  assyriens, 
R.,  III,  67,  29  a  ;  R. ,  III,  68,  17  a.  Cf.  sup.  p.  4. 

3.  TlL  =  asâbu,  gamâru,  Brunn.,  1492,  1499;  les  deux  valeurs  mènent  au  sens  de  «  serfs  »,  celui  qui  est  attaché 
à  la  glèbe,  celui  qui  la  prépare  pour  la  culture.  Cf.  R.  II,  15,  30-31  c.  d.,  istu  kirâ  ina  zaqapi  igdamru  :  «  Après  avoir 
cultivé  les  vergers  en  les  plantant.  » 

4.  «  Rejeton  du  dieu.  » 

5.  Sub  valeur  de  KA  +  SU  (cf.  Delitzsch,  Handw.,  350  b)  dans  SUB-SUB  =  luqinu,  Brunn.,  860,  où  il  y  a 
sans  doute  KA  -f-  SU  à  restituer.  L'emploi  phonétique  de  Sub  dans  notre  transcription  est  évidemment  plus  hypothé- 
tique que  la  valeur  idéographique,  Brunn.,  821-824,  Karibu  «prêtre  »,  que  nous  employons  ailleurs, lorsque  suit  un  nom 
divin,  —  et  celle  de  «  dieu  Karibu  »,  lorsqu'il  prend  lui-même  la  place  occupée  dans  des  passages  analogues  par  des 
noms  divins.  Rien  de  plus  naturel  que  le  nom  de  Karibu  pour  un  nom  de  prêtre.  Voir  Muss.-Arn.  WM  434  b.  Quant 
au  dieu  Karibi,  il  existait  réellement  (Peiser,  Babyl.  Vertr.  (ilu)  Ka-rib,  XXVIII,  7  ;  (ilu)  Ka-ri-bi,  LXIII,  2).  —  Balum 
est  le  dieu  NU-ME-A.  R.  II,  49,  33.  Cf.  infr.,  D.  10,  13. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


màr  A-ar  ili 
pân  Karib(97)-Ba-lum 
20.    1  UT  IS  (Tam-mil  ?) 
1  ZU-ZU  (=  Emqu) 
Col.     5.  2  màr  Is-tup  (ilu)  EN-ZU 

mâr-mârGir(6)-raimhas(=RA) 
1  A-ma  (ilu)  ÊN-ZU 
mâr  Ga-zu-a-lum 
5 .   pân  Sal-lu-lu 
1  Ilu  A-zu 
màr  A-si-gu-ru-tu 
1  Karlb  (97)  (ilu)  Da-gan 
mâr  Al-la-la 
10.    1  Gir(5)-zu-ni 

mâr  ME-SI(?)(i^)i-lum 


fils  d'Aiar  ili, 
chez  Karib-Balum  ; 
20.    1  UT-IS, 
1  ZU-ZU, 
Col.     5.  2  fils  d'Istup  Sin, 

petits-fils  de  Girra  initias'. 
1  Ama  Sin2 
fils  de  Gazualum, 
5 .   chez  Sallulu. 
1  Ilu  Azu, 
fils  d'Asigurutu3  ; 
1  Karib  Dagan, 
fils  d'Allala; 
10.    1  Girzuni 

filsdeME-SI(?)ilum\ 


SU-NIGIN  10  KAL 
ah  TIL  LU  GAN 
15.  SU-NIGIN  SU-NIGIN  20-3 
KAL 
mâr-mâr  ME-ZI-ZI 
(4Xi8o)  +  5+i8+uGAN 

sim-su 

(4x6oo)+(  5x60)4-30+6+75+7» 
SE  GUR  SAG  GAL 
20.   sîmu 
Col.     6.  1  siqlu  kaspi 

1  SE  GUR  SAG  GAL 
kasap-su 


Total  :  10  individus, 
associés  aux  serfs. 
1  5 .   Total  des  totaux  :   20  moins  3 
individus, 
gens  de  ME-ZI-ZI 
Champ   de  821    unités   de   su- 
perficie, 
sa  valeur  (étant  de) 
2736  V.  V.  GUR  de  blé, 

20.   au  prix 
Col.     6.  de  1  sicle  d'argent 

par  GUR  de  blé  ; 
(d'où)  sa  valeur  en  argent  : 


!.  RA  est  évidemment  à  lire  lapàtu,  mahâsu,  sabâtu,  d'où  Girra  imhas,  conformément  aux  attributions  de  ce 
dieu.  Qu'on  se  rappelle  R.  IV,  35,7,  Is  ^^  Gir-ra,  où  il  faut  lire  Is-qis  Girra.  ^^  a  non  seulement  la  valeur  qas, 
mais  aussi  celle  de  qis,  comme  il  ressort  de  Asurn.,  I,  96,  u-rak-  £Z^  où  il  faut  le  prétérit  urakkis  et  non  urakkas, 
comme  fait  l'éditeur  de  la  KB.  Delitzsch  lit  usalbi  (rD1?);  l'isolement  de  cet  exemple  permet  de  contester  que  sa  lecture 
soit  certaine.  Cf.  GES-TIN=  J^K  composé  de  ^  et  de  ^K. 

2.  Cf.  ZA.,  XII,  337,  Scheil,  idem. 

3.  L'original  a  plutôt  Abagurutu. 

4.  Cf.  SI-TUK  =palhn,  Brunn.,  4217;  ME-SI-TUK-ZU  =  ardu  palhu,  ibid.,  10415.  Ou  bien  le  deuxième  signe 
est-il  DE?  Cf.  Scheil,  Rec.  de  signes,  nos  46  et  71.  On  le  retrouve  Cyl.  Gud..  A.  20,  16;  28,  ti,  24,  et  Hilpr.,  OBI.,  I, 
pi.  phot,  VII,  col.  3,  13. 


10 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Col. 


45  72  ma-na  6  siqlu  2  ma-na 

sihru  kaspi 
5  .   si  m  G  AN 

7  ma-na  LAL  9,   1  KUD  siqlu 

kaspi 
NINKININGAN 

1  su-ga-nu  kaspi  mas-ga-na-at 

KI-LAL-BI  1 5  siqlu  kaspi 
10.    1  subatu  SU-UL  A-PAL 

Ên-na  Hum 

AB  +  AS(M3)ali 

Dûr-(ilu)  ÈN-ZU(ki) 

mâr  I-mi  (ilu)  ÊN-ZU 
15.    1  subatu  SU  SE  G  A 

Su-ni-um 

mâr  Gir(5)-zu-ni 

IS 

1  subatu  SU  SE  GA 
20.    Gir(?)-zu-ni 

mâr  Is-tup  ilu 

1  subatu  SU  SE  GA 

ZU-ZU 

mâr  A-ar  E-a 


Col. 


45  mines  et  l/s,  6sicles,  2  minettes 
d'argent, 
5.    prix  du  champ; 

et  7  mines,  moins  9  sicles  et  une 
fraction  de  sicle, 

additionnellement  au    prix   du 
champ. 

1  suganu  d'argent 

du  poids  de  1  5  sicles  ; 
10.    1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 

(pour)  Enna-Hum  ', 

ancien2  de  la  ville 

de  Dûr-Sin, 

fils  d'Imi  Sin  ; 
15.    1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Sunium, 

fils  de  Girzuni, 

fonctionnaire  IS; 

1  vêtement  SU  SE  GA 
20.    (pour)  Girzuni 

fils  d'Istup  ilu, 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  ZU-ZU, 

fils  d'Aiar  Êa. 


5.   SU-NIGIN    1    su-ga-nu   kaspi 

mas-ga-na-at 
SU-NIGIN  1  subatu  SU-UL  A- 

PAL 
SU-NIGIN  3  subatu  SU  SE  GA 
NIN  BA  GAN 

1  I-li  KAL 

10.    1  I-mi  (ilu)  EN  ZU 

2  mâr  En-na  Hum 


5.   Total:  1  suganu  d'argent 


10 


Total  :   1  vêtement  SU-UL  A- 

PAL, 
Total  :  3  vêtements  SU  SE  GA, 
en  don  pour  le  champ. 
1  Ili  KAL, 

1  Imi  Sin, 

2  fils  de  Ênna-Hum, 


1.  Ennâ-Hum  est  un  nom  comme  Ennê-Istar  (roi  de  Kis),  OBI.,  II,  t.  104,  ç,  6,  et  quant  au  sens,  une  sorte 
d'invocation. 

2.  Signe  AB  renfermant  le  signe  AS;  s'est  peut-être  perpétué  sous  la  forme  simple  AB  qui  a  la  valeur  abu  ou 
sîbn  «  ancien  »,  si  bien  adapté  à  ces  textes.  Cf.  D.  12,  4,  a-bi  ali  NIM(ki).  Il  y  a  i°  les  anciens  de  telle  ou  telle  ville; 
20  les  anciens  sine  addito,  témoins  ou  arbitres  dans  la  vente,  et  enfin  3»  les  anciens  du  champ,  qui  paraissent  en  être 
les  propriétaires. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


1 1 


15 


AB  +  AS('4?)ali 
Dur  (ilu)  ÊN-ZU  (ki) 
1  (ilu)  ÈN-ZU  a-ar 
mâr  A-ar  È-a 
1  I-li  sa-tus 
mâr  Du-da-tus  (182) 
1  I-nin  ME-SUM 
mâr  Dam-ba-ba 


20 


Col.     8. 


>5 


ancien  de  la  ville 
de  Dûr-Sin  ; 
1  Sin  aiar, 
fils  d'Aiar  Êa; 
1  Ili  satus, 
fils  de  Dudatus; 
1  Inin  ME-SUM, 
fils  de  Dambaba; 


20. 


SU-NIGIN  10- 1  KAL 
TIL-LU  GAN 

akalu  kaspu 
mâr-mâr  SI-SA(9i)-NI 

5.  (4xi8)+iGAN 

sîm-su 

(4x6o)  +  3  +  V.+V.  SEGUR 
SAG  GAL 

simu 

1  siqlu  kaspi 
10.    1  SEGUR  SAG  GAL 

kasap-su 

4  ma-na  kaspi  3  siqlu  1  ma-na 
sihru 

sîm  GAN 

Y,  ma-na  6  i  KUD  siqlu  kaspi 
15.   NIN  Kl  NIN  GAN 

1  subatu  SU  SE  GA 
Ilu  ba-ni 
mâr  Ra-bè  ilu 
pân  La-mu -um 
20.   sangu  (173)  (ilu)  ZA-MAL-MAL 
1  subatu  SU  SE  GA 
Karibu  sa  MA-MA 


Col.     8.  Total:  10  moins  1  individus, 

serfs  du  champ, 
(avec)  nourriture  et  salaire. 
GensdeSI-SA-NI. 
5 .    Une  terre  de  73  unités  de  su- 
perficie, 
sa  valeur  étant 
de243GUR2/5  +  y3„debIé, 

au  prix  de 

1  sicle  d'argent, 
10.   leGURdeblé, 

(d'où)  sa  valeur  en  argent  : 

4  mines  d'argent,  3  sicles,  1  mi- 
nette 

prix  du  champ; 

et  y,  mine  6  sicles,  et  1  fraction, 
15.    additionnellement   au   prix   du 
champ. 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Ilu  bani, 

fils  de  Rabê  ilu  ' 

chez  Lamum, 
20 .   prêtre  de  ZA-MAL-MAL8  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Karibu  sa  MA-MA  \ 


1.  Rabê  si  fréquent  n'est-il  pas  à  lireRa-am;  cf.  S-^H   et  ÎXJS&H.- 

2.  ZA-MAL-MAL,  dieu  de  Kis,  R.  II,  61,  52. 

3.  MA-MA,  nom  divin,  R.  III,  67,  14  c. 


12 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Col.     9.  mâr  Ur  (ilu)  NIN-KAR  (-°7)  Col.    9. 

SU-NIGIN  2  subatuâUSEGA 
NIN  BA  GAN 
5.  SU-NIGIN  2  KAL  5. 

TIL-LU  GAN 
akâlu  kaspu 
mâr  mâr  La-mu-um 
sangu  (.73)  (ilu)  ZA-MAL-MAL 

10.  10. 

SU-NIGIN  io8o+i8o+(i8x4) 
+  1  GAN 

GAN  GUR  (?5) 

iltanu 

Si-lu-ga  ali  UD 
1 5 .   GAN  GUR 

amurru 

La-mu-um 

GAN  LUGAL 

GAN  GUR 
20.   sadû 

nâr  Diglat  (46) 

GAN  GUR 

sûtu(IM-HU  +  SI) 

En-bu  ili 
25.   SU-NIN 
10.  GAN  Ba-az-ki  Col.   10. 


fils  de  Ur  (ilu)  NIN-KAR. 


Total  :  2  vêtements  SU  SE  GA, 

en  don  pour  le  champ. 

Total  :  2  individus, 

serfs  du  champ, 

avec  nourriture  et  salaire  : 

gens  de  Lamum, 

prêtre  de  ZA-MAL-MAL. 


Col 


Total  (de  tout  ce  qui  précède)  : 
1333  unités  de  superficie 

mesuré  (ou  limité) 

au  nord ' 

(par)  le  siluga*  de  la  ville  de  UD  ; 
1  5 .    mesuré 

à  l'ouest 

par  Lamum 

et  le  champ  du  roi  ; 

mesuré 
20.   à  l'est 

par  le  Tigre  ; 

mesuré 

au  sud' 

par  En-bu-ili 
25.   SU-NIN. 

Canton  de  Baz-(ki)3 


1  Du-da-tus 

màr  Ur-NIN 
5 .    Kis-ki 


1  Dudatus, 
fils  d'Ur-NIN, 
5.   de  la  ville  de  Kis  ; 


1.  A  noter  les  vieilles  formes  pour  indiquer  le  nord  et  le  sud.  Pour  HU  +  SI,  le  vieux  texte  de  Sippar  du  Musée 
de  Constantinople  a  HU-MÂ  (cf.  Scheil,  Rec,  XXII,  29,  texte  OBI.,  pi.  phot.  VI  et  VII,  passim). 

2.  Sduga  ne  signifierait-il  pas  ici  les  environs  de  la  ville  de  UD,  la  partie  campagne  par  opposition  à  la  ville 
proprement  dite?  Silakku  rentre  dans  le  même  ordre  d'idées  (Del.  HWB),  est  un  synonyme  de  alu  ;  et  le  sens 
s'adapterait  bien  au  texte  suivant  :  ana  nâri  u  bûri  lu  atmâ  ana  sert  kakki  u  silakki  atmà.  «  J'ai  invoqué  le  fleuve  et  la 
fontaine,  j'ai  invoqué  le  champ  d'armes  (?)  et  la  campagne  habitée  »  (Sm.,  949,  obv.  34). 

3.  Baz(ki),  R.  V,  34,  II,  30;  Nabuch.,  Grotef.,  II,  48.  Ê-dur-gi-na,  temple  de  Bêl-sarbi,  dieu  de  Baz. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


'3 


i  (ilu)  ÊN-ZU  is-sap 

i  Sal-la-la 

i  Gimil  i-li-su 

3  mâr  ZU-ZU 
10.   pân  A-ar  E-a 

i  Du-da-tus 

mâr  Sal-la-la 

MU 

pân  Ên-na  Hum 
15.  AB  +  AS  (i4î)ali 

Dûr(ilu)  ÊN-ZU(ki) 


25 


Col.  ii, 


10 


10. 


l5 


SU-NIGIN  5  KAL 

AB  +  AS  AB  +  AS  (ni)  GAN 
20.   (3x60) +10  KAL 
mâr  mâr 


Dûr(ilu  ÊN-ZU(ki) 
akâlu  usakal  (98) 


1  A-li  a-hu 

mâr  NI-BA  URU  IM 

ah  sarri 

1  ZU-ZU 

dup-sar 

SU-AB 

mâr  La-mu-um 

1  SIT(m6)-ZI 

ummanu 

dup-sar 

1  (ilu)  Ma-lik  napistu  irba  (IN- 

ZU) 
mâr  I-da  ili1 
rab-sukkalli  (58) 
iMA-MASER(io5)SU 
mâr  NA-NI 
sakkannaki 


Col.   11 


1  Sin  issap  ; 

1  Sallala; 

1  Gimil  ilisu; 

3  fils  de  ZU-ZU, 

chez  Aiar  Ea  ; 

1  Dudatus, 

fils  de  Sallala, 

MU, 

chez  Enna-Hum, 

ancien  de  la  ville 

de  Dûr-Sin. 


Total  :  5  individus 
des  anciens  du  champ  ; 
20.   (et)  190  individus, 
gens 

de  la  ville  de  Dûr-Sin, 
il  nourrira. 


10. 


1  Aliahu, 

fils  de  NI-BA  URU  IM, 

frère  du  roi  ; 

1  ZU-ZU, 

scribe, 

SU-AB, 

fils  de  Lamum  ; 

1  SIT-ZI, 

artiste, 

scribe  ; 

1  (ilu)  Malik-napistu  irba, 

fils  de  Ida  ili, 

grand  sukkal; 

1  MAMA  SER  SU  (kisru  irba), 

fils  de  NA-NI, 

le  prince  ; 


1.  Cf.  B.  4,  42,  avec  il,  (77). 


M 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


15.    1  Gimil  (ilu)  Da-gan 

mâr  Bel  i-li 

pân  Na-zi-tim 

sabrû  (30)  bîti 

1  Is-ga-lum 
20.    mâr  Sa-ni 

1  Bil-su  ZID(>78)ib-nim 

1  E-a  ra-bê 

2  mâr  A-hu  HU 
pân  Al-lu-lu 

25  .    1  In  su-mi-su  da-nu 
Col.   12.  mâr  Is-a-lum 

pân  gallî  (TE  LAL)  rabî 
1  Karibu  sa  i-li 
mâr  Bc-li  GI 
5 .    sakkannak 
amil  GIS  TI 
1  Ut-ti-ru 

1  Sar-ru  GI  i-li 

2  mâr  Pal-GA 

10.  pânNAR  (ko)  (ou  LUL) 

1  I-li  sar-ru 

mâr  I-ti  SE 

sakkannak 

amil  GIS  GID  DA 
15.    1  Il-su  irba 

mâr  MU-MU 

gallabi  (SU-I) 

pân  Al-lu-lu 

1  A-GIS-BIL(?.)-KAL 
20.    1  Dûr-su-nu 

2  mâr  Su-ru-us  GI 

pân  Asaridu  (KUR-SIS) 
pa-te-si 


15.    1  Gimil  Dagan, 

fils  de  Bel  ili, 

chez  Nazitim, 

le  voyant  du  temple  ; 

1  Isgalum, 
20.    fils  de  Sani  ; 

1  Bil-su  ZID  ibnim  ; 

1  Êa  rabê  ; 

2filsdeAhuHU' 

chez  Allulu; 
25  .    1  In  sumisu  danu, 
Col.    12.  fils  de  Isalum, 

chez  le  guerrier  chef; 

1  Karibu  sa  ili, 

fils  de  Bêli  GI  (kînu), 
5 .    le  chef, 

des  citoyens  GIS  TI  ; 

1  Uttiru 

1  Sarru  GI  ili  ; 

2  fils  de  Pal-GA', 
10.   chez  le  NAR3 

Ili  sarru, 

filsd'ItiSE4, 

le  chef, 

des  citoyens  GIS  GID  DAB; 
1  5  .    Ilsu  irba, 

fils  de  MU  MU, 

le  tondeur, 

chez  Allulu  ; 

A-GIS-BIL-KAL, 
20.    Dûrsunu, 

2  fils  de  Surus-GI, 

chez  Asaridu, 

le  patési, 


1.  Cf.  A.  15,  8;  n,  23,  MA-MAHU. 

2.  Cf.  A.  15,  12,  Pal  Ê-a.  GA  est  nom  divin  par  analogie. 

3.  Cf.  le    ^1*"    £l^    ^pjS:    des  palais  royaux  d'Assyrie. 

4.  SE,  nom  divin  par  analogie,  c'est-à-dire  Nabû.  Cf.  Scheil,  ZA.  XII,  341,    JJ»~\    *~>Ç-   SE  et  Brunn.,  4416. 

5.  «  Aux  longs  bois  »  (lances  ?) 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


'5 


GIS-UH  (m?)  (ki) 
25.    1  I-zi-ir  qul('58)-la-zi-in 
Col.  13.  mâr  Gimil  i-li 

QA  SU  GAB 

1  U(i)-za-si-na-at  (Bel...  ?) 

màr  Ki-ti-ti  (ou  Ki-ti  TI) 
5 .    1  GIS  KU  GA  SU  AL  SI-IN 

mâr  Tam-ma 

1  Ur(ilu)SIR(74) 

mâr  LUGAL  KU-LI  (ibru) 

1  Zi-gur  MU-NÈ 
10.    mâr  I-li  a-hi 

pân  galli  rabî 

1  MA-MASER(.65)  SU 

mâr  Ra-bê  ilu 

pân  Sal-la-la 
1 5 .    1  MU-MU 

mâr  Ur-Marad-da 

1  Ên-bu  ili 

mâr  Du-da-tus 

pân  rab-sukkal-li 
20.    1  Gal-zu  daïan 

mâr  I-ti  NAP  {ou  Bel) 

Ud-kib-nun(ki) 

iU(oMBèl)GI§BIL(5i)GAZU 

mâr  Gir-ru-su 
25 .   amil  SI 
Col.  14.  1  SA  (9.)  NAQAR(49) 

mâr  NI  SI  SI 

nu-tur  SA(54)-NA-É  (ou  sa 
NA-É) 

1  KAL  i-li 
5 .   mâr  Gir-é  (ilu)  Ma-lik 

pân  MASKIM(-38)-GÈ 

1  URU  KA  GI-NA 


deGISUH(ki'); 
25.    Izîr  qullazin2, 
Col.    13.  fils  de  Gimil  ili 

QASUGAB; 

Uzasinat, 

fils  de  Kititi; 
5.   GISKUGASUALSIN, 

fils  de  Tam-ma; 

Ur(ilu)SIR, 

fils  de  LUGAL  KU-LI3; 

Zigur  MU-NÊ, 
10.    fils  de  Ili  ahi, 

chez  le  guerrier-chef; 

MAMA  SER  SU,  (kisru  irba) 

fils  de  Rabè  ilu, 

chez  Sallala; 
15.    MU-MU, 

fils  deUrMaradda; 

Ênbu  ili, 

fils  de  Dudatus, 

chez  le  grand  sukkal; 
20.   Gai zu  daïan, 

fils  de  Iti  NAP  (Bel)4. 

de  Sippar; 

UGISBILGAZU, 

fils  de  Girrusu, 
25.    le  veilleur  (?)  ; 
Col.  14.  SANAQAR, 

fils  de  NI  SI  SI, 

préposé  aux ; 


v 


KAL  ili, 

fils  de  Giré  Malik, 

chez  le ; 

URU  KA  GI-NA, 


r.  Pour  l'identification  de  GIS-UH-(ki)  avec  le  Djokha   actuel,  voir  Scheil,  Recueil  de  Trav.,  XIX,  p.  62.    et 

XXI,  p.  125. 

2.  «  Il  a  haï  leur  crime  (?)  » 

3.  Brunn.,  10579. 

4.  Brunn.,  3851. 


i6 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Col.  15. 


mâr  ÊN-GIL(im)-SA 

pa-te-si 
10.    Sir-pur-la-(ki) 

1  Da-num 

mâr  Is-qu  ili 

rab-mâti 

1  I-sub(97)-lum 
1  5  .    mâr  Il-su  ra-bê 

pa-te-si 

Ba-si-me-ki 

1  La-ni 

mâr  Is-mâ  GA 
20.   pânArURUIM 

1  Sal-lu-lu 

mâr  Ik-ru-ub  ilu 

pân  A-gu-tim 

1  Ga-ni  i-li 

mâr  La-mu-sa 

TIG-GAB-A-KI  (Kutha) 

1  I-li  sa-tus 

mâr  SU-DA-TI 

1  Iq-su  zi-na-at 

mâr  I-si-me 

nu-tur  AB  +  ASAB  +  AS(.43) 
5  .    1  Bel  (1)  bi-in  sar  ali 

mâr  UR  UR 

pân  rab  sukkal-Ii 

1  MA-MA  HU 

mâr  I-NÊ-NÊ 
10.   nu-tur  SA(54)-NA-Ë 
1  Bel  (i)  bi-in  sar  ali 

mâr  Pal  E-a 


25 


fils  d'ÊN-GIL-SA, 
patesi 

10.    de  Sirpurla; 
Danum, 
fils  d'Isqu  ili, 
grand  du  pays; 
Isublum. 

15  .   fils  de  Ilsu  rabè, 
patesi 

de  Basimeki; 
Lani, 
filsd'IsmâGA' 

20.   chezAr  URUIM; 
Sallulu, 
fils  d'Ikrub  ilu, 
chez  Agutim; 
Gani  ili, 

25.   filsdeLamusa, 
de  Kutha; 
Ili  satus, 
Col.   15.  fils  de  SU-DA-TI2; 

Iqsu  zinat, 
fils  de  Isime, 
préposé  aux  anciens; 
5.   Bel  bin  sar  ali3, 
filsdeURUR, 
chez  le  sukkal-chef; 
MA-MA  HU, 
fils  de  I-NÊ-NÊ, 

10.    préposé  aux ; 

Bel  bin  sar  ali3, 
fils  de  Pal  Êa, 


1.  GA,  nom  divin  par  analogie.  Cf.  I§mâ->-»f-,  B.  2,  5.  Cf.  A.  12,  9,  Pal-GA  et  Pal  Êa,  A.  15,  12. 

2.  Nom  rappelant  celui  du  père  de  Sargani  sar  ali,  DA-TI  Bel,  que  je  ne  puis  lire  comme  Hilprecht,  hù-(ti)  Bel. 
OBI.,  pi.  II,  2.  Ce  serait  plutôt  imhur  Bel. 

3.  Bel  donne  (imper.)  ou  a  donné  le  roi  de  la  ville,  «  J"3.  Bin  Gani  sar  ali  »,  donne,  ô  dieu  Gani,  le  roi  de  la  ville. 
Gani  peut  être,  en  effet,  un  nom  divin.  Cf.  A.  14,  24,  Gani  ili,  et  B.  5,  13,  Ilu  Ga-ni.  Même  explication  pour  Sar(ixv), 
Gani  sar  ali  :  «  Éclaire,  ô  Gani,  le  roi  de  la  cité.  »  Remarquez  que  les  deux  sar  ont  un  signe  différent  l'un  de  l'autre. 
Le  style  des  omina  :  LUGAL-GINA  et  sarru-kînu,  est  de  fabrique  postérieure  et  tronque  le  nom.  R.  V.  41,  29  a-b, 
sar-ga-nu=  dannu  serait  un  mot  différent. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


'7 


15 


25 


Col.  16. 


Gir-da-ni-(ki) 

1  A-hu  tàbu  (HI) 

mâr  Su-nu-nu 

pân  Ha-lum 

1  Su-nu-nu 

mâr  Ilu  KAL 

sangu  (123)  (ilu)  A-MAL 
20.   I-NÊURU-(ki) 

1  Du-da-tus 

mâr  I-su  ilu 

mâr  mâr  A-hu  HU 

Da-mi-gi-(ki) 

1  Sar-ru  i-li 

mâr  Sar-ru  Dûri 

sa'ilu 

1  I-li  A-hi 

mâr  Ilu  A-ha 

1  Da-qu 

mâr  Gir-zu-ni 

1  MU-SA  GIR-su-nu 

mâr  Da-da-lum 

dup-sar 

1  NA  NE  UM 

mâr  I-ti  TI 
10.    Da-mi-gi-(ki) 

in  Dan-ni  uru  is-tim 

1  Tu-li-da-da-nam 
mâr  I-li-ni 

pân  MU-NA 


S 


15 


de  Girdani(ki); 
Ahu  tâbu, 
15.    fils  de  Sununu, 
chez  Halum; 
Sununu 

flls  de  Ilu  KAL, 
prêtre  du  dieu  A-MAL, 
20.  àl-NÊ  URU  (ki); 
Dudatus, 
fils  d'Isu  ilu, 
petit-fils  de  Ahu  HU, 
à  Damigi(ki)  ; 
25 .    Sarru  ili, 

fils  de  Sarru  Dûri, 
le  prêtre  ; 
Col.   16.  Ui  Ahi, 

filsd'Ilu  Aha; 
Daqu, 

fils  de  Girzuni  ; 
5.  MU-SA  GIR-sunu, 
fils  de  Dadalum, 
scribe  ; 
NA  NE  UM, 
filsdeltiTI', 
10.   à  Damigi(ki), 

dans  le  district  de  .Danni  uru 

istim  ; 
Tulidadanam, 
fils  d'Ilini, 
chez  MU-NA. 


SU-NIGIN  50-1  mâr  mâr 

A-ga-nê-(ki) 

AB  +  AS  AB  +  AS(M3)GAN 


!5- 


Total  :  50  moins  1 ,  gens 

d'Aganê, 

anciens  du  champ. 


20.   G  AN  Ba-az-(ki) 


20.   Canton  de  Baz(ki), 


r.  TI,  nom  divin  par  analogie,  cf.  Scheil,  ZA.  XII,  336  b.,    JH    "*f    ^V^ans  l'Obéi.,  passim,  Ili  Êa,  lli 
Nabû,  Iti  ilu. 


i8 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


25 


in  Dûr(ilu)  EN  ZU-(ki) 
Ma-an-is-tu  irba 


sar 
Kis 
isîm 


Face  B 


25 


dans  le  district  de  Dur  Sin(ki) 

Manistu-irba 

roi 

de  Kis*, 

a  acheté. 


Col.   i, 


mâr tum 


li 


Col.    2. 


,  .  .  kaspi 
KI-LAL-BI  . .  .  siqlu  kaspi 
i  subatu  SU-  UL  A-PAL 
5.    Saq-qul('58)-lum 
1  subatu  SU  SE  GA 
A-hu  MU-NÊ 
1  subatu  SU  SE  GA 
SUB  SUB  (97) 
10.    [3]  mâr  Ê-a  ra-bê 
1  subatu  SU  SE  GA 
Nanâ  AL-SU  (irba) 
mâr  Is-tu-tu  ' 
4  mâr  mâr  pân  A-zub(97)Hum 

1  subatu  SU  SE  GA 
5 .    Is-mâ  ilu 

1  subatu  SU  SE  GA 
I-ti  ilu 

dup-sar 

2  mâr  Ilu  QAR  (49) 
10.    1  subatu  SU  SE  GA 

Ê-a  TIG  (i4«) 
mâr  Is-tu-tu 


Col.   1.  fils  de tum, 

un d'argent, 

du  poids  de  x  sicles  ; 
1  vêtement  SU-UL  A-PAL 
5.    (pour)  Saqqullum  ; 
1  vêtement  §U  SE  GA 
(pour)  Ahu  MU-NÊ; 
1  vêtement  SU  SE  GA 
pour  SUB-SUB; 
10.    3  fils  d'Êa-rabê  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA 
Col.  2.  (pour)  Nanâ  irba 

fils  d'Istutu  '  ; 
4  petits-fils  (ou  gens)  de  chez 

Azub  Hum  3; 
1  vêtement  SU  SE  GA 
5  .    (pour)  Ismâ  ilu  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA 
pour  Iti  ilu, 

scribe  ; 

2  fils  d'Ilu  QAR; 

10.    1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Êa-TIG 
fils  d'Istutu'; 


1.  Impossible  de  ne  pas  relever,  à  la  fin  de  cette  première  partie  de  l'inscription,  que  le  nom  de  Kis,  quand  il 
s'agit  de  la  ville  bien  strictement,  est  suivi  de  (/a),  au  lieu  que  dans  le  titre  royal  où  on  veut  désigner  vaguement 
tout  le  royaume,  ce  déterminatif  manque.  Les  Assyriens  écrivaient  indifféremment  mât  Assur  et  mât  Assur{ki).  Les  pré- 
déterminatifs  mât,  alu  ne  sont  pas  employés  dans  notre  Obélisque. 

2.  Le  rapprochement  de  E-pi-ir  i-lum  A.  3,  7  et  de  TU-TU  C.  3,  10  rend  ici  une  lecture  Epir  TUTU  plausible. 

3.  Notre  lecture  ressort  de  OBI,  I,  pi.  VII,  col.  VI,  14,  A-zub  i-lum.  Il  faut  donc  rendre  aussi  plus  haut  A.  14,  14 
hub  Hum. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


19 


Col.  3.  1  subatu  SU  SE  GA  Col.  3. 

Gir-zu-ni 
mâr  La-mu-um 
4  mâr  mâr  Da-tum 
5.    1  subatu  SU  SE  GA 

Karibu  sa  (ilu)  ZA-MAL-MAL 

mâr  MU-MU 

mâr  mâr  Gir-am  (ilu)  Ma-lik 
1  subatu  SU  SE  GA 
10.   NU-RA 
amat  ili 

marat  Karibu  sa  NU-NI 
mâr  mâr  BU-IM 
Col.  4.  xMÂ-DU-DU  Col.  4. 

SU-NIGIN  2  ki-li-lum  kaspi 

'  SU-NIGIN  2  subati  SU-UL  A- 
PAL 

5.   SU-NIGIN  10- 1  subati  SU  SE 
GA 

NIN  BA  GAN 

SU-NIGIN  11  KAL 

TIL  LU  GAN 

akâlu  kaspu 
10.    1  SU  AD-MU  (ou  Gimil  abiya) 

mâr  La-mu-um 

1  I-da  il  (77) 

1  Su-ru-us  GI 

2  mâr  Il-su  QAR  (49) 
15.    1  Zi-ra 

Col.  5.  mâr  Ilu  KAL  Col.  5. 

1  A-da-da 
mâr  Il-ka  ME-IR 

3  +  2  mâr  mâr  Da-tum 


1  vêtement  SU  SE  GA 
(pour  Girzuni, 
fils  de  Lamum  ; 
4  petits-fils  (ou  gens)  de  Datum. 
5  .    1  vêtement  SU  SE  GA 

(pour)  Karibu  sa  (ilu)  ZA-MAL- 
MAL, 
fils  de  MU-MU, 
petit-fils  de  Giram  (ilu)  Malik  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
10.   (pour)  NU-RA, 

servante  du  dieu, 

fille  de  Karibu  sa  NU-NI, 

petite-fille  de  BU-IM, 

nautonier. 

Total  :  2  kililum  (ronds)  d'ar- 
gent, 

Total  :  2  vêtements  SU-UL  A- 
PAL, 
5 .   Total  :  10  moins  1  vêtements  SU 
SEGA, 

en  don  pour  le  champ. 

Total  :  1 1  individus, 

serfs  du  champ, 

avec  nourriture  et  salaire. 
10.   SU  AD-MU 

fils  de  Lamum, 

Ida  il', 

Surus  GI, 

2  fils  d*Il-su  QAR; 
1 5 .   Zira, 

filsd'Ilu  KAL; 

Adada, 

fils  d'Ilka  ME-IR'; 

5  petits-fils  (ou  gens)  de  Datum  : 


1.  Le  même  nom  est  écrit  A,  1 1,   10  Ida-  >-J\-.  Ce  dernier  signe  permute  quelquefois  dans  notre  inscription  avec 
le  signe  £z£^:TT  et  v,  v.  Voir  les  noms  Dur  il  et  Apra  il. 

2.  a  Ton  dieu  est  Adad.  » 


20 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Col.  6. 


Col. 


5 .   Gimil  Nanâ 

mâr  ME  sa-lim 

mâr  mâr  KA-KA 

i  Ilu  A-zu 

mâr  I-zu-bu 
io.    1  Karibu  (97)  sa  Il(77)-la 

mâr  Ur(ilu)  NIN-KAR 

2  mâr  mâr  A-zub(97)Hum 

1  Ilu  Ga-ni 

mâr  Sal-lu-lu 
1 5  .    mâr  mâr  Gir-am  (ilu)  Ma-lik 

SU-NIGIN  10- 1  KAL 
ah  TIL-LU  GAN 

5.  GAN  GUR  (35) 

iltanu 

mâr  mâr  KU-KU 

GAN  GUR 

sûtu 
10.   sa-ad  Gu-ni-zi 

GAN  GUR 

sadû 

ME  sa-lim 

mâr  sarri 
15.  GAN  GUR 

amurru 

BAR-(ki) 

GAN  Ba-ra-az  edin  (196)  -(ki) 

in  Kis-(ki) 


Col.  6. 


Col. 


5 .   Gimil  Nanâ, 

fils  de  ME  salim, 

petit-fils  de  KA-KA; 

Ilu  Azu, 

filsd'Izubu; 
10.    Karibu  sa  Illa', 

fils  d'Ur(ilu)  NIN-KAR; 

2  petits-fils  d'A-zub  Hum; 

Ilu  Gani, 

fils  de  Sallulu, 
15.    petit-fils  de  Giram  (ilu)Malik. 

Total  :  10  moins  1  individus, 
associés  des  serfs. 

5.   mesuré  (ou  limité) 

au  Nord  : 

(par)  les  gens  de  KU-KU  ; 

mesuré 

au  Sud 
10.   (par)  le  montGunizi; 

mesuré 

à  l'Est 

(par)  ME  salim 2 

fils  du  roi; 
15.    mesuré 

à  l'Ouest 

par  la  ville  de  BAR(ki); 

Canton  de  Baraz  edin(ki), 

dans  le  district  de  Kis. 


60  +  20  mâr  mâr 
Kis-(ki) 
5 .   in  Ga-za-lu-(ki) 
akalu  usakal 


60+20  gens 
de  Kis, 
5 .   dans  Gazalu(ki) 
il  nourrira. 


1 .  Nom  divin,  par  analogie. 

2.  Cf.  C.  10-23.  Salim  Ahu.  Ahu  peut  être  nom  divin.  C.  17,   3.  Ahu  is-sap.  B.  1,  7.  Ahu  MU-NE. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


(La  suite  comme  A.  10  penult.  à  A.  16  conclusion  excl.) 
Col.  14.  Conclusion  :  Col.   14. 

19.  GANBa-ra-az-edin(i0)-(ki) 

20.  in  Kis-(ki) 

2 1 .  Ma-an-is-tu  irba 

22.  sarru 

23.  Kis 

24.  isîm 


19.  Canton  de  Baraz  edin(ki) 

20.  dans  le  district  de  Kis. 

21 .  Alanistu-irba 

22.  roi 

23.  de  Kis, 
2,1 .  a  acheté 


Face  C 


Col.   1, 


Col.  2. 


Col.  3. 


...GAN 

[sim]  su 

...  [x  SE]x  3600  (i85)  [GUR 
S]AG  GAL 


simu 


5.   [1  siqlu]  kaspi 

[1  SE]  GUR  [SAG]  GAL 


1  (erû)  pa-da-ru-um  siparri 
simu  1  GIS-KU  (175) 
5  siqlu  kaspi 
kasap-su-nu 
5.    1  ma-na  kaspi  LAL  5  siqlu 
3  SAB IMÊR 


simu 


.an 


KI-LAL-BI  y,  sa  kaspi 

1  (erû)  HA-ZI  siparrî 

1  subatu  SU-UL  A-PAL 

ZU-ZU 

5 .   mâr  Ur-Marad-(72)da 
mâr-mâr  I-ki-lum 


Col.  1 


Col. 


Col.  3. 


Champ  de.r  unités  de  superficie, 

sa  valeur 

étant  de  x  GUR  de  blé, 

au  prix 
5  .    de  1  sicle  d'argent 
le  GUR  de  blé. 


1  padarum  de  cuivre, 
au  prix,  chaque  instrument  ', 
de  5  sicles  d'argent. 
Leur  valeur 
5.    est doncde  1  minemoins  5  sicles. 
3X4  ânes  ' 
au  prix  de 


Son   poids   est   de  '/a  ^e  mine 

d'argent, 
1  HA-ZI  de  cuivre, 
1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 
(pour)  ZU-ZU, 
5.   fils  d'Ur-Marad-da, 
petit-fils  d'Ikilum, 


1.  Comme  il  ressort  du  calcul  fait  sur  un  passage  analogue  complet  (C  col.  8,  1 1  à  18),  GIS-KU  ne  peut  avoir  ici 
que  le  sens  d'outil  en  général. 

2.  C'est  par  le  calcul  aussi  qu'on  arrive  à  conclure  de  C,'  col.  8,  18  à  25,  que  SAB  équivaut  à  un  groupe  de  quatre. 


23 


OBÉLISQUE  DE  MAN1STU-IRBA 


Col.  4. 


Col.   5. 


IO. 


10. 


pa-te-si 

KISLAH-(ki) 

1  subatu  SU-UL  A-PAL 

TU-TU 

g» 


1  subatu  SU-UL  A-PAL 

I-NÊ  ZU-AP 

mârUr  SIT('46)-an-ni 

1  subatu  SU-UL  A-PAL 

Ti-ru-um 

mâr  A-da-na-ah 

mâr  mâr  I-ti  Ê-a 

1  subatu  SU  SE  GA 

AMAR  (7»)  URU  URU 

1  subatu  SU  SE  GA 

Be-li  sa-tu 

mâr  ZU-ZU 

mâr  mâr  Ur  Marad-da 

[pân  I-k]i-lum 


1  subatu  SU  SE  GA 
I-li  A-hi 

2  mâr  A-hu  MU-NÊ 
mâr  mâr  Is-tup  Ilu 

5  .   pân  Ê  A-A 

1  subatu  SU  SE  GA 
Ra-bè  Ilu 

mâr  Karibu  (97)  sa  E-a 
1  subatu  SU  SE  GA 

10.   Ga-at-lum  (ou  Qat  Hum)1 
1  subatu  SU  SE  GA 
DAR(29)-MA  SIB  (40) 
1  subatu  SU  SE  GA 
Be-li  ba-ni 

15.    3  mâr  Ur  ZU-AP 


Col. 


Col.  5. 


10. 


10. 


10. 


patesi 

de  KISLAH  (ki)  ; 
1  vêtement  SU-UL  A-PAL 
(pour)  TUTU, 


1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 

(pour)  I-NÊ  apzu, 

fils  d'Ur  SIT-anni; 

1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 

(pour)  Tirum, 

fils  d'Adanah, 

petit-fils  d'Iti  Êa; 

1  vêtement  SU  SEGA, 

(pour)AMAR  URU  URU  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Beli  satu, 

filsdeZUZU, 

petit-fils  d'Ur  Maradda, 

chez  Ikilum; 


*5 


1  vêtement  SU  SEGA, 
pour  Ili  Ahi, 

2  fils  d'Ahu  MU-NÊ, 
petits-fils  (ou gens)  d'Istup  Ilu, 
chez  Ê  A-A;  (ou  dans  le  temple 

d'AA) 
1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Rabê  Ilu, 
fils  de  Karibu  sa  Êa  ; 
1  vêtement  SU  SE  GA 
(pour)  Gatlum 
1  vêtement  SU  SE  GA 
(pour)  DAR-MASIB2; 
1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Beli  bani; 

3  fils  d'Ur  apzu, 


i.  Cf.  A/4,  3  et  la  note. 

2.  DAR-MA,  nom  divin  par  analogie.  Cf.  D.  10,  4,  DAR-MA  ba-ni;  ou  faut-il  lire  SU-MA...? 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-1RBA 


23 


mâr  mâr  Il-su  la-ba 
1  subatu  SU  SE  GA 
...  ni 
.  . .  [l]a-ba 
Col.  6.  I-ki-lum 

1  subatu  SU  SE  GA 
A-hu  HU 

2  mâr  Is-mâ  ilu 

5.    1  subatu  SU  SEGA 
Gal-zu 

mar  UR-SAG  UD-KIB-NUN 
-(ki) 

1  subatu  SU  SE  GA 
DUP-SI-GA 

10.    1  subatu  SU  SE  GA 
Gimil  i-li 

2  mâr  Gal-zu 

mâr-mâr  UR-SAG  UD-KIB- 
NUN-(ki) 

5  mâr  mâr 
1 5 .   SIT(m6)-NA-AT  (ou  Sitnat) 

1  subatu  SU  SE  GA 

DUP-SI-GA 

mâr  I-ki-lum 

mâr  mâr  Ur  NIN 
20.    1  subatu  SU  SEGA 

Ma-la  NI-SU  (ou  Mala  irba) 

mâr  DUP-SI-GA 

[mâr]  mâr  I-ki-lum 

...  A-a 
Col.  7.  1  subatu  SU  SE  GA 

ME  SIS  SIS 

mâr  Bara(63)gi-si 

mâr  mâr  Ur  (ilu)  ÊN-LIL 


petits-fils  de  Ilsu  laba1; 
1  vêtement  SU  SEGA, 
...  ni, 
...  laba, 
Col.  6.  (pour)  Ikilum; 

1  vêtement  SU  SEGA, 
(pour)  Ahu  HU, 

2  fils  d'Ismâ  ilu; 

5.    1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Galzu, 
fils  de  Qarrad  Sippar(ki)  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  DUP-SI-GA  ; 

10.    1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Gimil  ili; 

2  fils  de  Galzu, 

petits-fils  de  Qarrad  Sippar(ki; 

5  gens 
15.   deSIT-NA-AT. 

1  vêtement  SU  SE  GA 

(pour)  DUP  SI  GA, 

fils  d'Ikilum, 

petit-fils  d'Ur  NIN; 

20.    1  vêtement  SU  SE  GA, 

pour  Mala  NI-SU, 

fils  de  DUP-SI-GA, 

petit-fils  d'Ikilum; 

(dans  le  temple)  d'A-a; 

Col.  7.  1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  ME  SIS  SIS, 

fils  de  Bara  gi-si, 

petit-fils  d'Ur  (ilu)  Bel. 


S 


5' 


SU-NIGIN    1   SAB  IMÊR  + 
BAR  +  AN 


Total  :  1x4  ânes, 


1.  A  rapprocher  de  ce  nom,  La-ba-  »~«Jf-,  fréquent  à  la  même  époque. 


24 


OBELISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Col.  8. 


SU-NIGIN   i    GIS  TUL  (.74) 

GAR  («87)  SU 
SU-NIGIN  1  ki-li-lum  kaspi 
SU-NIGIN    1     (crû)    HA-ZI 

siparri 
10.   SU-NIGIN  6  subati  SU-UL  A- 

PAL 
SU-NIGIN  20  subati  SU  SE 

GA 
NIN  BA  GAN 
SU-NIGIN  26  KAL 
mâr  mâr  Karibu(97)  US-GAL 

1  ^ .   pa-te-si 

KISLAH-(ki) 
TIL-LU  GAN 
akàlu  kaspu 

(3X  1080)  + (3  x  180)+ (3x18) 
GAN 

20.   sim-su 

(3  SEx36oo)  +  (3x6oo)+(3x6o) 

GURSAG  G  AL 
sîmu 

1  siqlu  kaspi 
1  SEGURSAGGAL 

25.   kasap-su 

3  GUN(mi)33  raa-na  kaspi 
sîm  GAN 

40  GUN  sipàtu  (>8o) 
si  mu 
5  .    1  siqlu  kaspi 

4  ma-na  sipàtu 
kasap-si-in 

10  ma-na  kaspi 

3  ki-li-lu  kaspi 

10.    KI-LAL-BI  1  ma-na  kaspi 
6  (erû)  HA-ZI  siparri 

4  (erû)  na-ap-la-ga-tum  siparri 
3  (erû)  par-sa-tum  siparri 
sîm  1  GlS-KU 


Col.  8. 


Total  :  1  instrument  GlS  TUL 

GAR  SU, 
Total  :  1  kililum  d'argent, 
Total  :  1  HA-ZI  de  cuivre, 

10.   Total  :  6  vêtements  SU-UL  A- 

PAL, 
Total  :    20  vêtements  SU   SE 

GA, 
Don  pour  le  champ. 
Total  :  26  individus, 
gens  de  Karibu  US-GAL, 

1 5 .   patesi 

de  KISLAH  ki  : 
serfs  du  champ, 
avec  nourriture  et  salaire. 
Champ  de  3834  unités  de  su- 
perficie, 

20.    sa  valeur 

étant  de  12780  GUR  de  blé, 

au  prix 

de  1  sicle  d'argent 
par  GUR  de  blé, 
25  .   d'où  sa  valeur  en  argent  : 
3  talents  33  mines, 
prix  du  champ. 
40  talents  de  laine, 
au  prix 
5.    de  1  sicle  d'argent 

les  quatre  mines  de  laine  ; 

d'où  leur  valeur 

de  10  mines  d'argent; 

3  kililu  d'argent, 

10.    du  poids  d'une  mine; 
6  HA-ZI  de  cuivre, 

4  naplagatum  de  cuivre, 
3  parsatum  de  cuivre, 
au  prix,  par  instrument, 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


25 


»5' 


Col.  9. 


20. 


25 


10. 


5  siqlu  kaspi 

kasap-su-nu 

1  ma-na  5  siqlu  kaspi 

3  SAB  IMÊR+BAR+AN(»a) 


si  m 

1  IMÊR+BAR+AN 

1/3  sa  kaspi 

kasap-su-nu 

4  ma-na  kaspi 
40  NI  DUK(r56) 
sîmu 

1  siqlu  kaspi 

10NIQA 

kasap-su 

3  ma-na  kaspi 

5  SAG-US 

4  SAG-SAL 
sîmu 

1  SAG 

1/3  sa  kaspi 

kasap-su-nu 

3  ma-na  kaspi 

1  martu 

sîm-sa 

13  siqlu  kaspi 


15.   SU-NIGIN    21    1/3   sa  ma-na 
LAL  2  siqlu  kaspi 
NIN  Kl  NIN  GAN 

1  SAB  IMÊR+BAR+AN 
iGISTUL(r74)GARSU 

1  ki-li-lum  kaspi 
20.   KI-LAL-BI  1/3  sa  kaspi 

1  (erû)  na-ap-Ia-aq-tum  siparri 


15.    de  5  sicles  d'argent, 

d'où  leur  valeur 

d'une  mine  5  sicles  d'argent; 

3x4  ânes, 

au  prix, 
20.    par  âne, 

d'un  tiers  de  mine  d'argent  ; 

d'où  leur  valeur 

de  4  mines  d'argent. 

40  mesures  d'huile". 
25.    au  prix 

d'un  sicle  d'argent 
Col.  9.  les  10  qa  d'huile, 

d'où  le  prix 

de  3  mines  d'argent  ; 

5  mâles, 
5 .   4  femelles, 

au  prix 

par  tète 

de  1/3  de  mine  d'argent, 

d'où  la  somme 
10.   de  trois  mines  d'argent  ; 

une  fille, 

au  prix 

de  13  sicles  d'argent. 

15.    Total   :    21    mines    1/3    moins 
2  sicles  d'argent, 

additionnellement   au  prix  du 
champ. 

1x4  ânes; 

1  instrument  GIS  TUL  GAR 
SU; 

1  kililum  d'argent, 
20.    dont  le  poids  est  de  1/3  de  mine; 

1  naplaqtum  de  cuivre; 


1.  De  même  que  la  mesure  qa  col.  9,  I,  suit  la  substance  qu'elle  mesure,  ainsi  notre  signe  qui  suit  la  substance  de 
l'huile  ne  peut  être  qu'une  mesure  ou  un  vase,  c'est-à-dire  t||5.  Donc  :  40  pots  d'huile  à  1  sicle  les  10  qa  :  prix  total 
3  mines,  ou  180  sicles  :  d'où  1.800  qa  pour  40  pots,  ou  45  qa  pour  1  tT|^  ou  karpatu. 

4 


36 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


i  subatu  SU-UL  A-PAL 
I-ti  Ê-a 

mâr  Ur  Marad-da 
25.   mâr  mâr  Ur  Kes(i22)-(ki) 
Col.  10.  pânDUP-SI-GA 

1  subatu  SU-UL  A-PAL 
I-ti  ili 

mâr  Il-su  QAR(49) 
5 .    1  subatu  SU-UL  A-PAL 
Ê-KU-KU 

2  mâr  Su-mu  GI 

10.   mâr  mâr  RAB-SUB(97) 
1  subatu  SU  SE  GA 
DA-DA 
mâr  Ur  Marad-da 

1  subatu  SU  SE  GA 
15.   KAMA-MA 

mâr  Ilu  QAR  (49) 

2  mâr  mâr  Ur  kes(i22)-(ki) 
pân  DUP-SI-GA 

1  subatu  SU  SE  GA 
20 .    Dam-ba-ba 

mâr  Ilu  QAR 

1  subatu  SU  SE  GA 

Sa-lim  A-hu 

mâr  DA-DA 
25  .    2  mâr  mâr 

Ra-bê  ilu 
Col.  11.  1  subatu  §U  SEGA 

Su-mu  E-a 

1  subatu  SU  SE  GA 

Ê  DA-DA 
5  .    2  mâr  Karibu  (97)  sa  Nanâ  (121) 

mâr  mâr  RAB-SUB 

1  subatu  SU  SE  GA 


1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 
(pour)  Iti  Êa, 
fils  d'UrMaradda, 
25  .   petit-fils  d'Ur  Kes(ki), 
Col.   10.  chez  DUP-SI-GA; 

1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 
(pour)  Iti  ili, 

fils  d'IIsu  QAR; 
5.    1  vêtement  SU-UL  A-PA1, 
(pour)  Ê-KU-KU, 

2  fils  de  Sumu  GI', 

10.   petits-fils  de  RAB-SUB2; 
1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  DA-DA, 
fils  d'Ur  Maradda; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
15.   (pour)  KA  MAMA, 

fils  d'Ilu  QAR, 

2  petits  fils  de  Ur  Kes(ki) 5  ; 
chez  DUP-SI-GA  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA 
20.   (pour)  Dambaba, 

fils  de  Ilu  QAR  ; 

1  vêtement  SU  SE  GA 

(par)  Salim  Ahu, 

fils  de  DA-DA, 
25.    2  petits-fils  de 

Rabê  ilu; 
Col.   11.  1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Sumu  Ea; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Ê  DA-DA, 
5.    2  fils  de  Karibu  sa  Nanâ, 

petits  fils  de  RAB-SUB; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 


1.  GI,  nom  divin  par  analogie,  cf.  Sumu  Êa  C.  II,  2. 

2.  Nom  propre,  ou  nom  de  fonction  rab-karibu  comme  rab-sukkalli. 

3.  Le  signe  122  et  le  mot  Kes  (ki)  indique  un  lieu  particulier  comme  il  ressort  de  ce  petit  texte  OBI.  I.  Autogr. 
pi.  8,  n°  14.  (An)  Nin-har-sag,  nin-a-ni  UR  (an)  GUR,  us  dan-ga,  lugal  sis  ab  ki  ma,  lugal  Ki-ên-gi  ki  burbur  kit,  KeS 
ki,  ki  ag-ga-ni,  mu-na-ru.  «  A  Ninharsag...  le  Kes-ki  son  lieu  bien  aimé,  il  a  construit.  » 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


27 


Col.    12. 


IluNC-IT 

mâr  I-ti  E-a 
10.   màr  mâr  Ur  Marad-da 

pân  Ur  Kes(i22)-(ki) 

1  subatu  SU  SE  GA 

I-si-im  ilu 

mâr  Im-tum 
15.    mâr  mâr  Ur  kes(i22)-(ki) 

SU-NIGIN    1    SAB    1MÊR  + 

BAR  +  AN 
SU-NIGIN   1   GIS  TUL  (-74) 

GARSU 
SU-NIGIN  1  ki-li-lum  kaspi 
20.   SU-NIGIN  1  (erû)  na-ap-la-aq- 

tum  siparri 
SU-NIGIN  4  subâti  SU-UL  A- 

PAL 
SU-NIGIN  8  subâti  SU  SE  GA 
NIN  BA  GAN 
SU-NIGIN  12  KAL 
25.   mâr  mâr  DUP-SI-GA 
pân  SUB  (97)  sa-ru-um 
nu-tur 
sa-ad  BAR  (alu)  IM-(ki) 

TIL-LU  GAN 

5 .   akalu  kaspu 

(ixi8o)+(7xi8)  GAN 

sîm-su 

600 +  (7x60)    SE  GUR    SAG 
GAL 
10.    sîmu 

1  siqlu  kaspi 


(pour)  Ilu  NU  IT, 

fils  de  Iti  Êa, 
10.   petit-fils  de  Ur  Maradda, 

chez  Ur  Kes(ki); 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Isim  ilu, 

fils  d'Imtum 
15.   petit  fils  de  Ur  Kes(ki) 

Total  :  1x4  ânes, 

Total  :   1  GIS  TUL  GAR  SU 

Total  :  1  kililum  d'argent, 
20.   Total  :  1  naplaqtum  en  cuivre, 

Total  :  4  vêtements  SU-UL  A- 

PAL, 
Total  :  8  vêtements  SU  SE  GA, 
don  pour  le  champ. 
Total:  12  individus. 
25.   gens  de  DUP-SI-GA, 
Col.   12.  chez  SUB  sa-ru-um", 

préfet 
de  la  montagne  BAR(alu)  IM 

(ki)  -  : 
serfs  du  champ, 
5  .   avec  nourriture  et  salaire. 

champ  de  306  unités  de  super- 
ficie, 
sa  valeur  étant 
1020  GUR  de  blé; 

10.    le  prix  étant 

à  1  sicle  d'argent 


1.  Karibu  sarum.  Cf.  R.,  II,  34,  3,  32,  sarû  synonyme  de  lagin  isitti  et  musarbidu  syn.  de  sukkallu. 

2.  BAR  =  ahâtu  «  montagne  voisine  de. . .  »  (?). 


28 


OBÉLISQUE  DE  MAN1STU-IRBA 


i  Se  gur  sag  gal 

kasap-su 
1 7  ma-na  kaspi 
1 5 .  sîm  GAN 

7  GUN  LAL   12  ma-na  sipâti 

si  mu 

i  siqlu  kaspi 
4  ma-na  sipâti  (>8o) 
20.    kasap-si-in 

i  2/3  sa  ma-na  2  siqlu  kaspi 

NIN  Kl  NIN  GAN 

1  subatu  SU  SEGA 
ZU-ZU 

25  .    1  subatu  SU  SE  GA 
Gir-é  SUB 

2  mâr  Is-mâ  ilu 
pân  nagiri  (56) 

Col.  13.  mârmàrURUR 

Si  (ou  pân)  PA-HI 

SU-NIGIN  2  subati  SU  SE  GA 
5.   NIN  BA  GAN 
SU-NIGIN  2  KAL 
mâr  mâr  UR-UR 
SI  (ou  pân)  PA-HI 
TIL-LU  GAN 
10.   akâlu  kaspu 

SU-NIGIN  6x1080  GAN 

GAN  GUR  (35) 

iltanu 
15.   nârZI-KALA(.72)-MA 

GAN  GUR 

sûtu 

Bit  Gis-ma-nu  (ki) 

GAN  GUR 
20.   sadû 


Col. 


!3- 


le  GUR  de  blé, 

la  somme  du  prix 

est  de  17  mines  d'argent, 
1  5.   prix  du  champ. 

7  talents  moins    12    mines  de 
laine, 

au  prix 

de  1  sicle  d'argent 

les  4  mines  de  laine, 
20.    d'où  la  somme  du  prix: 

1  mine  2/3  de  mine,  et  2  sicles 
d'argent, 

additionnellement   au   prix   du 
champ. 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  ZU-ZU; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Gir-é 

2  fils  d'Ismâ  ilu, 
chez  le  majordome, 
gens  de  UR-UR, 
chez  PA-HI  (ou  Sl-PA-HI) 


Total  :  2  vêtements  SU  SE  GA, 
5  .   Don  pour  le  champ. 
Total  :  2  individus, 
gens  de  UR-UR 
chez  PA-HI  (ou  SI-PA-HI), 
serfs  du  champ, 
avec  nourriture  et  salaire. 


25 


10 


Total  :  6480  unités  de  superficie, 

mesuré  (ou  limité) 

au  nord 
15.   par  le  canal  ZI-KALAMA  ; 

mesuré 

au  sud 

par  la  tribu  Bit  Gismanu(ki); 

mesuré 
20.   à  l'est 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


29 


25 


Col.  14. 


10 


15 


20. 


nâr  A-mas-ti-ak 

GAN  GUR 

amurru 

(ilu)  A-MAL  is-da-gal 

mâr  Sar-ru  kînu 

SUG  (197)  (ilu)  Nin-har-sag 

1  subatu  SU  SE  GA 

1  (erû)  HA-ZI  siparri 

Pa-sa-ah  ilu 

Amil  ZID  (i78)-GID 

mâr  UR-UR 

1  subatu  SU  SEGA 

1  (erû)  HA-ZI  siparri 

Ib-lul  ilu 

dup-sar 

mar  NU-GAL 

1  subatu  SU  SE  GA 

1  (erû)  HA-ZI  siparri 

Ur  (ilu)  NIN  KAR  («07) 

SAG-TU  (.83) 

mâr  BARA-(63)  KI-BA 

mâr  mâr  A-ku  i-lum 


25 


Col.  14. 


SU-NIGIN  3  subati  SU  SE  GA 
SU-NIGIN  3   (erû)  HA-ZI  si- 
parri 
NINBA 
Amil  GAN  GID-DA 


1  Karibu  sa  LU-LU 

mâr  Ilu  A-zu 

daïan 

1  Gal-zu  ilu 

SU  NIN 

sangu  (173) 

(ilu)  LUGAL  Marad-da 

1  Ilu  ba-na 


10 


par  le  canal  Amastiak; 

mesuré 

à  l'ouest 

par  (ilu)  A-MAL  isdagal 

fils  de  Sarru  kînu. 

Cannaie  de  (ilu)  Nin-har-sag. 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

1  outil  HA-ZI  de  cuivre, 

(pour)  Pasah  ilu, 

le  meunier, 

fils  d'UR-UR  ; 

1  vêtement  SU  SEGA, 

1  outil  HA-ZI  de  cuivre, 

(pour)  Iblul  ilu, 

le  scribe, 

fils  de  NU-GAL; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

1  outil  HA-ZI  de  cuivre, 

(pour)  Ur  (ilu)  NIN-KAR, 

le  préfet  (?) 

fils  de  BARA  KI-BA, 

petit-fils  de  Aku  ilum. 


»5 


20, 


25 


Total  :  3  vêtements  SU  SE  GA, 
Total  :  3  outils  HA-ZI  de  cuivre, 


cadeau 

aux  arpenteurs. 


1  Karibu  sa  LU-LU  ' , 

fils  de  Ilu  Azu, 

le  juge; 

1  Galzu  daïan, 

SU  NIN, 

prêtre, 

du  dieu  LUGAL  Maradda 

1  Ilubana, 


1     1  ,.„„!  Miyad-da  si  souvent  nommé.  Les  syllabaires  ajoutent 
,.  LU-LU,  nom  divin,  par  analogie-  Le  même  que  le  Lugal  Ma, arf  rfa  s.  souvem 
-4-  4-  pour  préciser  sans  doute  qu'il  s'agit  d'un  Ninip  de  Maraddafk,).  Vo.r  Brunn.,  ,07,9. 


30 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


AB+Aè(M3)ali 
Col.  15.  mârSAB(«»7)TIG(«4«)BA 

1  Bè-li  a-mi 
màr  Ur  Ap-ra 

pân  DAR+A(îo)-TUM  MU-DA 
5 .    1  A-bu-bu 
màr  I-mi  ilu 
PA  Ka-zu-ra-ak-(ki) 
1  Is-tupilu 

màr  AMAR  (7»)  URU  URU 
10.   mârmâr 
sangu  ('73) 
1  MI-DAR+A  (30) 
mâr  I-ki-lum 
nu-tur  1  Na-na-ak-ki 
15.    1  Ti-ir-su 

màr  Karibu  (97)  sa  LU-LU 
mâr  mâr  PA-AL  (sabrû) 
1  I-li  A-hi 
mârBIL-SAG 
20 .   nu-tur 

1  Ma-an-sa-ki  irba 
mâr  A-BIL-DA 
1  Ilu  ba-ni 

nu-tur  MÂ-URU  («08) 
25.   marRAB-SUB(97) 
1  Na-mu-ru-um 
mâr  I-da  ilu 
iIHTIG 

mâr  Su-mu  (ilu)  ÊN-ZU 
Col.  16.  iMi-it-tus 

mâr  Is-tup  ilu 
nu-tur 
1  Ilu  ba-ni 
5.   mâr  MI-SU+A  (30) 
1  DIR(28)-UM 
mâr  I-ti  (ilu)  Da-gan 

i.  Ap-ra,  non  divin,  par  analogie.  Cf.  D.  5,  3,  4, 
rencontre  Ida  f>^\\  B.  4,  12,  pour  Ida  >~*^-  A.  n, 
dans  Surpu  II,  163  (Zimmern). 


ancien  de  la  ville, 
Col.  15.  filsdeSABTIGBA; 

1  Bèli  a-mi 
filsd'Ur  Apra\ 
chez  DAR+A-TUM  MU-DA; 
5.    1  Abubu, 
filsd'Imi  ilu, 

fonctionnaire  de  Kazurra(ki); 
1  Istupilu, 

filsd'AMAR-URU-URU, 
10.   petit-fils, 
du  prêtre; 
1  Ml-DAR+A, 
fils  d'Ikilum, 

préfet  en  chef  de  Nanakki  ; 
15 .    1  Tirsu, 

fils  de  Karibu  sa  LU-LU, 
petit-fils  du  voyant 
1  Ili  Ahi, 

fils  de  BIL-SAG, 
20 .   préfet  ; 

1  Mansaki  irba, 
filsd'A-BIL-DA; 
1  Ilu  bani, 

préfet  de  MÂ-URU 
25.   filsde(du?)RAB-SUB; 
1  Namurum 
fils  d'Ida  ilu; 
1  IluTIG, 
fils  de  Sumu  Sin; 
Col.   16.  1  Mittus, 

fils  d'Istup  ilu, 
préfet  ; 
1  Ilu  bani, 
5.   fils  de  MI-SU+A; 
1  DIR-UM, 
fils  d'Iti  Dagan; 

où  Apra  £~£^TY  est  évidemment  pour  Apra  *-*\-,  comme  on 
10.  Le  dieu  Ya-ap-ru  est  nommé  entre  En  Suèinak  et  Humban 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


3' 


15 


I  TU-TU 

mâr  NI-NI 
10.    1  A-ku  Ê-a 

mâr  Karibu  (97)  sa  E-a 

Ur  (ilu)  ÊN-ZU 

mâr  Ur  Isin  (144) 

nu-tur  GIS-KIN  (64)  TI 

1  Ur  ÊN-GAL  DU-DU 

mâr  Ur  (ilu)  Asnan  (8l) 

nu-tur  Ê-mar-(42)za-(ki) 

1  TU-TU 

mâr  Sal-la-la 
20.   ah  Ra-bê  ilu 

1  Ilu  QAR  (49) 

mâr  Ti-li-lum 

1  Ik-ru-ub  ilu 

mâr  Karibu  (97)  sa  SU 

1  Ilu  MU-DA 

mâr  I-ME-A 

1  DAR(*>)-MA  SIB  (40) 

mâr  I-nin  sa-tu 

iUr(ilu)PA-GIS-BIL-SAG 
Col.  17.  mâr  Ê-IM-IL  (60)  (Bit  mutlillû) 

APINH-LUGAL 

1  A-hu  is-sap 

mâr  A-ha-ar-si 
5  .    5  mâr  mâr  LUGAL  Isin  (144) 


25 


Col.  17. 


1  TU-TU, 

fils  de  NI-NI; 
10.    1  Aku  Êa, 

fils  de  Karibu  sa  Ea; 

1  Ur  Sin, 

fils  d'Ur  Isin, 

préfet  des  GIS  KINTI'; 
15.    1  Ur  ÊN-GAL  DU-DU, 

fils  d'Ur  (ilu)  Asnan, 

préfet  d'Êmarza(ki)  ; 

1  TU-TU, 

fils  de  Sallala, 
20.   frère  de  Rabè  ilu; 

1  Ilu  QAR, 

fils  de  Tililum; 

1  Ikrub  ilu, 

fils  de  Karibu  sa  SU  ; 
25.    1  Ilu  MU-DA, 

filsd'I-ME-A; 

1  DARMA  SIB, 

fils  d'Inin  satu  ; 

1  Ur  (ilu)  PA-GIS-BIL-SAG, 

fils  d'Ê-IM-IL, 

jardinier  du  roi; 
1  Ahu  issap, 

fils  de  Aharsi, 
5 .   petit-fils  de  LUGAL  Isin 


10 


:5 


SU-NIGIN  3  dup-sar 
SU-NIGIN  30  LAL  3  AB+AS 

AB+AS(m3) 
1  Be-li  sa-tu 
10  mâr  Pa-sa-ah  ilu 
amilZID(.78)-GID 
Is-lul  ilu 
mâr  Is-tup  ilu 
1  I-mi  ilu 
mâr  Karib  (97)  Be-li 


10. 


15 


Total  :  3  scribes, 

Total  :  30  anciens  moins  3 

1  Beli  satu, 

fils  de  Pasah  ilu, 

meunier  ; 

1  Islul  ilu, 

fils  d'Istup-ilu; 

1  Imi  ilu, 

fils  de  Karib  Beli; 


GIS-KIN-TI  =  /«s&ato.Suppl.  Wôrt.  B.  Meissner,  105. 


32 


OBÉLISQUE  DE  MAN1STU-IRBA 


30. 


Col.  18 


'•> 


IO 


»5 


20 


1  Ilu  GI 

mârGal-zu  ilu 

SU-NIN 

sangu  (173) 
20.   (ilu)  LUGAL  Marad-da 

1  Ti-ru-um 

mar  Qar-su 

rab-sukkalli 

mâr-mâr  I-URU-IS  be-li 
25.    1  IQBIL-GI 

mâr  Be-li  TIG 

nu-tur  amil  SI 

1  I-da  ilu 

màr  Ib-lul  ilu 

mâr  mâr  NU-GAL 

1  Ilu  A-ha 

mâr  Be-li  TIG 

nu-tur 

1  NU-NI-DA 

mâr  Be-li  a-mi 

mâr  mâr  Ur  Ap-ra 

pân  DAR+A(3o)-TUM  MU-DA 

1  Li-sa-lum 

mâr  Ur  AN-KI 

SUAZAG-DIM 


20, 


25 


Col.  18. 


1  Ilu  GI 

fils  de  Galzu  ilu, 

SU-NIN, 

prêtre, 

du  dieu  LUGAL  Maradda; 

1  Tirum, 

fils  de  Qarsu, 

gra.nd-sukkal; 

petit-fils  d'I-URU-ISbeli; 

1  IQ  BIL-SI, 
fils  de  Beli  TIG, 
préfet  des  veilleurs  (?)  ; 

1  Ida  ilu, 

fils  d'Iblul  ilu, 

petit-fils  de  NU-GAL; 

1  Ilu  Aha, 

fils  de  Beli  TIG, 

préfet  ; 

1  NU-NI-DA, 

fils  de  Beli  ami, 

petit-fils  de  Ur  Apra, 

chez  DAR+A-TUM  MU-DA; 

1  Lisalum, 

fils  d'Ur  AN-KI, 

l'orfèvre  : 


30 


10 


SU-N1GIN  10  mâr-mâr 

AB+ASAB+AS  (m?) 

1  Bê-li  TIG 

mâr  Ra-bê  ilu 

1  A-nu  bel  (>)_zu 

mâr  Ik-ru-ub  ilu 

1  Is-mâ  ilu 

mâr  Ik-ru-ub  Ê-a 

1  I-ti  ilu 

màr  Ha-da-bi 

1  Karibu  sa  Nanâ 

mâr  KA  MA-MA 

1  Ur  Ap-ra 


*5 


20. 


Total  :  10  fils 
des  anciens. 
1  Beli  TIG, 
fils  de  Rabè  ilu; 
1  Anu  belzu, 
fils  d'Ikrub  ilu; 
1  Ismâ  ilu, 
fils  d'Ikrub  Êa; 
1  Iti  ilu, 
fils  de  Hadabi; 
1  Karibu  sa  Nanâ, 
fils  de  KA  MAMA  ; 
1  Ur  Apra, 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


îî 


25.    dup-sar 

mâr  Su-mu  Hum 

1  Dam-qu  i-lum 

mâr  Ra-bê  ilu 

1  Karibu  (97)  sa  LU-LU 
30 .    Rab-mâti 

sa-ad  BAR  (alu)  IM-(ki) 
Col.  19.  1  Ga-at-lum  (ou  Gat  Hum) 

mâr  Ra-bê  ilu 

Ha-ar-ha-mu-na-ak-(ki) 

1  UR-UR 
5 .    mâr  Su-ni-um 

Mar(42)-ur(>5o)-(ki) 

1  Ra-bê  ilu 

mâr  Il-su  A-ha 

Ka-dû('23)-lum-(ki) 
10.    1  I-da  ilu 

mâr  I-ku  E-a 

Ka-zu-ra-ak-(ki) 


25.    scribe, 

fils  de  Sumu  Hum; 
1  Damqu  ilum, 
fils  de  Rabè  ilu; 
1  Karibu  sa  LU-LU, 
30.   chef  du  pays 

de  la  montagne  BAR  (alu)  IM(ki)  ; 
Col.   19.  1  Gatlum 

fils  de  Rabê  ilu, 
à  Harhamunakki; 
UR-UR, 
5  .    fils  de  Sunium, 
à  Mar-ur(ki)  ; 
1  Rabê  ilu, 
fils  de  Ilsu  Aha, 
à  Kadûlum(ki); 
10.    1  Ida  ilu, 
fils  d'Iku  Êa, 
à  Kazurakki. 


SU-NIGIN  i2nu-turuPA 


*5-    

SU-NIGIN  SU-NIGIN  32  KAL 

Marad-da-(ki) 

AB+AS  AB+AS 

GAN       . 
20.  600(201)  KAL 

in  Ga-za-lu-(ki) 

akalu  usakal 

600(20.)  KAL 

SU  1  UTU 
25 .  600+600(201)  KAL 

SU  2  UTU 

in  mas-ga-ni  Be-li-ba-ni 

abarak  (92)  (ilu)  A-MAL  is-da- 
gal 

akalu  usakal 
30.   Amil  Marad-da-(ki) 


Total  :    12  préfets  et  fonction- 
naires. 

J5-  " 

Total  des  totaux  :  32  individus 

de  Maradda(ki) 

des  anciens 

du  champ. 
20.   (En  outre)  600  individus 

à  Gazalu(ki) 

il  nourrira. 

600  individus, 

chaque  jour  (?), 
25 .    1200  individus, 

chaque  deux  jours  (?), 

dans  l'hôtellerie  de  Beli  bani 

intendant  d' A-MAL  isdagal, 

il  nourrira. 
30.   (Tous),  gens  de  Maradda(ki). 

5 


34 


OBELISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Suite  comme  A.  10  penult,  etc.,  à  A.  16  conclusion  exclus. 
Conclusion  : 


Col.  24. 


Col.  1. 


Col.  2. 


Col.  3. 


Col. 


27  GAN  Marad-da-(ki) 

28  Ma-an-is-tu  irba 

29  sarru 

30  Kis 

31  isîm 

Col. 

24. 

27  Champ  de  Maradda(ki). 

28  Manistu-irba 

29  roi 

30  de  Kis 

31  a  acheté 

...  +  2GAN 

sîm-su 

....rSEx36oo(.s5)GUR 
GAL 

Face  D 
Col. 

SAG- 

1. 

Champ  de. .  .+2  unités  de  super- 
ficie, 
sa  valeur 
étant  de  .r  GUR  de  blé; 

simu 

[1  siqlu]  kaspi 

1  SEGURSAGGAL 

kasap-su  Col.  2. 

1  GUN  2  ma-na  kaspi 

sîm  GAN 

(6x6o)+i2  SE  GUR  SAG  GAL 

kasap-su 

6  ma-na  12  siqlu  kaspi 

NIN  Kl  NIN  GAN 

1  SAB  IMÊR+BAR+AN  Col.  3. 

1  GISTUL(.74)GARSU 

1  subatu  SU-UL  A-PAL 

1  ki-li-lum  kaspi 

KI-LAL-B1  15  siqlu  kaspi 

IQ  BIL-GI 

1  ki-li-lum  kaspi 

KI-LAL-BI  15  siqlu  kaspi  Col.  4. 

1  subatu  SU-UL  A-PAL 

Al-la 


au  prix 
5  .    de  1  sicle  d'argent 

le  GUR  de  blé, 

sa  valeur 

est  de  1  talent  2  minesd'argent, 

prix  du  champ. 

372  GUR  de  blé, 
5 .    au  prix 

de  6  mines  12  sicles  d'argent, 

sont   additionnels   au    prix    du 
champ. 

1x4  ânes, 

1   instrument  GIS  TUL  GAR 
SU, 

1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 

1  kililum  d'argent, 
5.    du  poids  de  15  sicles 

(pour)  IQ  BIL-GI, 

1  kililum  d'argent, 

du  poids  de  1  5  sicles, 

1  vêtement  SU-UL  A-PAL, 

(pour)  Alla, 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


35 


Col.  5. 


Col.  6. 


Col.  7. 


2  mâr  Ap-ra  il 

5 .   mâr-mâr  Is-tup-Bêl 
1  subatu  SU  SE  GA 
1  (erû)  par-sa-tum  siparri 
SUB(97)SUGI 
SAG-TUO83) 

mâr  GIR-A-MU  (ou  Ardiya) 
mâr  mâr  Ap-ra  il  (77) 

3  mâr  mâr  Ap-ra  il  (77) 
5 .    1  subatu  SU  SE  GA 

Su-mu  GI 

1  subatu  SU  SE  GA 
Bêl(i)li-id  i-lum 

2  mâr  Dûr-il  (77) 
mâr  mâr  Ib-bu-bu 

1  subatu  SU  SE  GA 

Karibu  sa  KUR-KUR  (PAP- 
PAP) 

mâr  LUGAL-Isin 
5.    1  subatu  SU  SEGA 

Ti-da-nu 

mârlluMU-DA 

mâr  mâr  Ur(ilu)  SI-LU 

1  subatu  SU  SE  GA 
10.   KU-KU 

mâr  En-na  E-a 

mâr  mâr  ZI-ZI 

1  subatu  SU  SE  GA 

Ilu  A-ha 
5  .    mâr  I-ti  Nanâ 

mâr  mâr  Amil  SI 

1  subatu  SU  SEGA 

Gir-zu-ni 

mâr  Is-tup  Karibi  (97) 
10.    mâr  mâr  Si-na-na-tim 


Col.  5. 


Col.  6. 


Col.  7. 


Col.  8. 


SU-NIGIN    1    SAB  IMER  + 
BAR+AN 


Col.  8. 


2  fils  d'Apra  il, 

5.    petits-fils  d'Istup  Bel  ; 
1  vêtement  SU  SE  GA, 
1  outil  parsatum  de  cuivre, 
(pour)  SUBSUGI 
chef, 

fils  de  GIR-A-MU, 
petit-fils  d'Apra  il  ', 

3  petits-fils  d'Apra  il; 
5.    1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Sumu  GI; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Bel  lidilum; 

2  fils  de  Dur  il, 
petits-fils  d'Ibbubu; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
(pour)  Karibu  sa  KUR-KUR, 

fils  de  LUGAL-Isin; 

5.    1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Tidanu, 

fils  d'Ilu  MU-DA, 

petit-fils  d'Ur(ilu)  SI-LU; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 
10.   (pour)  KU-KU, 

fils  d'Ênna  Êa, 

petit-fils  de  ZI-ZI; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Ilu  Aha, 
5.    fils  d'Iti  Nanâ, 

petit-fils  d'Amil  SI; 

1  vêtement  SU  SE  GA, 

(pour)  Girzuni, 

fils  d'Istup  Karibi, 
10.    petit-fils  de  Sinanatim. 


Total  :  1  x  4  ânes, 


1.  Apra  est  nom  divin,  cf.  noie  supra. 


36 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


SU-NIGIN   i    GIS  TUL  (.74) 

GARSU 
SU-NIGIN  2  ki-li-lum  kaspi 
SU-NIGIN  1  (erû)  par-sa-tum 

siparri 
5.   $U-NlGIN2subatiSU-ULA- 

PAL 
SU-NIGIN  8  subati  SU  SE  GA 
NIN  BA  GAN 
SU-NIGIN  10KAL 
TIL-LU  GAN 
10.   akâlu  kaspu 

GAN  sa-ad  Mil-ki-im 
in  Zi-ma-na-ak 

Col.  9.  GANGUR(«) 

iltanu 

GAN  An-za-ma-tim 
GANGUR 
5 .   amurru 

nâr  NUN-ME 
GAN  GUR 
sûtu 

GAN  Mi-zu-a-ni-im 
10.   GAN  GUR 
sadû 
GAN  Si-im-tum 

1  I-zi-lum 
15.    1  En-na  E-a 
Col.  10.  2mârUR-SAGHUMowQarrad 

Hum 
mâr  mâr  TI-TI 
1  Ilu  A-ha 

mar  DAR(29)  -MA  ba-ni 
5.  PA 

1  LUGAL-Isin 


Total  :  1  outil  GIS  TUL  GAR 

SU, 
Total  :  2  kililum  d'argent, 
Total  :  1  parsatum  de  cuivre, 

5.   Total  :  2  vêtements  SU-UL  A- 
PAL, 
Total  :  8  vêtements  SU  SE  GA, 
don  pour  le  champ 
Total  :  10  individus, 
serfs  du  champ, 
10.   avec  nourriture  et  salaire. 
Champ  de  Mont  Milkim, 
district  de  Zimanak 

Col.  9.  Mesuré  (ou  limité) 

au  nord 

par  le  canton  d'Anzamatim  ; 
mesuré 
5.   à  l'ouest 

parle  canal  NUN-ME; 
mesuré 
au  sud 

par  le  canton  de  Mizuanim; 
10.    mesuré 
à  l'est 
par  le  canton  Simtum. 

1  Izilum, 
15  .    1  Enna  Ea, 
Col.  10.  2  fils  de  UR-SAG  Hum  \ 

petits-fils  ou  gens(?)  de  TI-TI  ; 

1  Ilu  Aha, 

fils  de  DAR-MA  bani, 

fonctionnaire  ; 

1  LUGAL  Isin, 


1.  Cf.  Ennâ  Hum,  Iti Hum,  Qat-Hum.  Sumu-Hitn  (sup.). 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


37 


PA 

màr  Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU 

i  Su-mu  Hum 
10.    mâr  Sa-tu-ni 

i  Karibu  sa  (ilu)  NU-MUS-(74) 
DA 

qat  (ilu)  NU-ME-A 

i  Ilu  A-ha 

qat  Bi-e-tim 
Col.  il.  i  Gir-é  Karibi  (97) 

mâr  Ilu  A-ha 

pânDÈ-DÈ(50 

1  Ga-Ia-ab  Ë-a 
5 .    mâr  I-si-me 

ri'u 

Be-li  MU-DA 

mâr  Su-mi  SU 

1  DIR(28)-UM 
10.    mâr  Gu-ni-su 

1  Ilu  ba-ni 

mâr  A-hu  pa-lik 

mâr  mâr  Zi-im-tum 

I  Karib(97)-Isin 
15.   mâr  NA-Ê-SUM 
Col.  12.  dam-qar  (49) 

1  Ik-ru-ub  E-a 

mâr  I-ki-lum 

a-bi  ali 
5.   NIM-(ki) 

1  Karibu  (97)  sa  (ilu)  Adad 

mâr  I-dur  (142)  ma-at 

1  Sa  (91)  i-li 

mâr  Karibu  (97)  sa  MA-MA 
10.   pân  Tu-kul(i58)-tim 


fonctionnaire, 

fils  d'Istup  Sin  ; 

1  Sumu  Hum, 
10.    fils  de  Satuni  ; 

1    Karibu    sa  (ilu)    NU-MUS- 
DA\ 

chez  (ilu)  NU-ME-A2; 

1  Ilu  Aha, 

chez  Bètim; 
Col.  11.  1  Giré  Karibi  '. 

fils  d'Ilu  Aha, 

chez  DE- DE  ; 

1  Galab  Êa. 
5.    filsd'Isime, 

berger  ; 

1  Beli  MU-DA, 

fils  de  Sumi  SU  ; 

1  DIR-UM, 
10.    fils  de  Gunisu; 

1  Ilu  bani, 

fils  d'Ahu  palik, 

petit-fils  de  Zimtum  ; 

1  Karib  Isin, 
15.   fils  de  NA-Ê-SUM, 
Col.  12.  marchand; 

1  Ikrub  Êa, 

filsd'Ikilum, 

ancien  de  la  ville 
5.   deNIM(ki); 

1  Karibu  sa  Adad, 

fils  d'Idur  mat; 

1  Sa  ili, 

fils  de  Karibu  sa  MA  MA, 
10.   chez  Tukultim4; 


1.  Adad  ilu  sagimu  V,  R.  46,  44  a,  b.. 

2.  Balum  «  Mercure  »,  R.  II,  49,  3,  33,  Jens-Kosm.  124. 

3.  Ou  Arad  Karibi  comme  A.   14,  5;   C.    12,  26;   ei   probablement  ailleurs  Ardam  Malik  pour  Gir-am  Malik, 
B.  3,  8;  5,  15. 

4.  La  lecture  qui  du  signe  158  n'est  pas  certaine.  On  le  retrouve  dans  Saqqullum,  B.  1,  5.  Peut-être  est-ce  une 
variante  de  qu  (154). 


î» 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


i  DAR  («)  -MA  MU-TUM 

mâr  Ra-bê  Ilu 

pân  (ilu)  NIN-KAR  (io7) 

i  Gir-zu-ni 
15.   mârGu-ni-su 
Col.  13.  pânSAL-IMÈR 

1  En-na  E-a 

màr  A-ha-ar-si 

nangaru  (rôa) 
5.    1  La-a-gur  (3?) 

màr  URU  SUB  (97) 

pàn  Pl-GI  ali 

1   Su-mi  SU 

mâr  Lu-da-na-at 
10.   ri'u 

1   La-giSUB(97) 

mâr  Gir-zu-ni 

1  La-gi  SUB  (97) 

mâr  SUB  SUB  (97)  {ou  Karib 
Karibi) 
15  .    pân  gallabi 

1  Gir-zu-ni 

màr  SUB  SUB  (97) 
Col.   14.  amilSI 

1  Su-ni-um 

mâr  Bi-im 

pân  ZI-ZI 
15 .    1  I-nin  sa-tu 

màr  En-na  E-a 

dam-gar  (49) 

1  Su-mi  SU 

mâr  Lu-zu-su 
10.    pàn  (ilu)  ÈN-(ki) 

1  A-ku  i-lum 

mâr  NAR?(.77)  i-lum 


1   DAR-MA  MU-TUM, 
fils  de  Rabê  Ilu, 
chez  le  dieu  NIN-KAR; 
1  Girzuni, 

15.    fils  de  Gunisu, 
Col.  13.  chez  SAL-IMÉR'; 

1  En-na  Èa, 
fils  d'Aharsi, 
le  menuisier  ; 
5.    1  Làgur, 

fils  d'URU  SUB, 
chez  PI-GIali; 
1  Sumi  SU  2, 
fils  de  Ludanat, 

10.    berger; 

1   Lagi  SUB, 
fils  de  Girzuni; 
1  Lagi  SUB, 
fils  de  SUB  SUB, 

1  5  .   chez  le  tondeur; 
1  Girzuni, 
fils  de  SUB  SUB, 
Col.  ^14.  veilleur; 

1  Sunium, 
fils  de  Bim, 
chez  Zl-Zi  ; 
5 .    1  Inin-satu, 
fils  d'Enna-E-a, 
marchand  ; 
1  Sumi  SU, 
fils  de  Luzusu, 
1  o .    chez  Ea  ; 

1    Aku  ilum, 
filsdeNAR(?)ilunr, 


1.  Imertu  ou  Atânu  (?). 

2.  SU,  nom  divin  par  analogie. 

3.  Le  signe  177  est  probablement  un  des  multiples  signes  archaïques,  qui  se  sont  confondus  pour  former  le  signe 
moderne  ^Tf:,  avec  ses  nombreuses  valeurs. 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-1RBA 


39 


Col.  15. 


pân  Ur  (ilu)  AP 
1  Zi-kar(-io)-su  (ou  SU) 
15.   mâr  Ur  (ilu)  ÊN-LIL 
dup-sar 

1  Du-da-tus 
mâr  I-nê  i-lum 
qat  SIT  BAR-(ki) 

2  dup-sar 


Col. 


chez  Ur(ilu)  AP; 
1  Zikarsu, 
15.   fils  d'Ur  Bel; 
scribe; 

1  Dudatus, 
fils  d'Inc  ilum, 

15.  chez  le  prêtre  de  BAR(ki)  (ou 

chez  SIT-BAR(ki) 

2  scribes. 


10. 


NIGIN  30  KAL 
AB+AS  AB+AS  GAN 
RlT(.73)-TAB-(ki) 
60+30+4  KAL 
mâr  mâr 

RIT(.7î)-TAB-(ki) 
akâlu  usakal 


10. 


Total  :  30  individus 

des  anciens  du  champ 

de  RIT-TAB(ki), 

94  individus, 

gens 

de  RIT-TAB(ki), 

il  nourrira 


Suite  comme  A  10  penult.,  etc.  à  A.  16  conclusion  exclus. 
Conclusion  : 
Col.  22.  18.  GANRIT(«73)-TAB-(ki)  Col.  22. 

19.  Ma-an-is-tu  irba 

20.  sarru 

2 1 .  Kis 

22 .  isîm 


18.  Champ  de  RIT-TAB(ki). 

19.  Manistu  irba 

20.  roi 

2 1 .  de  Kis 

22.  a  acheté. 


SYLLABAIRE  DE  L'OBÉLISQUE 

(Dessiné  par  G.  Jéquier) 


i  • 

■*- 

4  -ii— -n/ 

6  -OX 

7  "^F" 

,0    -A     ) 

«-< 

12    -$- 

«4  -4-> 
«s  -4— < 

16  -4- 

i7  -f/ 
18  -Hq 

«9  -NTL 
20  SSr* 
»-§-» 

24 

25 
26 


34  r= 

36  <W 

1 

37   , 


38^£^ 

39=J=4]==( 

4°=}=ffl 

41  r£> 

43=1 

44  5] 

45  4TXDBd>' 

47  4HHr} 

48  =5= 

49  5 

5°g£=* 

52 13=13 

53  ^> 

54  ^> 

55  3=#> 

57 


27  "U 

*8TL!f 
29  "1 

3«  +Lj_ 


58  ^p 

61  l}_ 

62 


.21     \ 

9a<hfff[  I23  <=!> 
934 


124  \^~ 


153 

154  ff»      I 

«55    ff^b^ 


84  (jffff=l 

86  -9" 


LISTE  DES  NOMS  PROPRES 


(a)    NOMS     DE    PERSONNES 


A-ar  È-a,  père  de  ZU-ZU  (Emqu).  A.  7,  3. 
A-ar  Ê-a,  père  de  (ilu)  EN-ZU  a-ar.  A.  7,   15. 
A-ar  Ê-a.  A.  10,  10. 

A-ar  ili,  fils  de  Karib  Ba-lum,  berger.  A.  4,  14. 
A-ar  ili,  père  de  (ilu)  ÊN-ZU  irba  (AL-SU). 

A.  4,  18. 
A-BIL-DA,  père  de  Ma-an-sa-ki  irba.  C.  15,  22. 
A-bu-bu,  fils  de  I-mi  ilu,  préposé  de  Kazurakki. 

C.  15,5. 

A-GIS-BIL-KAL,  fils  de  Su-ru-us  GI.A.12,19. 

A-gu-tim.  A.  14,  23. 

A-da-da7  fils  de  Il-ka  ME-IR,  petit-fils  de  Da- 

tum.  B.  5,  2. 
A-da-na-ah,  père  de  Ti-ru-um.  C.  4,  6. 
A-zub  Hum,  grand-père  de  Saq-qul-lum,  A-hu 

MU-NÊ,  SUB-SUB  et  Nanâ  AL-SU.  B.  2, 3. 
A-zub   I.Ium,    grand-père    de   Ilu    A-zu   et  de 

Karibu  sa  II— la.  B.  5,  12. 
A-ha-ar-si,  père  de  A-hu  is-sap.  C  17,  4. 
A-ha-ar-si,   charpentier,    père  de  En-na   Ê-a. 

D.  13,  3. 

A-hu   HU,   père    de   Bil-su   ZID  ib-nim  et  de 

Ê-a  ra-bê.  A.  1 1,  23. 
A-hu  HU,  de  Damigiki,  grand-père  de  Du-da- 

tus  et  père  de  1-su  ilu.  A.  15,  23. 
A-hu  HU,   fils  de  Is-mâ  ilu,  petit-fils  de  SlT- 

NA-AT.  C.  6,  3. 
A-hu  HI  (tâbu)  fils  de  Su-nu-nu.  A.  15,  14. 
A-hu   is-sap,    fils   de   A-ha-ar-si,   petit-fils  de 

LUGAL  (Sarru)-Isin.  C.  17,  3. 
A-hu  MU-NÊ,  fils  de  Ê-a  ra-bê,  petit-fils  de 

A-zub  Hum.  B.  1,  7. 


A-hu  MU-NÊ,  père  de  I-li  (NI-NI)  A-hi.  C.  5,  3. 
A-hu  pa-lik,  père  de  Ilu  ba-ni.  D.  11,  12. 
A-ku  Ê-a,  fils  de  Karibu  sa  Ê-a.  C.  16,  10. 
A-ku  i-lum,  grand-père  de  Ur-(ilu)NlN-KAR. 

C.  14.  14. 
A-ku  i-lum,  fils  de  NAR  i-lum.  D.  14,  ri. 
Al-la,  fils   d'Ap-ra  il,  petit-fils  d'Is-tup  Bel  et 

d'Ap-ra  il.  D.  4,  3. 
Al-la-la,  père  de  Karib  (ilu)  Da-gan.  A.  5,9. 
Al-lu-lu.  A.  n,  24. 
Al-lu-lu.  A.  12,  18. 
A-li  A-hu.  fils  de  NI-BA  (alu)  IM,  frère  du  roi. 

A.   10,  2<). 

A-ma  (ilu)  ÊN-ZU,  fils  de  Ga-zu-a-lum.  A.  5,  3. 
(ilu)  A-MAL  is-da-gal,   fils    de    Sar-ru    kînu. 

C.  13,  24. 

(ilu)  A-MAL  is-da-gal.  C.  19,  28. 

Amil    SI   (fonct.  ?),   grand-père    de    Ilu  A-ha. 

D.  7,  6. 
AMAR-URU-URU.  C.  4,  9. 
AMAR-URU-URU,  père  de  Is-tup  ilu.  C.  15,  9. 
A-nu  bel  (^)-zu,  fils  de  Ik-ru-ub  ilu.  C.  18,  16. 
Ap-ra  il,  père  de  IQ  BIL-GI  et  d'Al-la.  D.  4,  4. 
Ap-ra  il,  grand-père  de  IQ  BIL-GI,  Al-la,  SUB- 

SU  GI.  D.  5,  4. 
Ar  (alu)  IM.  A.  14,  20. 
A-si-gu-ru-tu,  père  de  Ilu  A-zu.  A.  <;,  7. 

Ê  A-A.  C.  5,  5. 

Ê-a  ra-bê,  fils  de  A-hu  HU.  A.  11,  22. 
Ê-a  ra-bê,  père  de  Saq-qul-lum,  A-hu  MU-NÊ 
et  SUB-SUB.  B.  1,  10. 

6 


42 


OBELISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Ê-a  T1G,  fils  de  Is-tu-tu,  petit-fils  de  Da-tum. 
B.  2,   II. 

E-pi-ir  MU-NÊ,  père  de  Lam-gi-um.  A.  3,  5. 
E-pi-ir  i-lum,  fils  de  Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU.  A.  5,7. 
Ê-DA-DA,  fils  de  Karibu  sa  Nanà,  petit-fils  de 

RAB-SUB  (fonction.?)  C.  11.  4. 
Ê-IM-IL  (Bit  mutlillû),  jardinier  du  roi,  père  de 

Ur(ilu)  PA-G1S-BIL-SAG.  C.  17,  1. 
Ê-KU-KU,  fils  de  Su-mu-Gl,  petit-fils  de  RAB- 
SUB  (peut-être  nom  de  fonction).  C.  10,  8. 
Ên-bu  ili  (SU-NIN).  A.  9,  24. 
Ên-bu  ili,  fils  de  Du-da-tus.  A.  13,  17. 
ÊN-G1L-SA,  patesi  de  Sirpurla,  père  de  URU- 

KA-GI-NA.  A.  14,  8. 
(ilu)  ÈX-ZU  a-ar,  fils  de  A-ar  Ê-a.  A.  7,  14. 
(ilu)  ÊN-ZU  is-sap,  fils  de  ZU-ZU.  A.  10,  6. 
(ilu)  ÊN-ZU   irba   (AL-SU),    fils    de    A-ar   ili. 

A.  4.  17. 
Ên-na  Ê-a,  père  de  KU-KU.  D.  7,  1. 
Ên-na  È-a,  fils  de  UR-SAG  HUM,  petit-fils  de 

TI-T1.  D.  9,  2. 
Ên-na    Ê-a,    fils    de    A-ha-ar-si,    charpentier. 

D.  13,  2. 
Ên-na   Ê-a,    marchand,   père   de   I-nin    sa-tu. 

D.  14,  6. 
Ên-na  Hum  (ancien  de  Dûr-Sin),  fils  de  I-mi 

(ilu)  ÊN-ZU.  A.  6,  11. 
Ên-na  Hum  (ancien  de  Dûr-Sin),  père  de  I-li 

KAL  et  I-mi  (ilu)  ÊN-ZU.  A.  7,  11. 
Ên-na  HUM,  ancien  de  Dûr-Sin.  A.  10,  14. 

BARA  GI-SI,  père  de  ME-SIS-SIS.  C.  7.   3. 

BARA  KI-B A,  père  de  Ur  (ilu)  NIN-KAR  sag-tu. 
C.  14,  13. 

Bel  (^)  bi-in  sar  ali,  fils  de  Pal  Ê-a,  de  Girda- 
niki.  A.  15,  11. 

Bel  (<)  bi-in  sar  ali,  fils  de  UR-UR.  A,  15,  5. 

Bel  (<)  GIS  BIL  GA-ZU,  fils  de  Gir-ru-su  amil 
SI.  A.  13,  23. 

Bel  (■()  -za-si-na-at,  fils  de  Ki-ti-ti.  A.  13,  3. 

Bel  (BE)  i-li,  père  de  Gimil  (ilu)  Da-gan.  A.  11, 
16. 

Bel  (^)  li-id  i-lum,  fils  de  Dûr-il,  petit-fils  de 
Ib-bu-bu.  D.  5,  8. 

Be-li  GI  sakkannak  amil  GlS-TI,  père  de  Ka- 
ribu sa  i-li.  A.  12,  4. 


Be-li  a-mi,  fils  de  Ur  ap-ra.  C.  15,  2. 
Be-li  a-mi,  père  de  NU-NI-DA.  C.  18,  5. 
Be-li  ba-ni,  fils  de  UrZU-AB,  petit-fils  de  11-su 

la-ba.  C.  5,   14. 
Be-li  ba-ni,  abarakku.  C.  19,  27. 

Be-li  MU-DA  (=  iqbî),  fils  de  Su-mi  SU-  D.  1 1 ,  7. 

Be-li  sa-tu,  fils  de  Pa-sa-ah  ilu  amil  Z1D-G1D, 
C.  17,  9. 

Be-li  sa-tu,  fils  de  ZU-ZU,  petit-fils  de  Ur- 
.Marad-da.  C.  4,  11. 

Be-li  T1G,  nulur  amil  SI,  père  de  IQ  BIL-GI. 
C.  17,  26. 

Be-li  T1G  nutur,  père  de  Ilu  A-ha.  C  18,  2. 

Be-li  TIG,  fils  de  Ra-bê  ilu.  C.  18,  14. 

BU-1M,  navigateur,  grand-père  de  NU-RA,  ser- 
vante du  dieu.  B.  3,  13. 

Bi-e-tim.  D.  10,  14. 

Bi-im,  père  de  Su-ni-um.  D.  14,  3. 

B1L-SAG  nutur,  père  de  I-li  A-hi.  C.  15,  19. 

Bil-su  ZID  ib-nim,  fils  de  A-hu  HU.  B.  11,  21. 

Ga-zu-a-lum,  père  de  A-ma (ilu)  ÊN-ZU.  A.  5,4. 
Ga-la-ab  Ê-a,  fils  de  I-si-me,  berger.  D,  11,  4. 
Gal-zu,   fils   de  UR-SAG   Sippar,   petit-fils   de 

SIT-NA-AT.  C.  6,  6. 
Gal-zu,   père  de  DUP-SI-GA   et  de  Gimil   i-li. 

C.  6,  12. 
Gal-zu  daian,  père  de  Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU  et  de 

I-NÊ  (ilu)  ÊN-ZU.  A.  4,  2. 
Gal-zu    daian,   père    de    I-ti  NAP,   de   Sippar. 

A.  13,  20. 
Gal-zu  ilu,  SU-NIN  (fonctionnaire)  du  prêtre  de 

Lugal-Marad-da.  C.  14,  24. 
Gal-zu  ilu,  SU-NIN  du  prêtre  de  Lugal-Marad- 
da,  père  de  Ilu-kînu  (GI).  C.  17,  17. 
Ga-ni  i-li,  fils  de  La-mu-sa   de   Tig-gab-a-ki. 

A.  14,  24. 
Ga-at-lum  (nu  Qat  Hum),   fils   de  Ur  ZU-AB, 

petit-fils  de  Il-su  la-ba.  C.  5,  10. 
Ga-at-lum,  fils  de  Ra-bê  ilu,  de  Harhamunakki. 

C.  19,  1. 
Gu-ni-su,  père  de  Dir(SI+A)-um.  D.  11,  10. 
Gu-ni-su,  père  de  Gir-zu-ni,  D.  12,  15. 
Gimil  (ilu)  Da-gan,  fils  de  Bel  i-li. 

A.  11,  15. 


NOMS  DE  PERSONNES 


43 


Gimil  (SU)   i-li   (NI-NI)  -su,   fils   de  ZU-ZU. 

A.  10,  8. 

Gimil   i-li,   QA-SU-GAB,  père  de  I-zi-ir  qul- 

la-zi-in.  A.  13,  i- 
Gimil  i-li  (NI-LI),   fils  de  Gal-zu,  petit-fils  de 

UR-SAG  Sippar  et  de  SIT-NA-AT.  C.  6,  1 1 . 
Gimil  Nanâ,  fils  de  Me  sa-lim,  petit-fils  de  KA- 

KA.  B.  5,  5. 
G1R-A-MU  {ou  Ardiya),  père  de    SUB-SU  GI 

sag-tu.  D.  5,  2. 
Gir-am  (ilu)  Ma-lik,  grand-père  de  Karibu  (sa) 

(ilu)  ZA-MAL-MAL.  B.  3,  8. 
Gir-am  (ilu)  Ma-lik,  grand-père  de  Ilu  Ga-ni. 

B.  5,15. 

Gir-é  Karibi,  fils  de  Is-mâ  ilu,  petit-fils  de  UR- 

UR.  C.  12,  26. 
Gir-é  Karibi,  fils  de  Ilu  A-ha.  D.  11,  1. 
Gir-é  (ilu)  Ma-lik,  père  de  KAL  i-li  (NI-NI). 

A.  14,  5. 
Gir-zu-ni,   fils  de  ME-DÊ  (ou  SI)  i-lum.  A.  5. 


10. 


Gir-zu-ni  (IS),  père  de  Su-ni-um.  A.  6,  17. 
Gir-zu-ni,  fils  de  Is-tup  ilu.  A.  6,  20. 
Gir-zu-ni,  père  de  Da-qu.  A.  16,  4. 
Gir-zu-ni,  fils  de  La-mu-um,  petit-fils  de  Da- 

tum.  B.  3,  2. 
Gir-zu-ni,  fils  de  Is-tup  Karibi,  petit-fils  de  Si- 

na-na-tim.  D.  7,  8. 
Gir-zu-ni,  fils  de  Gu-ni-su,  D.  12,  14. 
Gir-zu-ni,  père  de  La-gi  SUB.  D.  13,  12. 
Gir-zu-ni,  fils  de  SUB-SUB  amil  SI.  D.  13,  16. 
Gir-ru-su  amil  SI,  père  de  Bel  (<)  GIS  BIL  GA 

ZU.  A.  13,  24. 
Gir-ra  RA,   grand-père  de  UT-IS   et   ZU-ZU- 

A,  5,  2. 
GIS-KU-GA-SU-AL-SI-IN,  fils  de  Tam  (*|)- 

ma.  A.  13,  5. 

DA-DA,  fils  de  Ur  Marad-da,  petit-fils  de  Ur- 

keà-ki.  C.  10,  12. 
DA-DA,  père  de  Sa-lim  A-hu.  C.  10,  24. 
Da-da-lum,  scribe,  père  de  MU-SA  GIR-su-nu. 

A.  16,  6. 
Dam-ba-ba,  père  de  I-nin  me-sum.  A.  7,  19. 
Dam-ba-ba,  fils  de  Ilu  QAR,  petit-fils  de  Ra- 

bê  ilu.  C.  10,  20. 


Damqu  i-lum,  fils  de  Ra-bè  ilu.  C.  18,  27. 
Da-num,    fils    de   Is-qu    ili   (GAL-KALAMA). 

A.  14,  11. 
Da-qu,  fils  de  Gir-zu-ni.  A.  16,  3. 
DAR-t-A-TUM  MU-DA.  C.  15,  4. 
DAR  +  A-TUM  MU-DA.  C.  18,  7. 
DAR-MA  ba-ni,  fonctionnaire  PA,  père  de  Ilu 

A-ha.  D.  10,  4. 
DAR-MA  SIB,  fils  de  I-nin  sa-tu.  C.  16,  27. 
DAR-MA  SIB,  fils  de  Ur  ZU-AB,  petit-fils  de 

Il-su  la-ba.  C.  5,  12. 
DAR-MA  MU-TUM,  fils  de  Ra-bê  ilu.  D.  12,  11. 
Da-tum,  grand-père  de  Is-mâ  ilu,  I-ti  ilu,  E-a 

TIG,  Gir  zu-ni.  B.  3,  4. 
Da-tum,    grand-père   de   SU-AD-MU,    I-da  il, 

Su-ru-us  GI,  Zi-ra.  A-da-da.  B.  5,  4. 
DÊ-DÊ.  D.  11.  3. 

Du-da-tuè,  père  de  I-li  sa-tuè.  A.  7.  17. 
Du-da-tus,  fils  de  Ur-NIN.  A.  10,  3. 
Du-da-tus,  fils  de  Sal-la-la  (MU).  A.  10,  11. 
Du-da-tus,  père  de  Ên-bu  ilu.  A.  13,  18. 
Du-da-tus,  fils  de  I-su  ilu,  petit-fils  de  A-hu  HU, 

de  Damigiki.  A.  15,  21. 
Du-da-tus,  fils  de  I-NÊ  i-lum.  D.  14,  17. 
DUP-SI-GA,  fils  de  Gal-zu,  petit-fils  de  UR- 
SAG  Sippar  et  de  SIT-NA-AT.  C.  6,  9. 
DUP-SI-GA,  fils  de  1-ki-lum,  petit-fils  de  Ur- 
NIN.  C.  6,  17. 
DUP-SI-GA,  père  de  Ma-la  Nl-SU.  C  6,  22. 
DUP-SI-GA.  C.  10,  1. 
DUP-SI-GA.  C.  10,  18. 
DUP-SI-GA.  C.  11,  25. 
Dur  (BAD)-il,  père  de  Su-mu  GI  et  de  Bel  (^)  li- 

id  i-lum.  D.  5,  9. 
Dur  (BADrsu-nu,  fils  de  Su-ru-us  GI.  A.  12,  20. 
Dir  (SI-A)-um,  fils  de  La-mu-sa.  A.  4,  11. 
Dir  (SI-A)-um,  fils  de  I-ti  (ilu)  Da-gan.  C.  16,  6. 
Dir  (SI-A)-um,  fils  de  Gu-ni-su-  D.  11,9. 

Ur  AN  Kl,  orfèvre,  père  de  Li-sa-lum.  C.  18,  9. 
Ur(ilu)  AP.  D.  14,  13- 
Ur  Ap-ra,  père  de  Bê-li  a-mi.  C.  15,  3. 
Ur  Ap-ra,  grand-père  de  NU-NI-DA.  C.  18,  6. 
Ur  Ap-ra,  scribe,  fils  de  Su-mu  Hum.  C.  18,  24. 
Ur  (ilu)  Aênan,  nutw  de  Émarzaki,  père  de 
Ur  ÊN-GAL-DU-DU.  C.  16,  16. 


44 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Ur  ÊN-GAL-DU-DU,   fils  de  Ur  (ilu)   Asnan, 

iiulur  Èmarzaki.  C.  16,  15. 
Ur  (ilu)  ÊN-ZU,  fils  de  Ur-lsin,  nutur  G1S-K1N- 

TI.  C.  16,  12. 
Ur  (ilu)  ÊN-LIL,  grand-père  de  ME-S1S-S1S. 

C.  7,  4. 

Ur  (ilu)  ÊN-LIL,   scribe,    père  de   Zi-kar-SU- 

D.  14,  15. 

UR-UR,  père  de  Bel  (<)  bi-în  Sar  ali.  A.  15,  6. 
UR-UR,   grand-père    de   ZU-ZU   et   de  GIR-é 

Karibi.  C.  13.  1 . 
UR-UR,   père   de  Pa-sa-ah  ilu  amil  ZID-GID. 

C.  14,  3. 
UR-UR,    fils   de   Su-ni-um,    de  Mar-Uru(?)ki . 

C.  19,  4. 
URU-KA-G1-NA,   fils  de  ÊN-GIL-SA,  pâtés1 

de  Sirpurla.  A.  14,  7. 
URU-SUB,  père  de  La-a-gur.  D.  13,  6. 
Ur  ZU-AB,  père  de  Ga-at-lum,  DAR-MA-SIB, 

Be-li  ba-ni.  C.  5,  15. 
Ur   Isin,   nutur  GIS-KIN-TI,  père   de  Ur  (ilu) 

EN-ZU.  C.  16,  13. 
Ur  Kes-ki,  grand-père  de  I-ti  Ë-a.  C.  9,  25. 
Ur  Kes-ki,    grand-père   de  DA-DA   et   de  KA 

MA-MA.  C.  10,  17. 
Ur  Kes-ki.  C.  11,  11. 

Ur  Kes-ki,  grand-père  de  I-si-im  ilu.  C.  11,  15. 
Ur  Marad-da,  père  de  MU-MU.  A.  13,  16. 
Ur  Marad-da,  père  de  ZU-ZU.  C.  3,  5. 
Ur  Marad-da,  grand-père  de  Be-li  sa-tu.  C.  4,  13. 
Ur  Marad-da,  père  de  I-ti  Ê-a.  C.  9,  24. 
Ur  Marad-da,  père  de  DA-DA.  C.  10,  13. 
Ur  Marad-da,  grand-père  de  Ilu  NU-IT.  C.  n,  10. 
Ur  NIN,  père  de  Du-da-tuè.  A.  10,  4. 
UR  NIN,  grand-père  de  DUP-SI-GA.  C.  6,  19. 
Ur  (ilu)  Nin-KAR,  père  de  Karibu  sa  MA-MA. 

A.  9,  1. 
Ur  NIN-KAR,  père  de  Karibu  sa  Il-la.  B.  5,  11. 
Ur  (ilu)  NIN-KAR  :  fonction),  fils  de  BARA-KI- 

BA,  petit-fils  de  A-ku  i(NI)-lum.  C.  14,  11. 
UR-SAG  HUM  {ou  Qarrad  Hum),  père  de  I-zi- 

lum  et  En-na  É-a.  D.  10,  1. 
UR-SAG  Sippar,  père  de  Gal-zu.  C.  6,  7. 
UR-SAG  Sippar,  grand-père  de  DUP-SI-GA 

et  de  Gimil  i-li.  C.  6,  13. 
Ur  (ilu)  SI-LU,  grand-père  de  Ti-da-nu.  D.  6,  8. 


Ur  (ilu)  SIR  (ou  MUS),   fils  de  Sarru  KU-LI. 

A.  rç,  7. 
Ur  (ilu)  PA-GIS-BIL-SAG,    fils    de   Ê-1M-1L 

(Bit  mutlillù),  jardinier  du  roi.  C.  16,  29. 
Ur-SIT-an-ni,  père  de  I-NÊ  ZU-AP.   C.  4,  3. 
Ut-ti-ru,  fils  de  Pal  GA.  A.  12,  7. 
UT-IS  (Tam-mil?),  fils  de  Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU, 

petit-fils  de  Gir-ra  RA.  A.  4,  20. 

ZU-ZU,  fils  de  Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU,  petit-fils  de 

Gir-ra  RA.  A.  4,  21. 
ZU-ZU,  fils  de  A-ar  Ê-a.  A.  7,  2. 
ZU-ZU,  père  de  (ilu)  EN-ZU  is-sap,  Sal-la-la, 

Gimil  (SU)  i-li  (NI-NI)  -su.  A.  10,  9. 
ZU-ZU,    scribe    SU-AB,    fils    de   La-mu-um. 

A.  11,  2. 

ZU-ZU,  fils  de  Ur  Marad-da,  petit-fils  de  I-ki- 

lum,  patési  de  KI-'M  (ki).  C.  3,  4. 
ZU-ZU,  père  de  Be-li  sa-tu.  C.  4,  12. 
ZU-ZU,  fils  de  Is-mâ  ilu,  petit-fils  de  UR-UR. 

C.  12,  24. 

Zi-gur  MU-NÊ,  fils  de  I-li  (NI-NI)  A-hi.  A.  1 3,  9. 
ZI-ZI,  grand-père  de  KU-KU.  D.  7,  2. 
ZI-ZI.  D.  14,  4. 
Zi-kar  SU,    fils    de    Ur   (ilu)  ÊN-LIL,    scribe. 

D.  14,  14. 

Zi-im-tum,  grand-père  de  Ilu  ba-ni.  D.  11,  13. 
Zi-ra,  fils  de  Ilu  KAL,   petit-fils   de  Da-tum. 

B.  4,  15. 

Ha-lum.  A.  15,  16. 

Ha-da-bi,  père  de  I-ti  ilu.  C.  18,  21. 

Ib-bu-bu,  grand-père  de  Su-mu  GI  et  de  Bel  (() 

li-id  i(NI)-lum.  D.  6,  1. 
Ib-lul  ilu,  scribe,  fils  de  NU-GAL  (fonction.?). 

C.  14,  6. 

Ib-lul  ilu,  père  de  I-da  ilu.  C.  17,  29. 

I-da  il,  fils  de  Il-su  QAR,  petit-fils  de  Da-tum. 

B.  4,  12. 
I-da  ili  (>->Jf-),  grand  sukkal,  père  de  (ilu)  Ma- 

lik  ZI  IN-SU  (balatu  irba).  A.  11,  10. 
I-da  ilu,  père  de  Na-mu-ru-um.  C.  15,  27. 
I-da  ilu,  fils  de  Ib-lul  ilu,  petit-fils  de  NU-GAL 

(fonction.?).  C.  17,  28. 
I-da  ilu,  fils  de  1-ku  Ê-a  de  Kazurakki.  C  19,  10. 


NOMS  DE  PERSONNES 


-45 


I-dur  ma-at,   père   de   Karibu    sa  (ilu)   Adad. 

D.  12,  7. 
I-URU-lS     Be-li,     grand-père    de    Ti-ru-um. 

C.  17,  24. 
1-zu-bu,  père  de  Ilu  A-zu.  B.  5,  9. 
I-zi-lum,  fils   de  UR-SAG  HUM,  petit-fils  de 

TI-TI.  D.  9,  1. 
I-zl-ir  qul-la-zi-in,  fils  de  Gimil  i-li  (SU-NI-LI) 

QA-SU-GAB.  A.  12,  25. 
I-kuE-a,  deKazurakki,  pèredel-dailu.  C.  19,  1 1. 
1-ki-lum,  patési  de  KI-*|    (ki),    grand-père    de 

ZU-ZU.  C.  3,  6. 
1-ki-lum,  fils  de  Is-mâ  ilu,  petit-fils  de  SIT-NA- 

AT.  C.  6,  1. 
I-ki-lum,  père  de  DUP-SI-GA.  C.  6,  18. 
I-ki-lum,  grand-père  de  Ma-la  NI-SU.  C.  6,  23. 
I-ki-lum,     nutitr    de    Nanakki,     père     de    MI- 

DAR+A.  C.  15,  13. 
I-ki-lum,  ancien  de  NIM-(ki),  père  de  Ik-ru-ub 

Ê-a.  D.  12,  3. 
Iq-su  zi-na-at,  fils  de  I-si-me,  nutur  des  AasB 

AasB.  A.  15,  2. 
Ik-ru-ub  E-a,  père  de  Is-mâ-il.  C.  18,  19. 
Ik-ru-ub  Ê-a,  fils  de  I-ki-lum,  ancien  de  la  ville 

de  NIM-(ki).  D.  12,  2. 
Ik-ru-ub  ilu,  père  de  Sal-lu-lu.  A.  14,  22. 
Ik-ru-ub  ilu,  fils  de  Karibu  sa  SU.  C.  16,  23. 
Ik-ru-ub  ilu,  père  de  A-nu  bel  (^)  zu.  C.  18,  17. 
Ilu   A-zu,   fils  de  I-zu-bu,  petit-fils  de   A-zub 

Hum.  B.  5,  8. 
Ilu    A-zu,    juge,    père   de    Karibu    sa    LU-LU. 

C.   14,  21. 
Ilu  A-zu,  fils  de  A-si-gu-ru-tu.  A.  5,  6. 
Ilu  A-ha,  fils  de  Sal-lu-lu,  ^  tff  A.  4,  8. 
Ilu  A-ha,  père  de  I-li  (NI-NI)  A-hi.  A.  16,  2. 
Ilu  A-ha,  fils  de  Be-li  TIG  nu-Lur.  C.  18,  1. 
Ilu  A-ha,  fils  de  I-ti  Nanâ,  petit-fils  de  Amil  Si 

(fonct.?).  D.  7,  4. 
Ilu  A-ha,  fils  de  DAR-MA  ba-ni,  fonctionnaire 

PA.  D.  10,  3. 
Ilu  A-ha.  D.  10,  13. 

Ilu  A-ha,  père  de  Gir-é  Karibi.  D.  11,2. 
lluÊN-KI.  D.  14,  10. 
Ilu  ba-na,  ancien  de  la  ville,  fils  de  SAB(LIB)- 

TIG-BA.  C.  14,  28. 
Ilu  ba-ni,  fils  de  Ra-bê  ilu.  A.  8,  17. 


Ilu  ba-ni,  préfet  de  MÂ-URU,  fils  de  RAB-SUB 
(fonct.  ?).  C.  1 5,  23. 

Ilu  ba-ni.  fils  deMI-DAR  +  A.  C.  16,  4. 

Ilu  ba-ni,  fils  de  A-hu  pa-lik,  petit-fils  de  Zi- 
im-tum.  D.  11,  11. 

Ilu  Ga-ni,  fils  de  Sal-lu-lu,  petit-fils  de  Gir-am 
ilu  Ma-lik.  B.  5,  13. 

Ilu  GI,  fils  de  Gal-zu.  SU-NIN  du  prêtre  de 
LUGAL  Maradda.  C.  17,  16. 

Ilu  MU-DA,  fils  de  I-ME-A.  C.  16,  25. 

Ilu  MU-DA,  père  de  Ti-da-nu.  D.  6,  7. 

Ilu  NU-IT,  fils  de  I-ti  Ê-a,  petit-fils  de  Ur  Marad- 
da. C.  11,  8. 

IluNU-ME-A.  D.  10,  12. 

Ilu  XIN-KAR.  D.  12,  13. 

IluKAL,  prêtre  de  A-MAL  à  INÊ-URU- ki  , 
père  de  Su-nu-nu.  A.  15,  18. 

Ilu  KAL,  père  de  Zi-ra.  B.  5,  1. 

Ilu  QAR,  père  de  Is-mâ  ilu  et  de  I-ti  ilu,  scribe. 

B.  2,  9. 

Ilu  QAR,  père  de  KA  MA-MA.  C  10,  16. 

Ilu  QAR,  père  de  Dam-ba-ba.  C.  10,  21. 

Ilu  QAR,  fils  de  Ti-li-lum.  C.  16,  21. 

Ilu  TIG,  fils  de  Su-mu  (ilu)  ÊN-ZU.  C.  15,  28. 

I-li(NI-NI)A-hi,pèredeZi-gurMU-NÊ.A.i3,io. 

I-li  (NI-NI)  A-hi,  fils  de  Ilu  A-ha.  A.  16,  1. 

1-li  (NI-NI)  A-hi,  fils  de  A-hu  MU-NÉ,  petit- 
fils  de  Is-tup  ilu.  C.  5,  2. 

I-li  A-hi,  fils  de  B1L-SAG  nutuv.  C.  15,  18. 

I-li  (NI-NI)  KAL,  fils  de  Ên-na  Hum,  ancien  de 
Dûr-Sin.  A.  7,  9. 

I-li— ni   (NI-NI-N1),    père    de    Tu-li-da-da-nam. 

A.  16,  13. 

I-li  (NI-NI)  sa-tué,  fils  de  Du-da-tué.  A.  7,  16. 
I-li  (NI-NI)  sa-tué,  fils  de  SU-DA-TI.  A.  14,  27. 
I-li  éar-ru,  fils  de  I-ti  SE  sakkannok  amil  GIS- 

GID-DA.  A.  12,  11. 
Il-ka  ME-1R,  père  de  A-da-da.  B.  5,  3. 
Il-su  A-ha  de,  Kadùlumki,  père  de  Ra-bê  ilu. 

C.  19,  8. 

Il-su  irba,  fils  de  MU-MU,  tondeur.  A.  12,  15. 
Il-su  la-ba,    grand-père    de    Ga-at-lum,  DAR- 

MA-SIB,  Be-li  ba-ni.  C.  5,  16. 
Il-su  QAR,  père  de  I-ti  ili.  C.  10,  4. 
Il-su  QAR,  père  de  I-da  il  et  de  Su-ru-us  GI. 

B.  4,  14. 


46 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-lKMiA 


Il-su  ra-bê,  patési  de  Basimeki,  père  de  I-zub- 

l.lum.  A.  14,  15. 
[-ME-A,  père  de  Uu  MU-DA.  C.  16,  26. 
I-mi  (ilu)  ÊN-ZU,  père  de  En-na  Hum.  A.  6,  [4. 
I-mi  (ilu)  ÊN-ZU,  fils  de  Ên-na  Hum,  ancien  de 

Dûr-Sin.  A.  7,  10. 
I-mi  ilu,  préposé  de  Kazurakki,  père  de  A-bu- 

bu.  C.  1 5,  6. 
I-mi  ilu,  fils  de  Karib  Be-li.  C.  17,  14. 
Im-tum,  père  de  I-si-im  ilu.  C.  11,  14. 
I-NÊ    ilu)  ÊN-ZU,  fils  de  Gal-zu  daian,  petit- 
fils  de  Su-mu  I;Ium.  A.  4,  1. 
I-NÊ  ZU-AP,  fils  de  Ur  SIT-an-ni.  C.  4,  2. 
I-NÊ  i-lum,  père  de  Du-da-tus.  D.  14,  18. 
I-NÊ   NE,    nu-tur   SA-(ow   sa)   NA-É,  père  de 

MA-MA  HU.  A.  15,  9. 
1-nin  me-sum,  fils  de  Uam-ba-ba.  A.  7.  18. 
I-nin  sa-tu,  fils  de  En-na  È-a,  marchand.  D.  14, 5. 
I-nin  sa-tu,  père  de  DAR-MA  SIB.  C.  16,  28. 
In  su-mi  su-da-nu,  fils  de  Is-a-lum.  A.  n.  25. 
I-sub-lum  [ou  I-zub  Hum1,  fils  de  11-su  ra-bc. 

patési  de  Basimeki.  A.  14,  14. 
I-su  ilu,  père  de  Du-da-tus.  A.  15,  22. 
I-si-im   ilu,    fils  de   Im-tum,    petit-fils   de   Ur- 

kes-ki.  C.  11,  13. 
IQ  BIL-GI,  fils   de  Be-li  TIG,   nutur   amil  SI. 

C.  17.  25. 

IQ  BIL-GI,  fils  d'Ap-ra  il,  petit-fils  d'Is-tup 
Bel  et  d'Ap-ra  il.  D.  3,  6. 

Is-a-lum,  père  de  In  su-mi  su-da-nu.  A.  12,  1. 

lè-ga-lum,  fils  de  Sa-ni.  A.  11,  19. 

Iè-tup  (ilu)  ÊN-ZU,  père  de  E-pi-ir  i-lum. 
A.  3,  8._ 

Iè-tup  (ilu)  EX-ZU,  fils  de  Gal-zu  daian,  petit- 
fils  de  Su-mu  Hum.  A.  3,  18. 

Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU,  père  de  UT-IS  [ou  Tammil) 
et  ZU-ZU.  A.  5,  1. 

Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU,  père  de  LUGAL  (Sarru)- 
Isin,  fonctionnaire  PA.  D.  10,  8. 

Is-tup-Bêl,  grand-père  de  IQ  BIL-GI  et  dAl-la. 

D.  4,  5- 

Is-tup  ilu,  père  de  Gir-zu-ni.  A.  6,  21. 

Is-tup    ilu,    grand-père    de    I— II    (NI-NI)    A-hi. 

C.  5,  4. 
Is-tup  ilu,  fils  de  AMAR-URU-URU,  petit-fils 

du  prêtre.  C.  15,  8. 


Is-tup  ilu.  nutur,  père  de  Ali-id-dus.  C.   16,  2. 
Is-tup  ilu,  père  de  Is-lul  ilu.  C.  17,  13. 
Is-tup  Karibi,  père  de  Gir-zu-ni.  D.  7,  9. 
1-si-me,    nutur   AasB-AaiB,    père    de    Iq-su  zi- 

na-at.  A.  15,  3. 
I-si-me,  berger,  père  de  Ga-la-ab  E-a.  D.  n,  3. 
Is-lul  ilu.  fils  de  Iè-tup  ilu.  C.  17,  12. 
Is-mâ  GA,  père  de  La-ni.  A.  14,  19. 
lè-mà  ilu,    fils   de   Ilu   QAR.    petit-fils   de   Da- 

tum.  B.  2,  5. 
Is-mâ  ilu,   père  de  I-ki-lum  et  de  A-hu  HU. 

C.  6,  4. 
Is-mâ  ilu,  père  de  ZU-ZU  et  de  Gir-é  Karibi. 

C.  12,  27. 
Is-mâ  ilu,  fils  de  Ik-ru-ub  Ê-a.  C.  18,  18. 
Iè-qu   ili,   GAL-KALAMA,   père  de   Da-num. 

A.  14,  12. 
Is-tu-tu.  père  de  Nanâ  AL-SU.  B.  2,  2. 
Is-tu-tu,  père  de  Ê-a  TIG.  B.  2,  12. 
I-ti  È-a,  grand-père  de  Ti-ru-um.  C.  4,  7. 
I-ti  Ê-a.   fils  de  Ur  Marad-da,  petit-fils  de  Ur 

kes-ki.  C.  9,  24. 
I-ti  Ê-a,  père  de  Ilu  NU-IT.  C.  n,  9. 
1-ti  (ilu)  Da-gan,  père  de  Dir(SI+A)-um.  C.  16,7. 
I-ti  ilu,  fils  de  La-mu-sa.  A.  2,  15. 
1-ti  ilu.  père  de  Su-ru-us  GI.  A.  3,  15. 
1-ti  ilu,   scribe,  fils  de   Ilu  QAR,   petit-fils  de 

Da-tum.  B.  2,  7. 
I-ti  ili,  fils  de  Il-su  QAR.  C.  10,  3. 
I-ti  ilu,  fils  de  Ha-da-bi.  C.  18,  20. 
I-ti  Nanâ,  père  de  Ilu  A-ha.  D.  7,  5. 
I-ti  NAP,  de  Sippar,  père  de  Gal-zu  daian.  A.  13, 

21. 
I-ti  SE,  sakkcmnak  amil  GIS-G1D-DA,  père  de 

I-li  sar-ru.  A.  12,  12. 
I-ti    Tl.   de    Damigiki,    père    de    NA-NÊ-UM. 

A.  16,  9. 

KA-KA,  grand-père  de  Gimil-Nanâ.  B.  5,  7. 
KAL   i-li  (NI-U),    fils  de  Gir-É  (ilu)  Ma-lik. 

A.  14,  4. 
KA  MA-MA,  fils  de  Ilu  QAR.  petit-fils  de  Ur 

kes-ki.  C.  10,  15. 
KA  MA-MA,  père  de  Karibu  sa  Nanâ.  C.  18,  23. 
Karib  Ba-lum,  berger,  père  de  A-ar  ili.  A.  4,  15. 
Karib  Ba-lum.  A.  4,  19. 


NOMS  DE  PERSONNES 


47 


Karib  Be-li  (NI),  père  de  I-mi  ilu.  C.  17,  15. 
Karib  (ilu)  Da-gan,  fils  de  Al-la-la.  A.  5,  8. 
Karibu  sa  Ê-a,  père  de  Ra-bè  ilu.  C.  5,  8. 
Karibu  sa  Ê-a,  père  de  A-ku  Ê-a.  C.  16,  it. 
Karibu  sa  (ilu)  ZA-MAL-MAL,  fils  de  MU-MU, 

petit-fils  de  Gir-am  (ilu)  Ma-lik.  B.  3,  6. 
Karibu  sa  ll-la,  fils  de  Ur  N1N-KAR,  petit-fils 

de  A-zub  Hum.  B.  5,  10. 
Karibu  èa  i-li  (NI-L1),  fils  de  Be-li  GI  sakkan- 

nak  amil  GIS-TI.  A.  12,  3. 
Karibu  sa  KUR-KUR,  fils  de  LUGAL  (Sarru) 

Isin.  D.  6,  3. 
Karibu  sa  LU-LU,  fils  de  Ilu  A-zu,  juge.  C.  14, 


21. 


Karibu  sa  LU-LU,  père  de  Ti-ir-su.  C.  15,  16. 
Karibu  sa  LU-LU,  grand  du  pays  de  Sad  BAR 

alu  IM.  C.  18,  29. 
Karibu  sa  MA-MA,  fils  de  Ur  (ilu)  Nin  KAR. 

A.  8,  22. 
Karibu  sa  MA-MA,  père  de  SA  (U)  i-li  (NI-NI). 

D.  12,  9. 
Karibu  sa  Na-nâ,  fils  de  Su-mu  GI,  petit-fils  de 

RAB-SUB    (peut-être   nom   de    fonction)- 

C.  10,  6. 

Karibu  sa  Nanâ,  père  de  Su-mu  E-a  et  de  E- 

DA-DA.  C.  11,  5. 
Karibu  sa  Nanâ,  fils  de  KA  MA-MA.  C.  18,  22. 
Karibu  sa  (ilu)  NU-MUS-DA.  D.  10,  ix. 
Karibu  sa  NU-NI,  père  de  NU-RA,  servante  du 

dieu.  B.  3,  12. 
Karibu  sa  SU,  père  de  Ik-ru-ub  ilu.  C.  16,  24. 
Karibu    sa    (ilu)    Adad,    fils    de    I-dur   ma-at. 

D.  12,  6. 
KU-KU.  B.  6,  7. 

KU-KU,  fils  de  Ên-na  Ê-a,  petit-fils  de  ZI-ZI. 

D.  6,  10. 
KUR-SIS  (=Asaridu),  patési  de  GIS-UH-KI. 

A.  12,  23. 
Ki-ti-ti,  père  de  Bel  (^)-za-si-na-at.  A.  13,  4. 

La-a-gur,  fils  de  URU-SUB.  D.  13,  5. 
La-gi  SUB,  fils  de  Gir-zu-ni.  D.  13,  11. 
La-gi  SUB,  fils  de  SUB-SUB.  D.  13,  13. 
Lam-gi-um,  fils  de  E-bi-ir  MU-NÊ.  A.  3,  4. 
La-mu-um,  prêtre  de  ZA-MAL-MAL.  A.  8,  19. 
La-mu-um,  prêtre  de  ZA-MAL-MAL.  A.  9,  8. 


La-mu-um,  père  de  ZU-ZU.  A.  11,  5. 
La-mu-um,  père  de  Gir-zu-ni.  B.  3,  3. 
La-mu-um,  père  de  SU  AD-MU.  B.  4,  11. 
La-mu-sa,  père  de  I-ti  ilu.  A.  2,  16. 
La-mu-sa.  A.  3,  16. 

La-mu-sa,  père  de  Dir  (SI-A)-um.  A.  4,  12. 
La-mu-sa,  de  Tig-gab-a-(ki),  père  de  Ga-ni  i-li 

(NI-LI).  A.  14,  25. 
La-ni,  fils  de  Is-mâ  GA.  A.  14,  18. 
Lu-da-na-at,  berger,  père  de  Su-mi  SU.  D.  13,9. 
Lu-zu-su,  père  de  Su-mi  SU.  D.  14,  9. 
Li-sa-lum,  fils  de  Ur  AN-KI,  orfèvre.  C.  18,  8. 

Ma-an-iè-tu  irba,  roi  de  Kis.  A.  1,  6. 
Ma-an-sa-ki  irba,  fils  de  A-BIL-DA.  C.  15,  21. 
Ma-la  NI-SU,  fils  de  DUP-SI-GA,  petit-fils  de 

1-ki-lum.  C.  6,  21. 
(ilu)  Ma-lik  ZI  IN-SU  (balatu  irba),  fils  de  I-da 

ili,  grand  suklcal.  A.  11,  9. 
MA-MA  HU,  fils  de  1-NÊ  NÉ  nutur  SÂ-NA-É. 

A.  15,  8. 
MA-MA  SER  SU,  fils  de  NA-NI  sakkannak. 

A.  11,  12. 
MA-MA  SER  SU,  fils  de  Ra-bê  ilu.  A.  13,  12. 
ME-DÊ  [ou  SI)  i-lum,  père  de  Gir-zu-ni.  A.  5,  1 1 . 
ME-ZI-ZI.  A.  5,  16. 

ME  sa-lim,  père  de  Gimil-Nanâ.  B.  5,  6. 
ME  sa-lim,  fils  du  roi.  B.  6,  13. 
ME-SIS-SIS,  fils  de  BARA-GI-SI,  petit-fils  de 

UR  (ilu)  ÊN-LIL.  C.  7,  2.    ■ 
MU-MU,    tondeur,    père    de    Il-su    SU     (irba). 

A.  12,  16. 

MU-MU,  fils  de  Ur  Marad-da.  A.  13,  15. 
MU-MU,  père  de  Karibu  sa  (ilu)  ZA-MAL-MAL. 

B.  3,  7- 
MU-NA.  A.  16,  14. 

MU-SA  GIR-su-nu,  fils  de  Da-da-lum,  scribe. 

A.  16,  5. 
Mi-it-tus,  fils  de  Is-tup  ilu.  nutur.  C.  16,  1. 
Mi-DAR  -f  A,  fils  de  I-ki-lum,  nutur  de  Nanak- 

ki.  C.  15,  12. 
MI-DAR+A,  père  de  Ilu  ba-ni.  C.  16,  5. 

NA-Ê-SUM,    marchand,    père    de    SUB  Isin. 

D.  11,  15. 
Na-zi-tim  (prophète  du  palais).  A.  11,  17. 


48 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


Na-mu-ru-um,  fils  de  I-da  ilu.  C.  15,  26. 
Nanâ  AL-SU,  fils  de  Is-tu-tu,  petit-fils  de  A- 

zub  Hum.  B.  2,  1. 
NA-NÉ-um,  fils  de  I-ti  TI  de  Damigiki.  A.  16,  8. 
NA-NI  lakkannak,  père  de  MA-MA  SER  SU. 

A.  11,  i?. 

NAR  i  (Nl)-lum,    père    de    A-ku    i  (Nl)-lum. 

D.  14,  12. 
NU-GAL  (fonction.?),  père  de  Ib-lul  ilu,  scribe. 

C.  14,  8. 
NU-GAL  (fonction.?),  grand-père  de  I-da  ilu. 

C.  17,  30. 
NU-NI-DA,  fils  de  Be-li  a-mi,  petit-fils  de  Ur- 

Ap-ra.  C.  18,  4. 
NU-RA,  servante  du   dieu,   fille  de  Karibu  sa 

NU-NI,    petit-fils    de   BU-IM,    navigateur. 

B.  j,  10. 

NI-BA  (alu)  IM,  frère  du  roi,  père  de  A-li  A-hu. 

A.  10,  26. 
NI-NI,  père  de  TU-TU.  C.  16,  9. 
NI-SI-SI   nu-tur  SA-NA-É,  père    de    SA(U)- 

NA-QAR.  A.  14,  2. 

Sa-lim  A-hu,  fils  de  DA-UA,  petit-fils  de  Ra- 

bê  ilu.  C.  10,  23. 
Sa-ni,  père  de  Is-ga-lum.  A.  11,  20. 
Sa-tu-ni,  père  de  Su-mu  Hum.  D.  10,  10. 
SUB  US-GAL,  patési  de  KI-SLAH-  (*f-ki). 

C.  7,  14. 

SUB  Isin,  fils  de  NA-Ê-SUM,  marchand.  D.  1 1, 

14. 
SUB-SU  GI,  sag-tu,  fils  de  GIR-A-MU,  petit- 
fils  d'Ap-ra  il.  D.  4,  8. 
SUB-SUB,  fils  de  Ê-a  ra-bê,  petit-fils  de   A- 

zub  Hum.  B.  1,  9. 
SUB-SUB,  père  de  La-gi  SUB.  D.  13,  14. 
SUB-SUB  arnil  SI,  père  de  Gir-zu-ni.  D.  13,  17 
SUB  Jà-ru-um,  nutur  de  Sad  BAR  alu)  Im-ki. 

C.  12,  1. 
Su-mu  È-a,  fils  de  Karibu  sa  Nanâ,  petit-fils 

de  RAB-SUB  (fonction.?).  C.  11,  2. 
Su-mu  (ilu)  ÊN-ZU,  père  de  Ilu  TIG.  C.  15,  29. 
Su-mu  Gl,  père  de  Karibu  sa  Nanâ  et  de  E-KU- 

KU.  C.  10,  9. 
Su-mu  GI,  fils  de  Dur  il,  petit-fils  de  Ib-bu- 

bu.  D.  5,  6. 


Su-mu  Hum,  grand-père  de  lé-tup  (ilu)  ËN-ZU 

et  de  I-NÊ  (ilu)  EN-ZU.  A.  4,  3. 
Su-mu  I.lum,  père  de  Ur  Ap-ra,  scribe.  C.  18,  26. 
Su-mu  Hum,  fils  de  Sa-tu-ni.  D.  10,  9. 
Su-mi    SU,    père    de   Be-li    MU-DA    (=  iqbî). 

D.  11,  8. 
Su-mi  SU,  fils  de  Lu-da-na-at,  berger.  D.  13,  8. 
Su-mi  SU,  fils  de  Lu-zu-su.  D.  14,  8. 
Su-ni-um,  de  Mar  Uru  (?   Ici',  père  de  UR-UR. 

C.  19,  5. 
Su-ni-um,  fils  de  Bi-im.  D.  14,  2. 
Su-ni-um,  fils  de  Gir-zu-ni  (iS).  A.  6,  16. 
Su-ru-us  GI,  fils  de  I-ti  ilu.  A.  3,  14. 
Su-ru-us  GI,  père  de  A-GIS-BIL-KAL  et  de 

Dûr-su-nu.  A.  12,  21. 
Su-ru-us  GI,  fils  de  Il-su  QAR,   petit-fils   de 

Da-tum.  B.  4,  13. 

Pal  Ê-a,  de  Girdaniki,  père  de  Bel  (^)  bi-in  sar 

ali.  A.  15,  12. 
Pal  GA,  père  de  Ut-ti-ru  et  de  Sar-ru  GI  i-li. 

A.  12,  9. 
Pa-sa-ah   ilu  arnil  Z1D-G1D,   fils   de  UR-UR. 

C.  14,  1. 
Pa-sa-ah  ilu,  arnil  ZID-GID,  père  de  Be-li  sa- 

tu.  C.  17,  10. 
PI-GI  ali  (fonction.?).  D.  13,  7. 

Sal-la-la,  fils  de  ZU-ZU.  A.  10,  7. 

Sal-la-la  (MU),  père  de  Du-da-tus.  A.  10,  12. 

$al-la-la.  A.  13,  14. 

Sal-la-la,  père  de  TU-TU.  C.  16,  19. 

Sal-lu-lu,  El*"  Hff  Père  de  llu  A"ka'  A-  4-  9- 
Sal-lu-lu.  A.  5,  5. 

Sal-lu-lu,  fils  de  Ik-ru-ub  ilu.  A.  14,  21. 
Sal-lu-lu,  père  de  Ilu  Ga-ni.  B.  5,  14. 

Qar-su,  grand  sukkal,  père  de  Ti-ru-um.  C.  17, 
22. 

Ra-bê  ilu,  père  de  Ilu  ba-ni.  A.  8,  18. 
Ra-bê  ilu,  père  de  MA-MA  SER  SU.  A.  13,  13. 
Ra-bê  ilu,  fils  de  Karibu  sa  Ê-a.  C.  5,  7. 
Ra-bê  ilu,  grand-père  de  Dam-ba-ba  et  de  Sa- 
lim  A-hu.  C.  10,  26. 
Ra-bê  ilu,  père  de  Be-li  TIG.  C.  18,  15. 


NOMS  DE  PERSONNES 


49 


Ra-bê  ilu,  frère  de  TU-TU.  C.  16,  20. 

Ra-bê  ilu,  père  de  Damqu  i(NI)-lum.  C.  18,  28. 

Ra-bê  ilu,  de  Harhamunakki,  père  de  Ga-at- 
lum.  C.  19,  2. 

Ra-bê  ilu,  fils  de  11-su  A-ha,  de  Kadûlum(ki). 
C.  19,  7. 

Ra-bê  ilu,  père  de  DAR-MA  MU-TUM.D.  12, 12. 

RAB-SUB  (peut-être  nom  de  fonction),  grand- 
père  de  Karibu  sa  Nanâ  et  de  Ê-KU-KU. 
C.  10,  10. 

RAB-SUB  (fonction.?),  grand-père  de  Su-mu 
Ê-a  et  de  È-DA-DA.  C.  n,  6. 

RAB-SUB    (fonction.?),    père    de    Uu    ba-ni. 

C.  15,  25. 

SAB  (LIB)-TIG-BA,  père  de  Ilu  ba-na,  ancien 

de  la  ville.  C.  15,  1. 
SA  (U)  i-li  (NI-NI),  fils  de  Karibu  sa  MA-MA. 

D.  12,  8. 
SAL-1MER.  D.  13,  1. 

SA  (U)-NA-QAR,  fils  de  NI-SI-S1  nu-tur  SÂ- 

NA-É.  A.  14,  1. 
Saq-qul-lum,    fils    de  Ê-a  ra-bê,   petit-fils   de 

A-zub-Hum.  B.  1,  5. 
Sar-ru  GI  i-li,  fils  de  Pal  GA.  A.  12,  8. 
Sar-ru  Dûri  (BAD),  prêtre,  père  de  Sar-ru  i-li 

(NI-NI).  A.  15,  26. 
Sar-ru  i-li  (NI-NI),  fils  de  Sar-ru  Dûri  (BAD), 

prêtre.  A.  15,  25. 
Sarru  (LUGAL)  Isin,  grand-père  de  A-hu  is-sap. 

C.  17,  S- 
Sarru  (LUGAL)  Isin,  père  de  Karibu  sa  KUR- 

KUR.  D.  6,  4. 
Sarru  (LUGAL)  Isin,  fonctionnaire  PA,  fils  de 

Is-tup  (ilu)  ÊN-ZU.  D.  10,  6. 
Sar-ru  kînu(GI),  père  de  (ilu)  A-MAL  is-da-gal. 

C.  13,  25. 


Sarru  KU-LI,  père  de  Ur  (ilu)  SIR  {ou  MUS). 

A.  13,  8. 
Si-na-na-tim,   grand-père  de  Gir-zu-ni.   D.  7, 

10. 
SI-<Hgfl-NI.  A.  8,  4. 
SlT-ZI,  artiste  scribe.  A.  11,6. 
SIT-BAR-KI  {ou  mieux  sangu  Bar(ki).  D.  15,  1. 
SIT-NA-AT,  grand-père  de  I-ki-lum,  A-huHu, 

Gal-zu,    DUP-SI-GA,    Gimil  i-li   (NI-LI). 

C.  6,  15. 
SU  AD-MU,   fils  de  La-mu-um  (Gimil  abiya), 

petit-fils  de  Da-tum.  B.  4,  10. 
SU-DA-TI,  père  de  I-li  (NI-NI)  sa-tus.  A.  15,  1. 
Su-nu-nu,  père   de   A-hu  HI  (tâbu).  A.  15,  15. 
Su-nu-nu,  fils  de  Ilu  KAL,  prêtre  de  A-MAL 

de  Inê-uru(ki).  A.  15,  17. 

Tam  (^f)-ma,  père  de  GIS-KU-GA-SU-AL-SI- 

IN.  A.  13,  6. 
Tu-kul-tim.  D.  12,  10. 
Tu-li-da-da-nam,    fils    de    1-li-ni    (NI-NI-NI). 

A.  16,  12. 
TU-TU.  C.  3,  10. 
TU-TU,  fils  de  NI-NI.  C.  16,  8. 
TU-TU,  fils  de  Sal-la-la,  frère  de  Ra-bê  ilu. 

C.  16,  18. 

Ti-da-nu,  fils  de  Ilu  MU-DA,  petit-fils  de  Ur 
(ilu)  SI-LU.  D.  6,  6. 

Ti-ir-su,  fils  de  Karibu  sa  LU-LU,  petit-fils  du 
prêtre.  C.  15,  15. 

Ti-li-Ium,  père  de  Ilu  QAR.  C.  16,  22. 

Ti-ru-um,  fils  de  A-da-na-ah,  petit-fils  de  I-ti 
E-a.  C.  4,  5. 

Ti-ru-um,  fils  de  Qar-su,  grand  sukkal,  petit- 
fils  de  I-URU-IS  Be-li(NI).  C.  17,  21. 

TI-TI,  grand-père  de  I-zi-lum  et  En-na  Ê-a. 

D.  10,  2. 


50 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRBA 


(b)    NOMS     DE    DIVINITÉS 


ilu  Adad.  D.  12,  6. 

ilu  A-zu.  A.  5,  6. 

ilu  A-ha.  A.  4,  8  ;  C.  17,  3. 

ilu  A-MAL.  C.  13,  24. 

A-nu(?).  C.  18,  16. 

ilu  AP.  D.  14,  13. 

Ap-ra.  C.  15,  3,  etc. 

ilu  Asnan.  C.  16,  16. 

Ê-a.  A.  7,  3. 

ÊN-GAL-DU-DU.  C.  16.  15. 

ilu  ÊN-ZU  (sin).  A.  3,8. 

ilu  ÈN-(ki),  D.  14,  10. 

iluÊN-LIL.  C  7,  4;  D.  14,  15. 

Bel  (»-<).  A.  11,  16. 

Bêl«).  A.  15,  5. 

BIL-GI.  C.  17,  25. 

GA(?).  A.  14,  19. 

Gal-zu.  A.  4,  2. 

GA-NI(?).  A.  14,  24  ;B.  5,  13. 

GI  (?).  C.  10,9. 

Girra.  A.  5,  2. 

ilu  Da-gan.  A.  5,  8. 

DAR-A-TUM  (?).  C.  15,  4. 

DAR-MA(?).  C.  5,  12  ;  D.  10,  4 

ilu  Z A-MAL-MAL.  A.  8,  20. 

Hum.  A.  4,  3. 


Ilu.  A.  3,  15. 
U-la (?),  B.  5,  10. 

1-nin.  A.  7,  18;  C.    16,  28  ;  1).  14,  5. 

KAL,  A.  7,  9. 

Karibi.  C.  12,  26  ;  D.  7,  9. 

ilu  LUGAL-Marad-da.  C  14,  27. 

LU-LU.  C.  14,  21. 

ilu  MA-L1K.  A.  11,9. 

MA-MA.  A.  8,  23. 

ME(?).  B.  5,6. 

Nanâ.  B.  5,  5, 

NAP(Bél).  A.  13,  21. 

ilu  NU-ME-A.  D.  10,  12. 

ilu  NU-MUS-DA.  D.  10,  11. 

NU-N1(?).  B.  3,  12. 

ilu  NIN-HAR-SAG.  C.  13,  26. 

ilu  NIN-KAR.  A.  9.  1. 

SE  (Nabû).  A.  12,  12. 

SU.  C.  16,  24. 

ilu  Sl-LU,  D.  6,  8. 

ilu  SIR  (MUS).  A.  13,  7. 

ilu  PA-G1S-BIL-SAG.  C.  16, 

PAP-PAP  (dim).  D.6,  3. 

ilu  QAR  (?).  B.  4,  14;  C.  io, 

TI.  A.  16,  9. 


29. 


16. 


(c)    NOMS    DE    LIEUX 


A-ga-nê-(ki).  C.  16,  17. 
(nâr)  A-mas-ti-ak.  C.  13,  21. 
An-za-ma-tim.  D.  9,  11. 
Ê-mar-za-(ki).  C.  16,  17. 
Ba-az-(ki).  A.  10,  1  ;  16,  20. 


Bar-(ki).  B.  6,  17. 
Ba-ra-az-edin-(ki).  B.  6,  18  ;  14,  19. 
Ba-si-me-(ki).  A.  14,  17. 
Bit  Gis-ma-nu-(ki).  C.  13,  18. 
Ga-za-lu-(ki).  B.  7,  5  ;  19,  21. 


NOMS    DE    LIEUX 


Gir-da-ni-(ki).  A.  15,  13. 

GIS-UH-(ki).  A.  12,  24. 

Da-mi-gi-(ki).  A.  15,  24. 

Dan-ni  URU  is-tim.  A.  16,  n. 

Dur  (ilu)Sin.  A.  6,  13  ;  7,  1 3  ;  10,  16,  22  ;  16,  21. 

(nâr)  Diglat.  A.  9,  21 . 

UD-KIB-NUN-(ki)  (Sippar).   A.   13,  22. 

Zi-ma-na-ak.  D.  8,  12. 

Ha-ar-ha-mu-na-ak-(ki).  C.  19,  3. 

(alu)IM(ki).  G.  18,  31. 

l-NÊ-URU-(ki).  A.  15,  20. 

Ka-dû-lum-(ki).  C.  19,  9. 

Ka-zu-ra-ak-(ki).  C.  15,7;  19,  12. 

Kes-(ki).  C  9,  25;  10,  17  ;  11,  11,  15  (lieu  par- 
ticulier, voir  note). 

KISLAH-(ki).  C.  3,  8;  7,  16. 

Kis.  A.  1,  8;  16,  24;  B.  14,  23;  C.  24,  30; 
D.  22,  21. 


Kis-(ki).  A.   10,  5  ;  B.  7,  3  ;  14,  20. 
Marad-da-(ki).  G.   19,  17,  30  ;  24,  27. 
Mar-ur-(ki),  n"  150.  C.  19,  6. 
Mi-zu-a-ni-im.  D.  9,  9. 
Na-na-ak-(ki),  C.  15,  14. 
(nâr)  NUN-ME,  D.  9,  6. 
(alu)NIM-(ki).  D.  12,  5. 
(SUG)  [ilu]  Nin-har-sag.  C.  13,  26. 
Si-lu-ga  (alu)  UT  (canton  de  terre).  A.  9,  14. 
Si-im-tum.  D.  9,  12. 
RIT-TAB-(ki).  D.  15,  6.  9;  22,  8. 
(Sa-ad  BAR  (alu)  IM  (ki).  C.  18,  31. 
Sa-ad  Gu-ni-zi.  B.  6,  10. 
Sa-ad  Mil-ki-im.  D.  8.  11. 
Sir-pur-la-(ki).  A.  14,  10. 
TIG-GAB-A-(ki)  ou  Kutha.  A.  14,  26. 


(d)    NOMS    DE    PROFESSIONS 


A-bi  ali.  D.  12,  4. 
Abarakku.  A.  2,  17. 
AasB  ali.  A.  6,  12. 
AasB-AasB.  C  18,  13. 
AasB-GAN.  A.  10,  19. 
Amat  ili.  B.  3,  11. 
ÈX-ME-LI  (sa'ilu).  A.  15,  27. 
Amil  GAN-G1D-DA.  C.   14,  19. 
Daianu.  A.  4,  2. 
Dam-gar.  D.  12,  1. 
Dup-sar.  A.  11,  3. 
Ummanu  dup-sar.  A.  11,  7,  8. 
Amil  ZID-G1D.  C.  17,  11. 
Irrisû  (APIN)  sarri.  C.  17,  2. 
IS.  A.  6,  18. 
MÂ-DU-DU.  B.  4,  1. 
MASKIM-GÊ.  A.  14,  6. 
MU.  A.  10,  13. 


Nagiru(GIR).  C.  12,  28. 

Nangaru.  D.  13,  4. 

NAR  (LUL).  A.  12,  10. 

Nu-  ^-  (n.  pr.  ?).  C.  17,  30  ;  oppos.  à  Nu-  tjf 

Nu-tur  AasB-AasB.  A.  15,  4. 

Nu-tur  GIS-K1N-TI.  C.  16,  14. 

Nu-tur  |E^yy  -NA-É.  A.  14,  3. 

Nu-tur  amil  SI.  C.  17,  27. 

5ÛB  (Ka  +  su)  ou  Karibu  (passim). 

PA.  C.  19,  14.  D.  10,  5,  7. 

PA-HI.  C.  13,  2,  8. 

Pa-te-si,  A.  12,  23. 

QA-SU-GAB.  A.  13,  2. 

RAB-KALAMA.  A.  4,  10. 

RAB-SUB  ou   n.  propr.  C.   10,    10;    C.  11,6; 

C.  15,25. 
RAB-SUKKAL.  A.  11,  11. 


53 


OBÉLISQUE  DE  MANISTU-IRIiA 


Ri'u.  A.  4,  16. 

RIT  (=  sangu).  A.  8,  20. 

Sabrû  biti.  A,  II,  18. 

SAC.-TU.  D.  5,  1. 

Sakkanaku.  A.  n,  14. 

Sakkanak  amil  G1S-G1D-DA.  A,  u 

Sakkanak  amil  G1S-T1.  A.  12,  5,  6. 


14. 


Sarru.  A.  1,  7. 

SU-AB.  A.  u,  4. 

SU-AZAG-DIM.  C.  18,  10. 

SU-I  (gallabu).  A.  12,  17. 

SU-NIN.  A.  9,25. 

(Amil)  SI.  A.  13,  25. 

TE  LAL  (gallû)  RAB.  A.  12,2. 


Avant  de  fermer  les  listes  des  noms,  il  ne  nous  coûte  pas  de  reconnaître  que  pour  plusieurs  d'entre  eux,  maint 
point  reste  obscur,  que  dans  l'état  actuel  de  notre  science,  on  ne  peut  éclaircir. 

Le  texte  de  l'Obélisque  étant  manifestement  sémitique  ou  sémitisant,  les  noms  ayant  une  apparence  sémitique 
devaient  être  transcrits prouijacent,  les  autres  devaient  être  traités  comme  des  idéogrammes  relatifs.  Généralement, 
nous  avons  rendu  ces  idéogrammes  par  une  valeur  phonétique,  quand  celle-ci  était  assurée  par  un  emploi  courant  et 
documenté,  et  adaptable  au  contexte.  En  cas  contraire,  nous  avons  sursis  et  exprimé  l'Idéogramme  ut  sic. 

Quelquefois,  nous  avons  gardé  l'Idéogramme,  bien  que  la  valeur  en  fût  très  connue,  et  à  cause  de  cela  même). 
Dans  LUGAL-Maradda,  SID,  RIT,  etc.,  la  substitution  se  fait  à  vue  d'œil,  et  l'esprit  appréhende  par  un  mouvement 
plus  simple  et  direct,  le  signe  du  texte  original. 

Des  expressions  comme  Ur  (dans  les  noms  propres),  patési,  àirpurla[ki),  etc.,  n'étaient,  selon  nous,  à  aucun  titre, 
idéographiques.  Quelle  qu'en  soit  l'origine,  et  quoique  les  syllabaires  en  donnent  des  valeurs  équivalentes,  on  les 
prononçait  Ur,  patési,  etc.  (Voir  pour  ce  dernier  mot  pi.  13,  nos  4  et  5,  la  2e  classe  de  briques  d'Ardum  narâm  Susinak.. 

Pour  un  grand  nombre  de  nous,  il  n'a  pas  été  possible  de  discerner  toujours  si  les  éléments  en  étaient  ou  tous 
idéographiques,  ou  tous  phonétiques,  ou  de  caractère  mixte  :  Is-lu-lu,  Sil-nci-al,  etc. 


STÈLE  DE  NARÂM-SIN 


Pl.    ii. 


La  stèle  de  victoire  publiée  par  M.  de  Morgan,  en  tête  de  son  Rapport  sur  ses  premières 
fouilles  à  Suse  (Leroux,  1898)  est  en  réalité  l'œuvre  du  roi  Narâm-Sin,  assez  connu  déjà,  par 
un  monument  semblable,  découvert  en  1891  ou  1892  au  pays  de  Mardin,  et  transporté  au 
Musée  de  Constantinople.  Nous  avons  publié  ce  dernier  relief,  figure  et  inscription,  dans  le 
Recueil  des  Travaux,  XV,  62. 

La  stèle  de  Suse  portait  aussi  au-dessus  de  la  tête  du  roi,  trois  colonnes  de  texte.  Les 
quelques  débris  qui  en  restent,  et  qui  ont  échappé  par  hasard  à  une  destruction  que  je  ne  crois 
pas  systématique,  ont  une  grande  importance,  puisque  certainement  elles  font  allusion  à  des 
événements  historiques,  alors  que  la  stèle  de  Mardin-Constantinople  me  paraît  être  restée  dans 
les  généralités,  et  ne  se  rapporter  tout  au  plus  qu'à  une  construction  de  palais  ou  de  temple. 

(Pour  la  question  de  provenance,  voir  les  réflexions  générales  qui  précèdent  le  déchiffre- 
ment du  texte  de  l'obélisque  de  Manistu-irba.) 


Col.   1 


(ilu)  [Na-rja-am  (ilu)  ÈN-ZU 
da-num 


Col.   1 


Narâm-Sin, 
le  puissant, 


A. 


54 


Col.    2. 


Col.  3. 


STÈLE   DE  NARAM-SIN 


Si-dur 

Sa-tu-ni 

Lu-lu-bi-im[ki] 
ip-hu-ru-m[a] 

girru  (?) 

im-[liku?] 

a-na[yâsi] 


i[n]  [K]is 

.  .  .SU   (?).  .  .    7.U 


A-MU-RU 


Col. 


Col.  3. 


(prince)  de  Sidur. .  .  . 

Satuni, 

(prince)  de  Lulubi, 

se  réunirent 

et  une  campagne  (?) 
décidèrent  (?) 
contre  [moi] 


dans  la  ville  de  Kis 


il  dédia,  (je  dédiai) 


Il  résulte  clairement  du  bas-relief  et  de  ces  fragments  de  texte,  que  Narâm-Sin  eut  affaire 
à  une  coalition  (iphuru  est  absolument  certain)  des  peuples  de  la  montagne,  tels  que  Lulubi, 
Kassi  et  sans  doute  aussi  nos  Élamites,  et  qu'il  les  défit;  notre  monument  est  commémoratif  de 
ces  événements,  et  fut  érigé  au  milieu  ou  à  proximité  des  peuples,  ennemis  ou  rebelles,  qui 
venaient  d'être  vaincus. 

Après  Anu-banini  dont  nous  avons  publié,  avec  de  Morgan,  dans  le  Recueil  des  Travaux 
(XIV,  100),  la  stèle  à  Zohab,  nous  rencontrons  un  nouveau  roi  de  Lulubi,  appelé  Satuni,  nom 
bien  sémitique  et  peu  rare  dans  l'onomastique  ancienne  de  ces  pays  (Voir  Obéi.  Man.  D.  io,  10  : 
OBI,  I,pl.  phot.  VI,  III,  14). 

On  savait  déjà  par  les  Omina,  II,  10,  11,  que  Narâm-Sin,  comme  Sargani  sar  ali,  avait 
bataillé  dans  ces  parages,  qu'il  était  allé  au  pays  d'Apirak,  et  qu'il  avait  vaincu  Rîs-Adad,  roi 
de  cette  contrée.  La  chose  paraît  dorénavant  historiquement  établie. 

Les  premiers  signesde  la  2e  col. ,  KAS  (harrânu)  suivi  de  MIR,  semblent  bien  figurer  les  élé- 
ments originaux  du  signe  ëJTT|n[  LIGIR,  comme  il  apparaît  aussi  par  ce  signe  moderne. 
Toutefois,  le  contexte  nous  impose  ici  le  sens  de  «  campagne,  expédition  »,  qui  se  trouve  déjà 
dans  le  premier  élément  «girru,  harrânu  »,  ou  quelque  chose  de  semblable.  Il  existait  effective- 
ment, avec  ce  sens,  un  idéogramme,  dont  la  première  partie  est  mutilée,  qui  finissait  en  MIR 
(MIR  ou  TU,  si  l'on  considère  les  formes  modernes).  Or,  la  partie  mutilée  ne  pouvait  être  que 
KAS,  RAS,  puisque  l'idéogramme  complet  avait  les  valeurs  harrânu,  alaktum,  girrum  (©  51, 
col.  I,  43,  Del.  HWB  à  girru).  Cet  idéogramme  KAS+MIR  serait  le  nôtre  dans  la  ire ligne  de 
2e  colonne. 

Dans  la  3e  colonne,    Kis    paraît  indiqué    comme  le  théâtre   d'un    événement,  soit  que  la 


STÈLE    DE   NARÂM-S1N 


55 


bataille  y  fut  livrée,  soit,  bien  plutôt,  que  le  butin  et  des    trophées  y  aient  été    consacrés  aux 
dieux.  En  tout  état  de  cause,  cette  bataille  et  cette  consécration  eurent  heu  '. 

Je  réserve  la  traduction  du  texte  anzanite,  ajouté  plus  tard  à  la  stèle  de  Suse,  par  le  roi 
Sutruk-Nahhunte,pournotre  deuxième  volume  d'inscriptions,  celui  des  Inscriptions  amanites.  11 
y  est  fait  allusion  évidente  à  Narâm-Sin,  à  sa  stèle,  et  probablement  au  lieu  où  le  roi  élamite  la 
trouva  avant  de  la  transporter  à  Suse  (Voir  les  réflexions  générales  précédant  le  déchiffrement 
de  l'obélisque  de  Manistu-Irba). 


C'est  à   une   occurrence   d'un   autre  genre  que  nous   devons  la    stèle   de  Constantinople 


Col.  i. 


Col. 


Col.   3. 


Col.  4. 


[Narajm  [ilu  ÊN]zu 
[da]-num 


ilu  ÉN-KI 

in  ki-ib-ra-tim 

ar-ba-im 

NA-E  (=  zikaru) 

[sa]  ir-tim 

[a-a-b]e 

[utirru  ?] 


kisal  kalama  (?) 

u 

ki-gal 

îs-pu-uk  (Hilpr.) 

sa  duppu 

su-a  (Hilpr.) 

u-sa-za-ku-ni 

(uu)  .Jfqf 


[isidsuj  li-su-ha 

u 

SE-ZIR 

li-il-gu  da 

[i-]ni-[su] 

u 

[P]I  (uznu) 

[qa]-ti 


Col. 


Col.  2. 


Col.  3. 


Col  4. 


Narâm-Sin 
le  puissant 


(roi  élu)  par  Êa 

dans  les  régions 

les  quatre, 

héros 

qui  la  poitrine 

des  ennemis 

a  refoulée  ('?), 


le  Kisal  du  pays  (?) 

et 

le  Kigal 

il  a  entassés. 

Celui  qui  cette  tablette 

ci, 

enlèverait, 

la  déesse  Ninni 

et 

(ses  fondements)   qu'ils  arrachent 

et 

sa  progéniture 

qu'ils  perdent! 

sa  vue 

et 

(son)  ouïe, 

(sa)  main 

(et ), 

(qu'ils  frappent  !) 


BRIQUE  DE  NARAMSIN 

Pl.    13.    I 


Si  Narâm-Sin  savait  conquérir,  comme    nous  l'avons  vu    plus  haut,  il  savait  aussi  faire 

œuvre  de  paix. 

Certainement,  il  construisit  à  Suse  soit  des  temples,  soit  des  palais.  Ce  fragment  de  brique 
qui  a  été  trouvé  à  Suse,  et  qui  porte  son  nom,  en  fait  foi  : 

Na-ra-a[m  (ilu)]  Ê[N-ZU]  Narâm-Sin, 

sar-ru —  roi... 

dan-g[a]  puissant, 

sar-[ru]  roi.... 


Ainsi  va  toujours  croissant  le  nombre  des  villes,  où  ce  grand  roi  a  perpétué  son  souvenir. 
Suse  est  à  ajouter  à  Babylone,  Sippar,  Nipur,  Maradda(ki),  Sirpurla,  -VT  -UNU(ki),  et  au  pays 
de  Mardin-Diarbékir. 

L'emploi  de  Sar-ru,  phonétiquement  écrit  au  lieu  de  l'idéogramme  usuel  LUGAL,  pour 
nouveau  qu'il  soit  dans  ces  sortes  de  formules,  ne  peut  point  nous  étonner.  L'obélisque  de 
Manistu-irba  nous  fournit  d'autres  exemples  pareils  :  Sar-ru  GI  ili.  A.  12,  8;  Sar-ru  Dur 
(BAD).  A,  15,  26;  Sar-ru  ili,  A.  15,  25;  Sar-ru  GI,  C.  13,  25,  où  le  mot  sarru  ne  peut 
guère  être  que  celui  qui  signifie  «  roi  »,  c'est-à-dire  LUGAL.  Les  Achéménides  écriront  aussi 
à  deux  reprises  èa-ar-ri(rabû).  Voir  à  la  fin  du  volume. 


i-7 


IN 


Pl.    12.  Cône  de  Karibu  sa  Susinak 

(Dessiné  par  J.  de  Morgan) 


CONE  DE  FONDATION  DE  KARIBU  SA  (ilu)  SUSINAK 


Pl.    i: 


Il  existe  dès  maintenant  plusieurs  exemplaires  de  ce  cône,  dans  les  collections  de  Suse. 
Le  texte  n'en  est  pas  absolument  nouveau;  les  sept  premières  lignes  ont  été  publiées  par 
Winckler,  Untersuchungen,  p.  157,  d'après  Brit.  Mus.  53,  12-19,  57-  G.  Smith  avait  signalé 
ce  document,  et  attribué  à  un  patesi  de  *~\\<\  HM  :  RI-TU,  Eridu  !  La  teneur  complète  et 
vraie  du  texte  est  la  suivante  : 


10. 


Karibu  sa  (ilu)^PÏ  ERIN  (Su- 
sinak) 

pa-te-si 

^f  I  ERIN  (Susi)  ki 

sakkanak 

ma-ti 

NIM-(ki) 

màr  tt^W T  BI  is-hu-uq 

ilu  ^fj  ERIN  (Susinak) 

é-nê-sum-ma 

Bit  (ilu)  SU-GU 

i-pu-us 


1 .    Karibu  sa  (ilu)  Susinak 

patesi 
de  Suse, 
préfet 
5 .   du  pays 
d'Élam, 

filsde^^yVyBIishuq, 
au  dieu  Susinak     * 
son  seigneur, 
10.    le  temple  du  dieu  SU-GU 
a  construit. 


Les  parties  douteuses  dans  l'un  des  cônes  sont  absolument  certaines  dans  les  autres. 

Le  premier  signe  est,  généralement,  le  signe  KA  avec  l'enclave  jÊj.  Ce  dernier  élément 
revêt,  dans  quelques-uns  de  nos  exemplaires  (voir  pl.  12),  une  forme  particulière  qui  fait  penser 
à(1  (Voir  Scheil,  Recueil  des  signes,  n°  141).  Ce  signe,  KA  +  x,  permutait  donc  avec 
KA  +  SU,  et  cette  identification  ne  peut  être  douteuse.  SU  lui-même,  quand  il  est  employé, 
est  parfois  retourné  ^  pour  la  commodité  du  scribe.  J'ai  dit  plus  haut,  pourquoi  je 
donnai  à  ce  signe  le  sens  de  Karibu,  sens  qui  ne  saurait  être  douteux,  lors  même  que  la  lec- 
ture matérielle  en  devrait  être  modifiée. 

Le  dieu  de  notre  dédicace  est  le  dieu  titulaire  de  Suse;  nous  le  retrouverons  fréquemment. 
Son  idéogramme  est  pareil  à  celui  de  la  ville  même  de  Suse,  et  signifie  «  le  dieu  susien  ». 


6o  CÔNE  DE   FONDATION   DE   KARIBU   SA   (ilu)   SUSINAK 

On  rencontre  ces  variantes  : 

■Hf-  ^i  hhmït 

-HP-  ^FJI  BHMÏT 
-HF-  &$  ^T  KHÏÏ 

alors  que  le  nom  de  Suse  (si  longtemps  méconnu  dans  les  tablettes  de  la  IIe  dynastie  d'Ur), 
s'écrit  «JPT  WJMÏÏ  <M.  et  aussi  :  ^ &  HMfT  <Iêf. 

Le  nom  antique  de  Suse,  d'après  les  plus  reculés  de  nos  documents,  était  ^|  ^  -\\ 
Su-àe-en;^  ^\  fc|j^  Su-su-un,  (ainsi  s'expriment  les  textes  anzanites  de  Silhak  In  Susinak), 
ou  encore  ^JJ  *£=]]  Jf  "g^yy  ^JEJ  fa/j  Sa-a-sa-ki  sa  Nim-ma-ki,  selon  une  inscription 
deKurigalzu,  Hilpr.  OBI.  I,  pi.  21,  n°  43,  II.  3,  4.  Plus  tard,  sous  les  Sargonides  et  les  Achémé- 
nides,  nous  trouvons  diverses  variantes  du  même  nom  ;  Susi,  Surp.  Zimm.,  II,  162;  Susan 
Assurb.  VI,  27;  Susi,  Scheil  Nabon.  III,  43  ;  Su-sa-an(ki),  Achém.  cf.  inf.,  elles  sont  connues. 
Je  ne  citerai  que  pour  mémoire  le  texte  du  roi  d'Élam,  ]-»{-  <^]  lêlIt-TTT  èar  ilàni, 
contemporain  des  Sargonides,  texte  publié  plus  loin  dans  ce  volume,  et  où  le  prince  se 
dit  sar  {]]]«)  JJ  »B=ff  $»-*i.  Cf.  infr.  p.  80  Suèa{ki). 

Si  c'était  une  règle  générale  que  lorsqu'un  dieu  et  une  ville  ont  un  idéogramme  pareil,  ils 
eussent  du  même  coup  un  nom  commun,  tels,  le  dieu  Assur  et  la  ville  d'Assur,  la  déesse 
Nina  et  la  ville  de  Nina,  nous  tirerions  facilement  de  Sâsa,  de  Susen,  de  Susi,  ou  Susi  le  nom  du 
grand  dieu  de  Suse.  Mais  il  y  a  des  exceptions  à  cette  règle,  et  nous  écrivons  avec  des  signes 
semblables  le  nom  du  dieu  de  Nipur  et  celui  de  la  ville  de  Nipur,  bien  que  le  premier  soit  à 
lire  Bel  ou  En-lit,  et  le  second  Nipur,  sans  aucun  doute. 

Or,  il  se  trouve,  et  nous  le  savons  par  les  textes  assyriens,  qu'il  existait  réellement  un 
dieu  susien  (et  le  premier  de  tous),  dont  le  nom  est  tiré  du  nom  même  de  la  ville  de  Suse.  R.  II. 
57.  48  c.  d,  nous  apprend  que  le  Ninip  d'Élam  s'appelait  *-*^-  Su-si-na-ak.  Cette  coïncidence 
nous  fixe.  Étant  certains  parla  provenance  de  nos  nombreux  documents  que^Vj  (var.  ►-^JeT) 
HII&-TTT  ^M  est  Suse,  il  nous  paraît  impossible  que  le  dieu  -*f-  «-^J  (var.  '-WSV  IËII^TTT 
dont  le  nom  signifie  «  dieu  Susien  »  ne  soit  pas  Susinak.  G.  Smith,  qui  ne  connaissait  point 
l'idéogramme  de  Suse,  ^PT  HHMfïï  <M>  qu'il  lisait  RI-  HW  quelque  part,  et  assimilait  à 
Eridu,  se  fût  fait  grand  honneur  en  identifiant  par  une  sorte  d'intuition,  Susinak  et  (ilu)  ^] 
(var.  ^M,  comme  dans  nos  textes  archaïques)  lEjIlE^t^Pf.  Ce  dernier  signe  SES  qui  ne 
peut-être  qu'un  équivalent  de  l'ERIN  archaïque  l'aurait-il  mis  sur  la  piste,  puisque  dans  le 
même  volume  (R.  II.  57,  64,  c.  d.)  le  même  Ninip  d'Élam  allégué  plus  haut  est  exprimé  par 
l'idéogramme  »-*f  ^J|  lÉÊllË<Sr<yT  ?  Il  n'en  est  rien.  G.  Smith  connaissait  tout  simplement 
le  texte  II,  R.  60.  obv.  a,  où  on  lit  9.  10  : 

(ilu)  Ar-man  (ou  sin)-nu  sarru  sa  Rapiqa  (ki) 

-HF"  -VJI  HENNIT  —     sa  Su-sa-an  (ki),  «  dieu  roi  de  Suse  ». 


CONE    DE    FONDATION    DE    KARIBU    SA   (ilu)   SUSINAK  6i 

Par  une  conclusion  qui  s'impose  après  tout  ce  que  nous  avons  dit,  il  faut  rectifier  la  publi- 
cation R.,  en  baissant  d'une  ligne  la  2e  col.  de  60,  a,  comme  l'a  fait  Strassm. ,  A.  V.,  n°  756. 

De  la  valeur  SES  dérive  peut-être  cette  lecture.  Mais  il  y  avait  déjà  une  autre  assonance 
dans  l'idéogramme,  car  ^-Sp^l  (qui  alterne  avec  >~W])  a  la  valeur  Sus  (Brunn.  3012).  Il 
importe  peu  que  cette  valeur  ait  été  attribuée  à  »-^>E|  à  cause  de  sa  présence  dans  l'idéogramme 
de  Suse,  ou  qu'elle  ait  été  antérieure  à  cet  emploi  et  adoptée  pour  l'assonance  ;  elle  confirme 
l'identité  du  nom  divin  et  du  nom  géographique. 

J'ai  dit  que  dans  l'idéogramme  de  Susi  et  Susinak,  le  dernier  signe  JêHfH^TERIN,  employé 
anciennement,  a  été  remplacé  plus  tard  par  lëllEKË^TT,  et  que  ces  deux  signes  devaient  être 
apparentés.  En  réalité,  ces  deux  signes  n'en  font  qu'un.  Dans  le  premier,  l'appendice  NUN  ^"TTTT 
qui  signifie  nunu,  rabû,  rubû  «  grandeur  et  pullulation  »  est  remplacé  dans  le  second  par  K^TT 
dont  le  sens  est  esébu  qui  veut  dire  aussi  «  pulluler  »,  comme  son  synonyme  enébu. 

Une  alternance  semblable  s'est  produite  dans  un  groupe  de  même  genre,  le  signe 
lÉII^&^TITT^  GUR,  karù,  «  le  plus  grand  multiple  des  mesures  de  capacité,  du  blé  en 
particulier  ».  Or,  l'élément  ^^JU  qui  exprime  l'idée  de  multitude  et  de  pullulation  est 
remplacé,  dans  le  même  signe,  à  la  fin  de  l'Empire  babylonien,  par  *-]]]  qui  a  le  même  sens, 
comme  nous  l'avons  dit  ci-dessus. 

Tel  contrat  que  l'on  voudra,  de  l'époque  de  Nabonide,  dira  par  exemple  : 

-  JItt  T  «T  m.  1HT  ^T  T<Hfïï~  T<«  «f  -*T 

> 

ina  qatâ  J  Ta-qis  a-na  bit  karô  iddin-na. 

Les  signes  I^II^TTT  et  I^H^C^TT  sont  donc,  à  certains  égards,  un  seul  et  même  signe  ;  le 
dieu  >-*f-  »-^y  Mlt^TlT  ancien  et  le  dieu  ^VT  IêlI^^TT  moderne  ne  sont  qu'un  seul  et 
même  dieu,  Susinak.  Plus  tard,  sous  les  rois  élamites  contemporains  des  Sargonides,  cet 
idéogramme  s'est  encore  simplifié,  et  l'on  trouve  le  signe  ^^JJ  dans  les  textes  anzanites,  ainsi 
employé  dans  >~*f-  -*¥]  ^£^TT>   Pour  exprimer  le  dieu  Susinak. 

La  terminaison  ak  dans  Susinak  est  sémitique  et,  semble-t-il,  fait  un  adjectif  du  mot 
auquel  elle  adhère.  Susinak  signifie  «  le  Susien  ».  Cette  désinence  termine  assez  fréquemment 
des  noms  géographiques,  par  exemple  :  Kazurakki,  Obéi.  Man.  C,  15,  j.Nanakki,  ibid.,  C, 
15,  14.  Harharnunakki ,  ibid.C,  19,  3. 

Comment  expliquer  le  terme  In-Suèinak, si  ordinaire  dans  les  textes  anzanites  pour  désigner 
notre  dieu?  Nous  avons  dit  plus  haut,  que  sur  les  exemplaires  très  nombreux  du  même  texte, 
nous  trouvions  comme  variantes  aussi  bien,  >-»f-  -£-^1  *~W]  lUIfHfflf  lugalani  que  »->f-  *^] 
IeIIEHm  I  lugalani,  c'est-à-dire  Nin  Susinak  que  Susinak.  N'est-ce  pas  de  la  première  variante 
qu'est  issu  In-Susinak,  soit  que  la  première  lettre  iV  se  soit  affaiblie  chez  les  Anzanites,  soit 
que,  à  côté  d'eux,  les  Sémites  aient  songé  à  la  valeur  ênu,  entu  («  maître,  dame  »)  du  signe 
^^T  (cf.  bêlu,  bêltu,  autre  valeur  de  NIN),  et  prononcé  eux-mêmes  parfois,  En  Susinak? 


62  CÔNE   DE   FONDATION   DE  KARIBU  SA    (ilu)  SUSINAK 


Notre  patesi  Karibu  sa  Susinak  n'était  que  lieutenant  (sakkanak)  d'Élam,  et  dépendait, 
sans  aucun  doute,  comme  vassal,  d'un  roi  d'Ur. 

La  racine  pnr  est  assez  connue  par  les  autres  langues  sémitiques,  mais  il  faudrait  savoir  la 

valeur  précise  de  C^^I^T  C^<  avant  d'adopter  la  signification  «  écraser,  briser  ».  Certainement 
le  signe  ÉZ^J^y  s'est  perpétué  sous  la  forme  plus  simple  ^C^T!  SIM,  RIG,  qui  avec  le  signe 
£3  fournit  maintenant  de  nombreux  idéogrammes  (Brunn.,  5179-5188)  avec,  à  la  base,  le  sens 
de  «  lien,  enveloppe  ».  Ainsi  le  nom  de  notre  patesi  aurait  le  sens  assez  naturel  «  il  (tel  dieu,  ou 
bien  lui-même)  a  brisé  son  enveloppe,  son  lien  »,  et  pourrait  se  lire  Sîbu  ishuq  ou  Sîbèù 
ïshuq  '. 

È-nê-sum-ma  me  semble  être  pour  ênisu  «  son  seigneur  »,  de  énu.  Faut-il  alléguer  que 
dans  la  langue  de  Su,  ce  même  mot  e-ne  veut  dire  dieu  (Bezold,  Proceed.  SBA,  il,  173,  etc. 
Planch.,  col.  IV,  9-1 1)?  et  ce  sens  est  encore  plus  approprié  à  ce  passage. 

Le  dieu  Sugu  (=  Sêbu)  ou  «  l'Ancien  ». 

1.  Cette  hypothèse  se  trouve  pleinement  justifiée  par  la  découverte  récente  (hiver  1900),  d'un  nouvel  exemplaire  de 
ce  cône,  où  se  lit,  au  lieu  de  ^^|^T| ,  le  signe  simple  £Z^£^|  |   SIM,  RIG. 


STATUETTE  DE  KARIBU  SA  (ilu)  SUSINAK 


L'inscription  suivante'  se  trouve  gravée  sur 
une  statuette  d'albâtre.  Le  sujet  était  debout,  drapé 
dans  une  robe  frangée,  et  faisant  sans  doute  le  geste 
liturgique  des  deux  mains  placées  l'une  sur  l'autre, 
ramenées  devant  la  poitrine.  Mutilé  par  le  haut  et  le 
bas,  ce  petit  monument  ne  mesure  plus  guère  que  on'i  5, 
alors  qu'il  devait  atteindre  entier  om2=;  àom30.  Fort 
heureusement  l'inscription  a  été  très  peu  atteinte,  et  les 
noms  du  titulaire  et  de  son  ascendant  sont  facilement 
restituables  au  complet,  au  moyen  du  cône  de  fondation 
^îLU  du  même  Karibu  sa  Suèinak,  publiée  ci-avant.  Sans 
nul  doute,  ce  patési  était  une  sorte  de  Gudêa  susien,  et 
dès  maintenant,  il  est  permis  d'espérer  que  les  pro- 
chaines fouilles  nous  le  feront  mieux  connaître. 
Le  texte  des  cônes  de  fondation  est  généralement  très  soigné,  de  bonne  écriture,  à  l'encontre  de 
celui  qui  nous  occupe  présentement,  où  les  signes  ont  été  tracés  avec  grande  négligence. 


Col.   1, 


Col. 


10. 


A-na  '  Col.   1 . 

(ilu)  AL  UR  KA 
Karibu  sa  (ilu)  -^T  ERIN  (Su- 
èinak) 
pa-te-si 

-VT  ERIN-(ki) 
sakkanak 
ma-ti 
NIM-(ki) 
mâr  £3£±] T^J  bi  is-hu-uq 

(?) 

u  LA  kaspi  Col.  2. 

u  LA  erî 


10. 


A 

AL-UR-KA 

Karibu  sa  (ilu)  Susinak 


patesi 
de  Suse 
lieutenant 
du  pays 
d'Élam 
fils  de  J^£ 

(?) 


<y^y  bi  ishuq 


et  un  LA  d'argent 
et  un  LA  de  cuivre 


1.  Dessinée  par  G.  Jéquier. 


64 


STATUETTE   DE    KARIBU  SA  (ilu)   SUSINAK 


Col.  3. 


kuz-zu 

a  bi  lum 
5.   A  ina  libbi  A-MU-TE 

sa  LA-É-BI 

u-sa-za-gu-ni 

(ilu)  Susinak 

(ilu)  Samas 
10.   u(ilu)  NA-URU-TI 

u(ilu)... 

ilu  N[ER-URU-GAL] 

SE-PA[L  {pour  ZIR)-su] 

li-il-gu-[du] 
5.   é-(?)la-ti-[su] 

li-is-kup  (kip)-[pu] 


trône  (?). 


Col.   3. 


5  .   de  l'eau  il  y  a  amené. 
Celui  qui  ce  LA 
enlèverait, 

que  le  dieu  Susinak, 
Samas, 
10.   le  dieu  NA-URU-TI, 

et  le  dieu 

que  Nergal, 
sa  progéniture 
perdent, 
5  .   et  ses  rejetons 
qu'ils  tranchent! 


Cette  petite  inscription  fourmille,  en  effet,  d'irrégularités,  au  point  de  vue  de  l'écriture. 

Col.  1,  2,  les  deux  derniers  signes  sont  mal  définis,  et  je  lis  sous  toutes  réserves  ^TT—  *-t=U- 
Ligne  3,  ERIN  est  un  peu  différent  du  même  signe  dans  la  ligne  cinquième,  et  dans  2,  8,  BI 
dont  la  lecture  est  cependant  certaine,  dans  la  dernière  case,  se  trouve  disloqué. 

Col.  2,  ligne  1,  le  signe  u  ne  ressemble  pas  au  suivant,  à  cause  de  l'obliquité  de  ^\*-.  Le 
LA  de  2,  6  est  plus  chargé  que  les  précédents,  et  tranche  aussi  sur  le  LA  de  3,  5,  si  tant  est 
qu'il  y  ait  ici  un  LA.  Un  trait  de  séparation  s'impose  après  A  ina  libbi  A  MU  TE.  Dans  2,7, 
le  signe  u  est  incomplet.  Quant  au  sens,  reconnaissons  qu'il  reste  assez  obscur,  dans  la  partie 
proprement  spécifique  de  l'inscription,  ou  deuxième  colonne.  Le  premier  signe  est  bien  la 
conjonction,  puisqu'on  le  retrouve  ainsi  fait  dans  la  liste  des  dieux,  2,  10.  Rien  n'empêche  de 
commencer  ainsi  une  phrase;  cependant  la  première  colonne  tournant  sur  une  cassure,  il  peut 
nous  manquer  une  ligne  (LA  (TAG)  }}  Y  :  un  LA  de  lazulite,  par  exemple),  qui  se  continuait 
par  :  et  un  LA  d'argent,  etc. 

Le  passage  en  apparence  analogue  de  Stat.  B  Gud.  VII,  50-55,  alan-é  sa  azaga  nu  za 
gina  nu-ga-a-an  sa  urudu  nu  sa  an-na-nu  zabara-nu...  TAG-kal  a-an,  ne  s'adapte  pas  ici. 

Le  LA  était  l'objet  votif  de  l'inscription,  et  probablement  un  bassin  ou  une  fontaine.  LA 
avait  le  sens  d'argile  et  de  vase  d'argile,  hasbu  (Brunn.,  985).  Hasbu  passa  au  sens  de  vase  en 
général,  et  nous  trouvons  hasbu  kaspi,  «  un  hasbu  d'argent  »,  K.  1349,  41  (Winckler  KT,  II, 
1,  ligne  41).  Comparez  Zimmern,  Surpu  Wlll,  34,  itti  mamit  tj  *~^\-  ■  ■  «  D'un  sort  par  le 
vase.  . .  (qu'ils  te  délivrent!)  »  LA  y  est  déterminé  par  le  bois'. 

r.  Le  texte  OBI,  I,  texte  33,  mentionne  un  fait  semblable  à  celui  relaté  dans  notre  texte,  ligne  22...  BI  (tak)  usu, 
E  har  sag  kalama  (ma)  a,  E  ki  agga-na  ge,  gu  id  Kal  (ilu)  Latarak,  a  el  su  tag  ga  ku,  im  mi  in  gar  «  Un  BI  (avant  de 
signifier  un  contenu,  ce  signe  exprimait  le  contenant,  et  était  un  hiéroglyphe  de  vase),  un  BI  de  diorite,  pour  amener 
(lapatu)  de  l'eau  pure  dans  le  temple  d'Êharsag  kalama,  sa  maison  préférée,  au  bord  du  canal  Kal  Latarak,  il  fit  ». 


STATUETTE  DE   KARIBU   SA  (ilu)   SUSINAK  65 

Dans  la  2e  ligne,  col.  2,  il  nous  faut  absolument  erû.  Les  signes  urudu  et  um  y  sont 
confondus,  au  profit  de  ce  dernier.  L'inverse  a  eu  lieu  dans  Stat.  B.  Gud.,  IX,  5,  he-urudu  A^ 
où  il  faudrait  hi-um  \.  Ailleurs,  83,  1-18,  1335,  °^y-  ">  II  (d'après  Jensen,  KB.  III,  46), 
urudu  (erû)  est  rendu  comme  dans  notre  texte  par  um.  Remarquons  cependant  que  la  confusion 
n'est  pas  complète,  puisque  le  signe  de  notre  texte  est  bien  fermé  par  devant,  comme  il  le  faut 
dans  urudu,  au  lieu  que  le  signe  um,  à  cette  époque,  est  ouvert;  déplus,  dans  le  grand  rectangle, 
notre  signe  n'a  que  deux  traits  verticaux  intérieurs,  au  lieu  que  le  signe  um,  à  cette  époque, 
en  a  trois. 

2,  4.  L'emploi  de  abilum,  (apilum?)  perm.  de  bai  est  très  problématique. 

2,   5.   A  la  ligne  II,  6,  l'usage  de  <|Y>-JËf|  au  lieu  du  pronom  relatif  ^  est  aussi  insolite. 

2,  10.  Le  dieu  NA-URU-TI  pourrait  bien  être  le  dieu  Narudu  ou  Naruda  des  Surpu 
(Zimm.,  II,  182;  VIII,  12).  On  peut  alléguer  aussi  III  R.  66,  9  b.  >~>^-  Na-ru-du  »-iJf-  ^  ^*~, 
et  III  R.  66,  14  d.  *-*^-  Na-ru-du  >~*^-  ^^j-  Narudu  est  l'époux  ou  l'épouse  des  Igigi  -£-£Ey 
HTW  ÉF*fffc?j£TVR.ai,30,a. 

3,  3  .  Il  y  a  bien  PAL  pour  ZIR. 

3,  6.  Il  y  a  peut-être  plus  vraisemblablement  li-is-kip[pu\  (liskipu).  Mais  alors  le  signe 

ressemblant  à  AL,  c'est-à-dire  »-|H.  qui  a  déjà  les  valeurs  kab,  et  kub  s'enrichirait  encore  de 
celle  de  kib,  ce  qui  est  très  possible.  Liskupu  serait  admissible,  s'il  était  prouvé  que  le  verbe 
avait  une  double  vocalisation  au  parfait,  comme  kanâsu  :  iknus,  iknis  — sabâtu:  isbat,  isbut 
—  takâtu  :  atkal,  atkil. 


TEXTE   DU    LION 


Ce  fragment  d'une  inscription'  archaïque  sans  titulaire  connu,  est  tracé  sur  un  bas-relief 
représentant  un  lion  couché.  C'est  la  dernière  colonne  d'un  texte  votif  pareil  aux  précédents. 


)t>## 


i  <HEEm 


!»<—î 


3=3 


O 


&fflin> 


■» 


tfz  D 


i .    [u]-sa-za-gu 


u 


pisannu  (?)  rabu 
[us]-ra-bu-us 

5 .   (ilu)  Susinak 
u 

[ilu]  Nèr-uru-gal 
isid-su 
li-su-ha 

10.    u 

SE-ZIR-su 

li-il-gu-da 

[b]e-li 

u  (?)  sib  (?)  si-ni 

15.    [i]n  uz-ni-su 
[su]-ub-si 


1 .    (Celui  qui  cet  objet)  enlè- 
verait 
et 

le  grand  bassin  (?) 
détruirait, 

5 .   que  Susinak 
et 

Nergal, 
ses  fondations 
arrachent, 

10.   et 

sa  progéniture 
perdent  ! 
ô  seigneur! 


1 5  .   dans  son  entendement, 
produis 


Les  caractères  sont  en  général  bien  tracés.  Comme  signes  intéressants,  il  faut  remarquer  3, 
pisannu?  8.  isdu,  9  ha,  12.  il,  9,  12  U.  Pour  uèrabus  (4),  rac.  an,  cf.  uribbu  temensa,  Lay.  38,  14. 

1.  Dessinée  par  G.  Jéquier. 


STÈLE   D'ANUBANINI 


67 


Avant  de  quitter  ce  genre  de  textes  archaïques,  notons  que  le  type  le  plus  développé  s'en 
trouve  sur  le  monument  d'Anubanini,  roi  de  Lulubi,  que  nous  avons  publié  autrefois  dans  le 
Recueil  des  Trav.,  XIV,  100  et  suiv.  Afin  de  la  rendre  plus  accessible  à  un  grand  nombre, 
j'estime  utile  de  redonner  ici  ce  texte  avec  corrections  et  restitutions,  après  nouvel  examen  de  la 
planche  XI,  tome  IV,  de  Morgan,  Mission  scientifique  en  Perse.  Il  ne  sera  point  déplacé  en  ce 
lieu,  puisqu'il  est  aussi  de  provenance  quasi  élamite. 


Col.   1 


(llu)  Anu  ba-ni-ni  Col.   1. 

sarru  da-num 

sarru  Lu-lu-bê-im(ki) (ou  ki-im) 

sa-Ia-am-su 
5  .    u  sa-lam  (ilu)  >^] 

i-na  sa-du-im 

Ba-ti-ir 

us-zi-iz 

sa  sa-al-mi-in  (Jens.) 
10.    an-ni-in 

u    dub-ba-am    (ou  BA-AM  = 
suatu  ?  Hilpr.) 

u-sa-za-ku 

(ilu)  Anu-um 

u  (ilu)  Ani-tum 
15.    (ilu)ÊN-LIL 

u  (ilu)  NIN-LIL 

(ilu)  Adad 

u  (ilu)  ^Hf 

(ilu)  Sin 
20.    u(ilu)Samas 

.  .  .  bê  (?)-lum 

at  (ou  tu) 

Col.  2.  (ilu)  Nin.  .  .  Col.  2. 

u(ilu)... 

(ilu)  EN... 

be-el  (?)... 
5  .    i-lu  ra .  .  . 

u  sa-[âs-me] 

ir-ra-dam 

li-mu-dam 

li-ru-ru-us 


Anubanini, 
roi  puissant, 
roi  de  Lulubi, 
sa  statue 
5.   et  la  statue  de  la  déesse  Ninni, 
sur  le  mont 
Bâtir, 

a  fait  placer. 
Celui  qui  ces  statues 
10.    ci 

et  cette  inscription 

enlèverait, 
qu'Anum 
et  Anitum, 
15.    Bel 

et  Bêlit, 
Adad 
et  Ninni, 
Sin 
20.   et  Samas, 


le  dieu  Nin 
et  le  dieu.  .  . , 
le  dieu  EN.  .  . 
seigneur  de.  .  . 
le  dieu  (?)  de.  . 
et  des  batailles, 
de  malédiction 
funeste 
le  maudissent! 


6S 


STÈLE  D'ANUBANINI 


Col.  3. 


10.    si-ra-su  {pour  zir 

li-il-ku-du 

ti-am-ti 

e-li-tum 

u  sa-pil-tum 
15.   saZU-AB 

a-bi-[su] 

u  su-sa-[su] 

li-il-ku-du 

nâr. . . 
20.   u  nâr. . . 

sû-ur-[su-su] 

u  su-ur-[su.  .  .] 


Sa   .. 
in.  .  . 
a-i .  .  . 


10.    sa  progéniture 
qu'ils  perdent! 
que  la  mer 
supérieure 
et  inférieure 

15.    de  l'abîme, 
ses  parents 
et  ses  rejetons 
anéantissent! 
que  le  fleuve.  .  . 

20.   et  le  fleuve  .  .  . 
ses  racines 
et  les  racines  de . 
Col.  3.  [emportent?] 


qu'il  n'ait  pas. 


1.  Cette  manière  de  prêter  une  hypostase  aux  fleuves  (bien  plus  quand  il  s'agit  des  mers)  n'est  pas  isolée  dans  la 
mythologie  babylonienne.  Par  exemple,  dans  le  texte  de  Craig,  Rel.  Texts,  I,  52,  24.  25,  on  lit  en  sens  inverse  : 
mâr  Diglatnâr  Purat  nâr  Me  Kal  Kal  nâr  Dur-Kib  n[âr...] 
Nâr  Si-kut  nâr  A-ra-ah-tum  na-ram-ti  Marduk  lip[patrunikku  lippasru] 

que  je  lis  et  traduis  : 

Que  les  fleuves,  Tigre  et  Euphrate,  les  canaux  Mekalkal  et  Dur  Kib  et... 

que  les  canaux  Si-kut  et  l'Arahtum  cher  à  Marduk  te  délivrent  et  t'absolvent! 
Cf.   Scheil,  Rev.  Hist.  des  relig.,  1897,  sept.-oct.,  p.  204  (en  bas). 


V  V 


BRIQUE    DE    ARDUM-NARAM  (itu)  SUSINAK 


(Exemplaires  très  nombreux.  Spécim.  PI.  13,  nos  2-3) 


10. 


15 


(An)  NIN  -VT  ERIN  (Susinak) 

lugal-a-ni-ir 

nam-ti 

I-da-du 

pa-te-si 

-Vf  ERIN-(ki) 

Ardum  naram  (NITA  KI-AG) 

(An)  NIN  -Vf  ERIN 

dumu  Kal(an)  Ru-hu-ra-ti-ir 

ê  libit  labara  nu-un-gi 

ê  libit  gi  libit  al-lu-ra 

ê  ki-azag-nun-na 

egir-ra  mu-na-ru 

nam-ti-la-ni-ku 

mu-un-na-ru 


1.   A  Nin Susinak, 

son  roi, 

pour  la  vie 

de  Idadu, 
5 .    patesi 

de  Suse, 

Ardum  naram 

Susinak 

fils  de  Kal(an)  Ruhuratir, 
10.   les  vieux  murs  n'a  pas  restaurés, 

avec  des  murs  neufs  en  briques, 

le  Temple  Ki-azag  nun-na 

il  a  renouvelé; 

pour  la  bénédiction  de  sa  vie 


15 


il  l'a  reconstruit. 


!  Nous  avons  déjà  dit  que  le  nom  du  dieu  dédicataire  est  écrit  tantôt  NIN  ^]  ERIN, 
d'où  Ên-Susinak  (NIN  =  énu),  tantôt  plus  simplement  ^T  ERIN  ou  Susinak.  De  plus,  au  heu 
du  signe  simple  ^l  on  rencontre  aux  mêmes  endroits  son  gunu^m  est  ^ M  e t  qu  1  a  la 
valeurs  comme  on  peut  le  constater  plus  loin  dans  la  brique  de  TemhrHalh,  pi.  15,  n  3. 
lign    4  et  10,  dans  le  nom  divin  et  dans  le  nom  de  Suse. 

Sur  ces  briques,  les  variantes  fourmillent.  En  effet,  chaque  inscription  était  tracée  à  la  main, 
et  aucune  n'a  été  imprimée  au  moyen  d'estampille.  Le  signe  ERIN  enjarticul.er  revêt  les  formes 

les   plus   diverses,   JU-ffl  !£Ml  -^    MM   JH^    M^â    ■    etc">    sans    ^e    ,e 
moindre  doute  puisse  subsister  sur  son  identification. 


70 


BRIQUE  DE  ARDUM-NARÂM  (ilu)  ÔUSINAK 


Quant  au  nom  du  titulaire  de  ces  briques,  Ardum  naràm  Susinak,  on  peut  formuler  contre 
notre  lecture,  l'objection  que  le  nom  propre,  à  l'encontre  de  la  coutume,  n'est  pas  renfermé  en 
entier  dans  une  seule  case,  et  qu'on  lit  sur  les  originaux  :  NITA  Kl  AG  |  (an)  NIN  «-^f  ERIN 
et  Ardum  |  narâm  \  (itu)  ^^]  ERIN.  Cette  objection  est  sérieuse.  Peut-être  est-ce  Idadu,  patési 
de  Suse  et  serviteur  chéri  de  Susinak,  qui  est  le  vrai  titulaire  de  l'inscription.  Dans  ce  cas,  à 
l'encontre  d'une  autre  coutume  dans  des  inscriptions  analogues,  nam-ti  (ligne  3)  se  trouverait 
sans  régime,  et  il  faudrait  traduire  :  pour  (sa)  vie,  Idadu,  patési  de  Suse,  serviteur  chéri  de 
Suèinak,  Jils  de a  reconstruit. 

2.  Le  nom  divin  >~^T  ERIN,  quelles  qu'en  soient  les  variantes,  dans  sa  forme  ordinaire  ou 
précédé  de  NIN,  est  toujours  suivi  de  Lugal-a-ni-ir ,  ce  qui  nous  renseigne  sur  le  caractère 
masculin  de  notre  divinité. 

3.  Lesio-ne  NAM  est  composé  de  deux  éléments  presque  toujours  séparés  l'un  de  l'autre, 

à  bonne  distance. 

4.  Idadu  peut  bien  être  un  mot  anzanite.  Il  ressemble  fort  à  Undadu,  cité  par  Jensen, 
WZKM,  VI,  21 3.  J'ai  cru  trouver  une  variante  I-da-da. 

5.  Idadu  était  patési  de  Suse;  une  variante  le  fait  patési  de  N\M.-ma(ki).  Son  existence, 
que  nous  apprennent  des  documents  contemporains  se  trouve  encore  confirmée  par  les  briques 
de  Silhak  In  Susinak,  lointain  successeur  d'Idadu  :  «  Kal-Ruhuratir,  fils  de  I-da-ad-du,  avait 
construit  le  sanctuaire  d'In-Susinak;  »  dit  ce  roi  dans  un  texte  anzanite  (306).  Notre  Ardum 
narâm  Susinak  étant  fils  de  Kal-Ruhuratir,  travaillait  au  nom  et  bénéfice  de  son  grand-père 
Idadu.  Si,  d'après  l'autre  interprétation  possible,  Idadu  est  le  titulaire  de  la  brique,  nous  avons 
à  enregistrer  deux  Idadu,  le  premier,  fils  de  Kal-Ruhuratir,  selon  le  texte  même  de  la  brique, 
et  le  second,  père  de  Kal-Ruhuratir,  selon  le  texte  de  Silhak  In  Susinak,  cité  plus  haut. 

9.  Kal-(ilu)  Ruhuratir  est  un  nom  propre  composé  à  la  manière  sémitique.  Kal  est  «  l'indi- 
vidu, le  prêtre,  le  serf  »,  d'un  dieu  à  nom  anzanite.  Ce  dieu  avait  un  temple  à  Suse,  et  parmi 
nos  textes  anzanites,  il  a  ses  briques  votives.  Son  parèdre  était  le  dieu  Hi-is-me-di-iq 
ou  aussi  Is-mi-ti-iq  (477,  918.  Textes  anzanites).  Le  premier  dieu  ne  pouvait  s'appeler  Sup- 
pak-ratir,  lecture  qui  serait  plausible,  si  on  n'avait  la  variante  Ru-ha-ra-te-ir  (966.  Textes  anza- 
nites). Une  variante  (40)  ku-ti-ir  pour  ra-ti-ir,  d'après  le  fragm.  40,  serait  très  acceptable  du 
point  de  vue  anzanite,  mais  reste  encore  sujette  à  caution,  à  cause  de  son  isolement. 

Le  dieu  Ruhuratir  n'est  autre  pour  nous  que  le  dieu  La-hu-ra-  x,  qu'il  faut  lire  La-hu- 
ra-til.  La  valeur  til  du  signe  >-<  semble  très  prisée  chez  les  Élamites.  Ainsi,  Bi-  >-<  -ya-èu  est 
à  lire  Bitilyasu  (cf.  inf.).  Le  dieu  Lahuratil  est  mentionné  dans  les  Sur  pu  II,  162  (Zimmern) 
parmi  les  dieux  susiens.  Susinak  (ilu  SUS-SES),  Ja-ap-ru,  Humban,  et,  d'après  le  même 
auteur  (p.  80),  dans  43204  a.  b  (ilu)  La-hu-ra-  »~<  =  (ilu)  BAR  ]],  c'est-à-dire  de  NIM-(ki)  ou 
Ninip  d'Élam.  De  même  R.  II,  57,  43,  c,  d,  où  il  faut  aussi  restituer  Ninip  ina  NIM. 

On  sait  avec  quelle  facilité  permutaient  en  anzanite  les  liquides  r  et  /  (Lagamar  et  Lagama/; 
cette  dernière  lecture  en  al  est  documentée  non  plus  seulement  par  des  textes  assyriens  ou 
babyloniens,  mais  aussi  par  un  texte  inédit  anzanite  d'une  brique  de  Kutir-Nahhunte,  que  je 


BRIQUE   DE    ARDUM-NARÂM    (ilu)    ÔUSINAK  7. 

publierai  dans  le  volume  suivant).  Les  liquides  r  et  n  s'échangeaient  avec  la  même  facilité,  tels 
aha-ar  et  aha-an,  etc.  Peut-être  le  nom  La-hu-ra  >~<  est-il  à  lire  directement  Lahuratir,  en 
attribuant  à  >~<  la  valeur  tir.  Cette  valeur  me  semble  de  préférence  applicable  dans  Brùnn.,  1562, 
*~<  E^|t  *~<T<  tir-ra-ti  =  kisû  «  bois,  verger  ».  On  sait  que  tirru  a  précisément  ce  sens  par 
II  R.  23,  56,  e,  f,  où  tir-rum  est  synonyme  de  ki-is-tum;  et  l'idéogramme  même  de  kiètu  est 
(GIS)  TIR  (Vtyifll).  Que  pourrait-on  d'ailleurs  tirer  de  be-ra-ti?  Delitzsch  cite  ce  dernier  (berati) 
à  kiètu  comme  un   synonyme,    sans   toutefois    oser   l'insérer   dans  ses   racines  ma. 

10.  Plusieurs  exemplaires  donnent,  pour  ê  libit  labar,  la  variante  é  JtJ  j£j  où  é  ur 
correspond  à  ê  libit  et  ku  à  labara. 

11.  Remarquable  est  ici  l'emploi  de  libit  al-lu-ra  pour  libit  al  GUSUR-ra,  ce  qui  semble 
prouver  que  dans  l'usage  le  signe  de  GUSUR  avait,  ou  la  valeur  de  ur  (ce  qui  était  théorique- 
ment acquis),  ou  la  valeur  lu  par  corruption  de  al-ur-ra  en  al-lu-ra.  Le  ][Hf  de  la  ligne 
précédente  est  peut-être  le  même  GUSUR. 

12.  Au  lieu  de  ki  azagnun  na  on  trouve  ki  azag  an-na  et  ku  azag  nun  na,  et  aussi,  pour 
le  tout,  c=yyy|  ^^y  IêII^*~yyy  ^I^f'  norn  signifiant  qu'il  s'agissait  du  temple  par  excellence  de 
S  use. 

13.  Egir-ra  peut  s'entendre,  dans  l'espace,  de  la  partie  postérieure  du  temple.  Il  est  préfé- 
rable de  l'imaginer  dans  le  temps,  et  de  lui  donner  le  sens  de  ensuite,  à  nouveau.  Dans  des  con- 
textes semblables,  on  trouve  la  formule  entière  rendue  par  utis,  «  il  a  renouvelé  ».  Pour  munaru, 
on  trouve  mu-un-na-ru. 


V  V 


BRIQUE  DE  ARDUM  NARAM  (ilu)  SUSINAK 

(DE    STYLE   ET    DE   LANGUE   SÉMITIQUE) 
(4  pièces  se  complétant  et  débordant  l'une  sur  l'autre.  Spécim.  Pl.   13,  nos  4,   5) 


1 .   A-na  (ilu)  Susinak 

bô-li-su 

a-naba-la-tû-um 

I-da-du 
5 .    pa-te-si 

Susi  (ki) 

Wa-ar-du-um 

na-ra-am 

(ilu)  Susinak 
10.   mâr  Kal  (ilu)  Ru-hu-ra-ti-ir 

i-ga-ra-am 

ku-up-ra-am 

labiram  ul  u-ri-kis  (?) 

i-ga-ra-am 
15.   e-es-sa-am 

sa  e-pi-ir-im 

bit  ku-azag-nun-na 

wa-ar-ga-su  (ou  zu) 

i-pu-us 
20 .   a-na  ba-la-tù-su 

u-se-pi-is 


1 .   Au  dieu  Susinak 
son  seigneur, 
pour  la  vie 

d'Idadu, 
5 .    patesi 

de  Suse, 

Ardum- 

naram 

Susinak, 
10.   fils  de  Kal  (ilu)  Ruhuratir, 

les  murs 

d'asphalte 

vieillis,  il  n'a  pas  fortifiés  ; 

(avec)  des  murs 
1 5 .   neufs 

en  terre  (briques), 

le  temple  ku-azag-nun-na 

après  lui 

il  a  fait  ; 
20.   pour  la  bénédiction  de  sa  vie 

il  l'a  fait  faire. 


2.  Lugalani  est  rendu  largement  par  belïsu. 

4.  Balatuest  rendu  avec  t,  et  le  signe  tum  sert  pour  tu  comme  c'est  l'ordinaire  des  textes 


anzanites. 


BRIQUE   DE   ARUM-NARAM   SUSINAK  73 

5 .  Patesi  paraît  bien  avoir  été  prononcé  ainsi. 

7.  Les  Babyloniens  nous  ont  habitués  kwardam  pour  ardam. 

13.  Le  dernier  signe  de  cette  ligne  ressemble  fort  à  ERIN  des  lignes  1  et  9.  Nous  n'avons 
malheureusement  aucune  valeur  phonétique  simple  de  ce  signe.  L'idéogramme  des  textes  précé- 
dents auquel  un  mot,  à  cet  endroit-ci,  doit  correspondre  adéquatement,  est  GI,  et  je  ne  trouve 
dans  les  valeurs  de  GI,  avec  le  sens  convenable,  que  rakasu  qui  puisse  s'appliquer  à  11-ri...  ;  ou 
faut-il  lire  uri-§iè  (d'un  verbe  rasâsu),  conformément  à  ce  que  nous  avons  dit  plus  haut  des 
signes  ERIN  et  SES  (page  61)? 

16.  Un  autre  fragment  de  la  même  inscription  sémitique  a,  pour  epirim,  la  lecture  abso- 
lument certaine  e-pi-ir-ti-im.  C'est  la  première  fois  que  se  rencontre  la  forme  féminine  singu- 
lière epirti  correspondant  au  pluriel  bien  connu  eprâti,  comme  epru  à  epirê.  Cf.  infr.  Brique  de 
Temti-Halki. 


10 


BRIQUE    DE    KUK-KIRPIAS 

(Plusieurs  exemplaires.  Spécim.  Pl.  14.) 


Ce  prince  dont  le  nom  signifie  «  serviteur  du  dieu  Kirpias  »  (cf.  Vocab.  kassite,  Rev.  1 . 
Kvk-ia—  ardu),  est  signalé  dans  une  brique  de  Silhak  (an)  In  Susinak  (808  textes  anzanites), 
comme  un  des  ancêtres  de  ce  roi  et  bâtisseur  de  temples  : 

U]  Silhak  (an)  In  Susinak  sak  Sutruk(an)  Nahhunte  gig 
lipak  haniq(an)  Susinak  gig  sunkik  Anzan 
Susunqa  ]  Ku-uk  (an)Kir-p[i-as]  siyan...  kusis.. . 


an  -VT  ERIN  (Susinak) 
lugal-a-ni-ir 
Ku-uk  Kir-pi-as 
sukkal-  mah 
5.   sukkal  NIM-ma 
Si-par  (ki) 

u  -V!  ERIN-(ki)  (Susi) 
mâr  Nin  Si-il-ha-ha 
ê  ur  ku  nu-un-gi 

10.    ê  libit  gi  (signe  BIL) 

libital-lu-ra 

Ê  ki  azag  nun-na  (var.  an-na) 

u-ti-is 

nam-ti-la-ni-ku 
15.    in-na-dim 


10, 


15 


Au  dieu  Susinak 

son  roi 

Kuk-Kirpias, 

grand  gouverneur, 

gouverneur  d'Elam 

Sipar  (ki), 

et  de  Suse, 

fils  de  Nin  Silhaha  ; 

les    murs  d'asphalte   vieillis    il 

n'a  pas  fortifiés  ; 
avec  des  murs  neufs 
en  briques, 

le  temple  Ki  azag  nun-na 
il  a  renouvelé; 

pour  la  bénédiction  de  sa  vie, 
il  l'a  reconstruit. 


3.  Le  signe  Kir  de  Kirpias  est  rendu  aussi  par  }K  sans  gunu. 

4.  La  dignité  de  sukkallu  ne  peut  différer  beaucoup  de  celle  de  patesi.  L'Élam  est  encore 

vassale  de  la  Babvlonie. 


BRIQUE    DE    KUK-KIRPIAS 


75 


6.  Par  dans  Sipar  (ki)  est  rendu  certain  par  604,  et  surtout  par  1004,  qui  est  un  texte  calli- 
graphié, et  où,  à  la  différence  de  mas,  par  est  fait  à  la  manière  archaïque,  avec  le  trait 
horizontal  à  la  base. 

8.  Nin  Si-il  (lil)-ha-ha.  La  lecture  lil  n'est  pas  incorrecte,  ,mais  le  signe  qui  y  correspond 
devait  aussi  avoir  la  valeur  il,  et  notre  mot  serait  Si-il-ha-ha.  Le  n°  3,  pi.  15,  semble  bien  avoir 

Sî-'J^yyy  ha-ha.  Voir  Temti  Halki,  plus  loin. 

Il  y  a  les  variantes  c=y  <<i  <J  et  ^<^><y .  Ces  signes  se  sont  confondus  avec  le  n°  27  de  mon 
Recueil  de  signes  archaïques,  où  j'ai  précisément  montré  la  valeur  il  attribuable  au  n°  27,  par 
l'équivalence  :  (LUGAL)  27-la-ag  =  (LUGAL)  X^i^W  la-ak  =  (sar)  Uruk  (Brunn.  4849).  Entre 
NIN  et  Silhaha,  on  rencontre  parfois  un  signe  indécis  qui  est  ^]]]  (11 18),  pour  le  relatif  èa. 
Silhaha  serait  donc  un  régime,  et  le  nom  de  Nin-Silhaha  signifierait  :  Seigneur  de  Silhaha!  Il 
existait,  d'après  les  textes  de  Silhak(an)  In  Susinak,  un  ancien  roi  du  nom  de  >*v:  ha-ha. 

1 140  a  Ê-UR-KU  nu-un-ha-gi. 

10.  Enfin  le  fragment  pi.  14,  n°  5,  du  même  Kuk-Kirpias,  fournit  la  variante  intéressante  de 
^yy^  pourË5&£^y,  qui  se  lisent  d'ailleurs  tous  deux  GI. 

Ê-ur-ku  nu-un-gi 

È  libitHTfA-- 
Libit  al-lu-[ra] 
E  ki  azag  an-[na] 
utis... 


C'est  la  première  fois  que  dans  nos  textes,  on  rencontre  le  groupe  géographique  NIM-ma 
Si-par(ki)  u  Susi(ki).  Il  y  a  évidemment  là  une  division  et  une  opposition  :  Elam  Sipar  est  dif- 
férent de  Susi,  et  les  deux  forment  un  tout- 

Le  texte  de  Mutabil  (Brit.  Mus.,  51,  10-9,  152  ;  Winckler  Unters.,  p.  156)  n'y  contredit  pas: 


Mutabil 


Mutabil 


10. 


J5 


sakkanak 

Dur  ilu(ki) 

mahis 

gagad 

ummân 

Ansan(ki), 

Elam-tim 

Si-par-ki-im 

u  +-*f\   ERIN    (corriger  ainsi 

Winckler) 
Ba-ra-'-si-im(ki) 


prince 

de  Dur  ilu(ki), 

qui  a  brisé 
10.    la  tête 

des  troupes 

d'Ansan, 

d'Élam 

Sipar(ki), 
15.   et  de  Suse 

Bara'sim(ki). 


?6  BRIQUE   DE    KUK-KIRPIAS 


Le  même  accouplement  avec  abréviation,  apparaît  dans   le  texte  d'Alu-usarsid  (Hilprecht, 

OBI,  pi.  IV,  ligne  6-10): 

inu  NIM-(ki)  u  Ba-ra-se-(ki)  inira 
«  après  qu'il  eut  subjugué  Élam  et  Barâse  ki...  » 

(Le  makis  (c=j  ^\])  gagad  (^]]^)  de  Mutabil  explique  tous  les  éléments  de  l'idéogramme 
deAlu-usarsid,^yy^=  t|  £&]],  que  les  syllabaires  rendent  par  nâru. 

NIM  détermine  les  localités  d'Élam.  Il  précède  ou  suit  le  nom  qu'il  affecte.  Ici,  nous  avons 
NIM-(ma)  Si-par-(ki).  Dans  les  tablettes  (2  Ur  de  Telloh),  on  rencontre  NIM  AnSan(ki), 
NIM  Humurti  (ki);  la  statue  B.  Gud.,  VI,  64  a  (al)  AnSan  NIM  (ki). 


BRIQUE    DE     TEMTI    HALKI 

(Nombreux  exemplaires.  Spécim.  Pl.  15,  1  à  4.) 


Timti-Halki  ou  Temti   Halki  est  aussi  mentionné  postérieurement  dans  les  Inscriptions 
anzanites  de  Silhak  (an)  In  Susinak  : 


I  *T  HT  HT<  -  <M  siyan 


kus 


is, 


comme  ancêtre  du  roi  et  constructeur  de  temple  (Textes  anzanites,  11 34).  Il  est  vrai,  le  nom 
diffère  par  une  légère  variante  Tepti  pour  Temti.  Personne  ne  voudrait,  je  pense,  trouver  en 
cela  un  argument  rédhibitoire  de  l'identification;  car  nos  anciennes  briques  elles-mêmes  ont 
quelquefois  Tepti,  comme  on  peut  le  lire  sur  le  n°  2  de  la  planche  15. 

Le  vieux  roi  Silhak  (an)  In  Susinak  n'est  pas  seul  à  commémorer  Tepti  Halki.  Nous 
retrouvons  ce  dernier  nom,  dans  une  brique  d'un  roi  de  la  fin  de  l'Empire  élamite,  dans  un 
texte  sémitique. 

E-RU-A  Te-ip  Hal-ki  sarri  ta-bi-iq  «  la  construction  du  roi  Tep-Halki  se  ruinait  » 
(Voir  pl.  25,  2,  Brique  de  (an)  Susinak  sar  ilâni).  Nouvelle  variante,  même  nom.    « 

Tepti  est  ce  mot  qu'on  a  lu  quelquefois  Dipti,  en  donnant  au  signe  élamite  ^f  la  valeur 

DI,  tandis  qu'on  a  affaire  au  signe  Vj  TE.  Dans  la  pierre  de  Za'aleh,  on  rencontre  déjà  cette 

forme  (col.  2,  I.  6),  sous  le  signe  ^]]}  (Tabl.  comp.  Amiaud,  n°2oo). 

Tepti,  Temti,  Tep  n'a  rien  à  voir  naturellement  avec  le  duppu  assyrien,  comme  on  l'a  cru. 
Mais  ce  mot  signifie  bien  plutôt  bêlu  «  seigneur  »,  comme  nous  le  verrons  ailleurs. 

Temti-Halki  était  aussi  fils  de  Nin-Silhaha,  et  par  conséquent,  frère  de  Kuk-Kirpias.  Un 
autre  fils  de  cette  famille  a  laissé  un  nom,  sans  qu'on  puisse  savoir  s'il  a  régné,  comme  il 
résulte  de  ce  même  texte  : 


1 .   Te-im  (var.  ip)-ti  Hal-ki 
sukkal  mah 

sukkal  NIM-ma  Si-par-(ki) 
u  -TJT  (SUS)-ERIN(ki) 


1 .   Temti  Halki, 

grand  sukkal  (ou  gouverneur), 
gouverneur  d'Élam  Sipar  (ki) 
et  de  Suse, 


78 


BRIQUE   DE    TEMTI-HALKI 


5  .    màr  Nin  *]]]  (sa)  Si-el-ha-ha 
ahu  naram 

^yyy  (sa)  Ku-n  Gu-gu 

zi-a-na-am 

*]\\  (sa)  e-pi-ir-tim 

10.  a-na(ilu)  -TJ!  (SUS)-ERIN 
nam-ti-la-ni-ku 
in-na-dim 


io. 


fils  de  Nin  sa  Silhaha, 

frère  chéri 

de  Kuri-Gugu, 

un  temple 

de  briques 

au  dieu  Susinak, 

pour  la  bénédiction  de  sa  vie, 

il  a  construit. 


4.  Au  lieu  du  KT^I^ÏÏ  habituel  après  Si-par-ki,  le  texte  2,  pi.  15  a  ^[  (lign  4).  Cf.  Brunn., 
7773  =  u. 

L'emploi  ^]]]  sa  pour  le  relatif  ^  semble  constant  par  ce  triple  exemple  dans  une  seule 
petite  inscription. 

Le  nom  de  Kuri  Gugu  rappelle  agréablement  celui  de  Kuri  Galzu.  Kuri  Galzu  signifie,  on 
le  sait,  rê'i  Kas'sî  «  pasteur  de  Kassû  »,  Kassû  pouvant  être  nom  divin  et  nom  ethnique.  Notre 
Gugu  serait,  par  analogie,  et  un  dieu  Gugu  m,  et  un  pays  mât  Gugu  son,  et  cette  assimilation 
semble  plus  fondée  que  toutes  celles  essayées  sur  Gog  et  Magog,  jusqu'à  ce  jour.  Del.  Par., 
246,  247.  Cf.  un  dieu  Ga-ga.  Zimm.,  Surp. ,  VIII,  15,  et  un  pays  Gaga,  Brit.  Mus.,  El- 
amarna,   I,  38. 

Dans  deux  noms  propres,  Kuk-Kirpias  et  Kuri-Gugu,  nous  rencontrons  des  vestiges  de 
langue  kassite,  en  pleine  capitale  élamite.  Il  est  probable  que  les  langues  kassite  et  anzanite  ont 
de  commun  beaucoup  plus  qu'on  ne  l'a  cru,  et  qu'en  tout  cas,  elles  ne  sont  pas  absolument 
étrangères  l'une  à  l'autre. 

8.  Il  est  agréable  aussi  de  rencontrer  le  mot  zianam  dans  un  texte  sémitique,  avec  le  sens  de 
«  temple  »,  et  ce  sens  est  certain.  Qui  douterait  encore  que  le  siyan  si  fréquent  des  textes  anzanites 
ne  fût  un  emprunt,  et  ne  fût  absolument  identique  à  notre  zianam?  La  racine  de  ce  mot  ne 
saurait  être  que  i«i  si  usité  au  piel  avec  le  sens  de  «  orner  »,  et  presque  exclusivement  appliqué 
aux  temples.  Il  se  retrouve  sans  doute  sous  la  forme  de  zi-na,  entre  samû  et  irsitum  dans  le  vocab. 
kass.  obv.  col.  2,  21.  Le  mot  kassite  correspondant  est  zi-in-bi-na  qui,  lui-même,  ne  paraît  pas 
pur  d'alliage. 


BRIQUE  DU  ROI  ATTAIIUSU  ou  ATTAPAKSU 

Pl.  15,  n°  5 


Silhak  (an)  In  Susinak  mentionne  aussi  le  roi  Attapaksu  (At-ta-hu-su)  dans  une  de  ses 
briques  (Textes  anzanites,  1354),  comme  ancêtre,  et  comme  constructeur  de  temple,  à  Suse.  Le 
présent  texte  est  d'Attapaksu  lui-même.  Ce  nom  a  un  aspect  bien  anzanite,  si  on  le  compare  à 
Attamatu,  cité  par  Jensen,  d'après  G.  Smith,  WZKM,  VI,  p.  215.  Atta  signifie  «  père»  en 
anzanite.  Dans  une  stèle  inédite,  Silhak  (an)  In  Susinak  appelle  Sutruk-Nahhunte  :  At-ta 
haniq  iirime  «  mon  père  chéri  »  ;  comme  il  nomme  Kutir-Nahhunte  :  i-gi  hamit  urime  «  mon 
frère  bien-aimé  ».  Le  mot  atta  néosusien  est  donc  le  même  terme.  Pak-èu  est  sans  doute  nom  de 
divinité,  et  le  sens  du  nom  royal  s'expliquerait  par  «  Paksu  est  père  ».  A-a  étant  un  idéo- 
gramme de  abu,  peut-être  faut-il  aussi  lire,  Attapaksina,  le  nom  du  dieu  A-a-pa-ak-si-na  dans 
Asurb.,  VI,  40. 

Notre  Attapaksu  s'intitule  «  pasteur  du  peuple  de  Suse  »,  comme  cet  Enne-Istar  de  Kis,  «  roi 
des  SAB  ou  hordes  de  Gis-uh-ki  »,  OBI,  Hilpr.^  II,  50. 

Il  est  probable,,  par  la  ligne  4e,  qu'il  était  aussi  frère  de  Kuk-Kirpias  et  de  Temti-Halki. 


At-ta-pak-su 

ri'u  SAB  Susi  (ki) 

ardu  naram  (NITA  Kl  AG)  (ilu) 

Susinak 
mâr  Nin  si... 


Attapaksu, 

pasteur  du  peuple  de  Suse, 

serviteur  chéri  du  dieu  Susinak, 

fils  de  Nin  si-[ilhaha]... 


BRIQUE  DE  ME-KU-BI 

Pl.  15,  n°  6 


(an)  -VT 

Nin  URU  AN  NA 

Nin-a-ni-ir 

ME  KU  Bl 

Mârat  Bil-la  (?)-ma  (ou  Gi-la-ma) 

pa-te-si 

As-nun(?)-[nak] 

Dam... 


A  la  déesse  ^], 
dame  d'Uru  Anna, 
sa  dame, 
ME  KU  BI 
fille  de  Billama, 
patesi 

d'Asnunnak, 
femme  de... 


Ce  texte  d'une  princesse  vouant  des  temples  à  ses  dieux,  nous  remet  en  mémoire  le  rôle 
important  qu'à  cette  époque  reculée,  la  femme  jouait  en  Orient.  J'ai  signalé  autrefois  les  suscrip- 
tions  historiques  : 

Mu  dumu  sal  lugal  patesi  Ansan(ki)  ba  tuk. 

Mu  Ni-?-midaku  dumu  sal  lugal  nam  nin  Marhasi(ki)  ba  il.  Co.  Nif.  394. 

«  Année  où  la  fille  épousa  (ou  devint)  le  patesi  d'Ansan.  » 

«  Année  où  Ni...midaku,  fille  du  roi,  fut  élevée  à  la  principauté  de  Marhasi.  »  Rec.  des  Tr., 
XVII,  38,  40  et  note  6,  et  XIX,  55,  note. 

La  restitution  Asnunnak  est  assez  probable.  Les  territoires  de  Susiane  et  d'Asnunnak 
étaient  certainement  limitrophes.  Je  rappellerai  le  texte  que  j'ai  rapporté  de  Sippara  et  publié  au 
Rec.  des  Tr.,  XIX,  55,  n°  11. 

«  Année  de  l'écrasement  de  Suse  (et)  d'Asnunnak.  » 

Un  contrat  de  Niffer  (2*  dynastie  d'Ur),  Mus.  Co.  11,  implique  des  relations  entre  cette  ville 
et  Asnunnak.  L'emprunteur  *]]]  gE  HPfïï  •"*!  <M  ((  dans  Asnunnak  restituera  «  (Rec.  des 
Tr.,  XIX,  Scheil,  notes,  p.  55). 

Une  autre  pièce  de  comptabilité  de  l'époque  du  roi  Rim-Anum  (Musée  Co.),  mentionne  des 


BRIQUE    DE    ME-KU-BI 


esclaves  de   SU-EDIN-ki  (Assyrie),    Asnunnaki,  Asuru    (ou  Asiru)   qu'Arad-Sin,  homme  de 
Guti,   et   Marduk  nasir,  fonctionnaire   de  Martu,  ont  rendus  (Rec.  des  Tr.,  XX,  Scheil,  notes 

p.  64,  65). 

Une  autre  pièce  inédite  de  l'époque  de  Rîm-Anum  (Musée  Go.),  porte  : 

1  ££:  ^  (sic!  et  non  din)  Bel 
Amil  «=|-nun-na-ki 
sa  is-tu  Gu-ti-a-ba-al-ki 
1  »-Jf-  Da-gan  ba-an 
u-su-ri-a-am 

«  Ihi  Bel,  homme  d'Asnunnak,  que  du  pays  de  Gutiabal,  Dagan-ban  a  délivré  !  »  Le  gu,  on 
le  sait,  ressemble  fort  à  mu  et  v.  v.,  à  cette  époque,  et  peut-être  y  a-t-il  Mutiabalki,  c'est-à- 
dire  Emutbal.  Le  pays  d'Asnunnak  devait  se  trouver  à  la  base  du  Poucht-é-Kouh. 


FRAGMENT  DU  ROI  M  SIN 

Pl.  13,  n°  6 


Le  nom  du  roi  est  mutilé.  Ni  Bur  Sin,  ni  Gimil  Sin  ni  Inê  Sin  ne  s'adaptent  aisément  à  ce 
qui  en  reste. 

|P  (an)  ÈN-ZU  K  Sin 

[na-]ra-am  (an)  ÈN-LIL  chéri  de  Bel. 

L'écriture  est  ferme  comme  dans  le  texte  d'Attapaksu,  et  tient  par  certains  côtés  de  celle  de 
la  dynastie  dite  2e  d'Ur. 


INSCRIPTION  DE  HAMMURABI 


Personne  ne  s'étonnera  de  rencontrer  à  Suse,  sur  un  gros  bloc  de  granit  noir,  une 
inscription  commémorative  du  roi  Hammurabi.  Nous  savons  assez,  par  les  suscriptions  histo- 
riques des  contrats  de  son  époque,  par  les  listes  dynastiques  *4^  (Bu.  91-3-9.  284,  Cuneif.  Texts 
Brit.  Mus.  '),  que  ce  prince  eut  longuement  affaire  aux  Élamites,  qu'il  mit  définitivement  fin 
à  leur  influence  en  Babylonie,  par  une  série  de  guerres  heureuses. 

Le  texte  *^  publié  par  Budge  signale  de  façon  certaine,  au  moins  deux  années  de  guerre 
avec  Élam  et  Émutbal,  les  30  et  31'"".  Si  on  y  ajoute  celle  de  l'écrasement  de  Suse  et  d'Asnunnak 
signalée  à  la  suite  du  texte  de  ME-KU-BI,  et  celle-ci  inédite  : 

coi.  172  •.  ^  <u  ^ïï  m  m  *t  *<m  <n  ^  m  3  <<>  3= 

Mu  ki  kus  lu-ub  Larsa  (ki)  gis  ku  bi  in  sig 

«  Année  où  (Hammurabi)  frappa  de  ses  armes  les  troupes  de  Larsa  » 

qui  appartiennent  presque  certainement  au  règne  de  Hammurabi,   nous  aurons   un  total   de 
quatre  ans  de  guerre  avec  Élam  et  les  rois  élamites  de  Babylonie. 

1.  J'ai  rapporté  de  Sippara  (Co.   16)   un  fragment  de  W^S,   qui  permet  de  combler  quelques  lacunes  des  textes 
allégués  ci-dessus  : 

Rect.    mu  Ha-am-mu-ra-bi  Iugalé  Rect.   Année  de  Hammurabi,  roi. 

mu   y!    *>-\\   (')    \|*-F  (■')  kalama(ma)  in  gar  Année  où  il  procura  le  bien-être  du  pays. 

mu  gis  gu  za  para-mah  an  SIS-ki  Kâ-dingir-ra  Année  où  il  fit  le  trône  du  sanctuaire  de  Nannar 

mu-un-na-dim  à  Babylone. 

mu  (dur)  GÂ  GI-A  ba-ru  Année  où  il  construisit  Dur  Gâgia. 

[mu]. . .  kalama. . .  dim  Année  où  il  fit  le du  pays. 

[mu].  . .  dim  Année  où  il  fit 


Vers,  mu  [Samsu]  i-lu[na].  . .  in  gar 

mu  [dur]  Ar-gi-ki.  .  .    [u]n-na-dim  (?) 
mu  id  Sa-am-su  i-lu[na].    .  bal 
mu  id  Sa-am-su-i-lu-na  he-gal 

mu  gis  gu-za  aga.  . .   \^\   (an)  SAG-DU 

mu  alam-ka  Su-an. .  . 

mu  Uruk-ki  lugal  £^|   har-sag  id 

mu  ué-sa  Uruk-ki  lugal  £^| 


Vers.   Année  où  Samsu  iluna  fit 

Année  où  il  construisit  Dur  Argi(ki). 

Année  où  il  creusa  le  canal  Samsu  iluna. 

Année  où  le  canal  Samsu  iluna  (procura)  l'abon- 
dance. 

Année  où  (il  fit)  le  support  du  tabernacle 

du  dieu  SAG-DU. 

Année  (où  il  fit)  la  statue  dans  Suanna 

Année  où  le  roi  se  rendit  à  Uruk,  par  terre  et 
par  eau  (?) 

Année  suivant  celle  où  le  roi  se  rendit  à  Uruk. 


84 


INSCRIPTION   DE   HAMMURABI 


IO 


!5 


20 


vi  5=3  -  MF1 

: (* 


«     JMT 


g<>^zfftu>^i 


^  gL.  |j-ij)#jr 


XI 


«   HH    rt-^ 


<ml_M_mJ 


t=r 


=*« 


>1 


25 


/ 


^ 


j 


1  .    [Ha-am-m]u-[rja-bi 
us  dan-ga 
lugal  Ur... 
lugal  an  ub  [da]  tab-tab[ba] 


5.    gu  ur... 
nc-in-sig-ga 
se-ga  An-na-[gej 

sig~[ga] 
inim  (ka-fka  ) 

10.    (an)  En-  LIL 
dalla-[a] 
ud-d[a] 

(an)  Ên-[è-ne] 
nam  a  [ud-du] 

1 5 .   nê-ib-dim-é-es-a 
dingir  galgal-é-nê 
mu  ni-in-sa-es 
gis  lugal-[a]-ni-ta 
lu  kur 


20.   su  he-ib-ri-ri-gi 
ki-kus-lu-ub-a 
gu-ru-a-ni  gis-ku-a 
gis  [kud]  he-né-in-a[k] 
sun-sun 


25.    kur  gù  ne  gal-la 
he-nê-in-kab 
à  dan-ga 
nu -se 


(Dessiné  par  G.  Jéquier. 


1  .    Hammurabi 
héros  puissant 
roi   d'Ur... 
roi  des  quatre  régions 


5 .   de  la  sagesse  de .  .  . 
rempli, 

de  la  faveur  d'Anu 
comblé, 
de  par  la  volonté 

10.    de  Bel 

fameux,  — 
du  jour 

où  (ses)  seigneurs 
à  l'adolescence 

15.    le  firent  atteindre, 
où  les  grands  dieux 
lui  désignèrent  un  nom, 
de  son  arme  royale 
l'ennemi 


20.   il  terrassa  ; 

avec  (les)  troupes, 
ses  ennemis,  en  armes 
il  assomma; 
(en)  combats, 


25  .    les  pays  hostiles 
il  écrasa. 

Puissant  en  vigueur, 
mâle  héros  ! 


INSCRIPTION   DE   HAMMURABI  85 


Au  point  de  vue  du  style  lyrique  et  par  le  caractère  de  l'écriture,  c'est  bien  là  un 
texte  de  Hammurabi.  Cf.  KingHamm.,  p.  97-128. 

3.  Deux  signes  manquent  daus  cette  case.  La  restitution  ur[sag]  ne  s'adapte  donc  point. 
Sous  le  signe  sag,  il  faudrait  admettre  un  autre  signe,  à  cause  de  la  largeur  de  la  case.  Il  est 
peu  probable  que  ce  titre  lugal  ur-sag  danga  (cf.  King  Hamm.  'p.  115,  5  et  suiv.)  se 
trouve  en  tête  d'une  inscription,  alors  qu'il  est  très  acceptable,  au  milieu  du  texte.  On  attend 
plutôt  ici  un  nom  de  contrée  ou  de  royaume  qui  ne  manque  guère  au  haut  des  protocoles. 
Faut-il  donc  compléter  lugal  Ur-du  Ici,  «  roi  d'Accad  »  ? 

5.  L'espace  semble  étroit  pour  la  restitution  Ur-sag  «  (la  sagesse)  des  héros  »  ;  cependant 
c'est  la  plus  probable. 

14-15.  Je  rappellerai  ici  que  ]}  a  peut  s'écrire  pour  ^tg^f  à,  que  £Eg^T  ^^j  vaut  tarbûtu, 
et  que  le  verbe  de  notre  phrase  >V  "V  vaut  précisément  rabû.  Cf.  Brunn.,  2203-1 165  ;  1167. 

20.  RI-RI-GI.  Cf.  Brunn.,  2594-2595  RI-RI-G A  =  laqâtu,  maqâtu. 

ai.  Cf.  Brunn.,  9649  <IÉJ  ^[T  M  HJ  ^  =  ummânu. 

23.  Pour  la  restitution  **^,cf  King  Hamm.,  p.  116,  1,  t^,tj  *HÏ  fcj  >^  >-£?f  -^  =  sagù 
aïbi. 


KUDURRU  DE  NAZIMARUTTAS 

PI.  i6,  17,  18,  19 


Col.   1.  Na-zi  Marut-tas 

sar  Kis 

mâr  Ku-ri-gal-zu 
lib-pal-pal 
5 .    Bur-na-bu-ri-as 
sarru  la  ma-har 
eqlêti  sa  mihir-ti 
(al)  Babil u 

a-na  (ilu)  Marduk  be-li-su 
10.    id-di-in-ma 

(al)  TUR  ZA-GIN 


Col.   1.  Nazi  Maruttas 

roi  de  Kis  (ou  des  légions)  ' , 
fils  de  Kurigalzu, 
descendant 
5 .   de  Burnaburias 
le  roi  sans  pareil, 
les  champs  en  face 
de  Babylone 
à  Marduk  son  seigneur 
10.    adonnés. 

LavilledeTUR-ZAGIN, 


I .  Cfr.  infra,  II,  27. 

La  titulature  de  nos  Kudurru  se  classe  ainsi  : 
I.   a)  Nazi-Maruttas  sar  <^<«  ,  mâr  Kurigalzu  lippalpal  Burnaburias  sarru  la  mahar. 

b)  Nazi-maruttas  sar  ^  t^H  mâr  Kurigalzu,  sar  Babili. 

c)  Marduk  apal  idinna  sar  ^  mâr  Melisihu  sar  Babili. 

(Kudurru  de  Nazi-Maruttas.) 

II.  a)  Kurigalzu  sine  addito. 

b)  Kurigalzu  mâr  Burraburiyas  sine  addito. 

c)  Bitiliyas  sarru. . . 

(Kudurru  de  Bitiliyas.) 

III.  Sarru  Bitilyâsu. 
Bitiliyâsu  sine  addito. 

(Table  d'Agabtaha.) 

IV.  Adad-sum-usur  sar  ^   ...    sar  Babili. 

(Kudurru  du  même  roi.) 

V.  Sarru  Melisihu  [bis) 

Marduk  apal  iddina  arad  Melisihu  {bis) 

(1"  Kudurru  du    roi    Melisihu.) 

VI.  Sarru  Melisihu. 

(2me  Kudurru  du  même  roi.) 
Je  ne  vois  point  qu'on  puisse  en  tirer  une  objection  contre  l'explication  des  divers   titres  du  protocole,  telle  qi 
Winckler  l'a  donnée. 


KUDURRU  DE  NAZIMARUTTAS 


87 


Col. 


2. 


sa  Bit  Muq-qut  GIS-KIT' 

a-di  4  alâni 

u  700  SE-ZIR-su 
15.    a-na(ilu)  Marduk  iddin-ma 

i-na  lib-bi 

amil  ha-za-an-na-ti . 

qa-ti  Bit   Muq-qut  GIS  KIT 

u-tir-ru2 
20.    70  SE-ZIR 

ugar  (al)  Ri-is-ni 

kisad(nâr)  Su-ri  rabû  (ouGAL) 

30  SE-ZIR 

ugar  (al)  Ti-ri-qa-an 
25.    kisad  (nâr)  Da-ba-an3 

napharis  100  SE-ZIR  >-KffT  S= 

1  ammatu  rabî-tum 

pihât  Bit  (ilu)  Sin  ma-gir 

70  SE-ZIR 
30.   ugar  (al)  Sa-sa-i-ki 

kisad  (nâr)  Da-ba-an 

30  SE-ZIR 

ugar  (al)  Dûr-Sarri 

kisad  (nâr)  Da-ba-an 
35  •   napharis  100  SE-ZIR  *—îw\  £ï= 

1  ammatu  rabî-tum 
pihât  (al)  Dur  (ilu)  Pap-sukkal 
1  sussu  SE-ZIR 
ugar  (al)  Pi-la-ri-i 
kisad  (nâr)  sarri 
pihât  mât  (al)    Hu  (ou  Pak)- 
da-ki 4 

5.  100  se-zir  ^^y  gE 


Col.  2. 


de  latribude  MuqqutGIS  KIT, 

avec  4  localités 

et  une  emblavure  de  700  gurs 
15.    à  Marduk  il  a  données. 

Là-dessus, 

les  gouverneurs, 

la  tribu  de  Muqqut  GIS-KIT 

ont  dédommagée. 
20.    jo  gurs  d'emblavure, 

canton  de  Risni, 

au  bord  du  canal   Suri-GAL  ; 

30  gurs  d'emblavure, 

canton  deTiriqan 
25.    au  bord  du  canal  Daban, 

en  tout  100  gurs  d'emblavure 
évalués  à  30  qa 

la  grande  aune, 

au  district  de  Bit  Sin  magir; 

70  gurs  d'emblavure 
30.    canton  de  Sasaiki, 

au  bord  du  Daban  ; 

30  gurs  d'emblavure 

canton  de  Dûr-Sarri, 

au  bord  du  Daban  ; 
35.    en  tout   100  gurs  d'emblavure 
évalués  à  30  qa  ' 

la  grande  aune  ; 

District  de  Dur  papsukkal . 

1  sôse  de  gurs  d'emblavure, 

canton  de  Pilari, 

au  bord  du  canal  royal; 

District  de  Hudaki. 

5.    100  gurs  d'emblavure   évalués 
à  30  qa 


1.  Nabuch.  I,  col.  II,  16.  Muq-qut  GIS-KIT  mâr  Sapri  amil  sakin  bâb  êkalli. 

2.  Qati  turru  rappelle  l'expression  gimilli  (cf.  ,P|)  turru  dont  nous  acceptons  le  sens  pour  ce  passage;  cf.  infra, 
Kudurru  de  Meliàihu,  I.  26. 

3.  Nâr  Daban,  aux  environs  de  Dur  Papsukkal  (Sams.  R.  IV,  41),  cf.  infra,  I,  37. 

4.  Il  y  a  bien  Hu-da-Kl,  et  non  Hu  (Bag)-da-DI  qui  est  une  autre  localité. 


.s  s 


KUDURRU   DE  NAZIMARUTTAS 


i  ammatu  rabî-tum 
ugar(al)  Dûr(ilu)Usu' 
kisad  (nâr)  Mi-ga-ti 
pihât  Dup-li-ya-as2 

10.  50  se  zir  .-p^y  g= 

1  ammatu  rabî-tum 

ugar  (al)  Dur  (ilu)  Samas  (ilu) 

KAK 
kisad  (nâr)  Zu-mu-un   Istar 
pihât  Bit  Sin  asaridu 
15.   60+20+4  SE-ZIR  --ïm]  ËÊ 

1  ammatu  rabî-tum 

ugar  (al  Ka-ri-e 

kisad  (nâr)  sarri 

Pihât  (al)  U-pi-i 
20.    i-na  libbi 

700  SE-ZIR 

sa  (al)  TURZA-GIN 

400  +60+30  +  4  SE-ZIR 

i-ru-ura' 
25.   200  +  6  SE-ZIR  ri-hu 

Na-zi  marut-tas 

sar  kissati  (SAR-RA) 

màr  Ku-ri  gal-zu 

sar  Babili 
30.    Ka-sak-ti  Su-gab 4 

mâr  Nusku  s  na'id 


la  grande  aune, 
canton  de  Dûr-Usu, 
au  bord  du  Migati  ; 
District  de  Dupliyas. 
10.    50  gurs  d'emblavure  évaluées  à 
30  qa 
la  grande  aune, 
canton  de  Dur  Samas  (ilu)  KAK 

au  bord  du  Zumun  Istar; 

district  de  Bit  Sin  asaridu. 
15.   84  gurs  d'emblavure  évalués  à 
30  qa 

la  grande  aune, 

canton  de  Karî, 

au  bord  du  canal  royal  : 

district  d'Opis. 
20.   Sur 

les  700  gurs  d'emblavure 

de  la  ville  de  TUR-ZAGIN, 

494 

il  a  octroyées  (à  Marduk); 

25  .    les  206  qui  restent, 

Nazimaruttas, 

roi  des  légions, 

fils  de  Kurigalzu, 

roi  de  Babylone, 
30.   à  Kasakti-Sugab, 

fils  de  Nusku  na'id, 


1 .  Brunn.  9249. 

2.  Le  premier  signe  de  ce  nom  n'est  certainement  pas  um,  comme  on  peut  s'en  convaincre  en  comparant  le  vrai 
signe  um  dans  iru-um,  infr.  II,  24,  et  dans  mu-um,  infr.  IV,  5.  C'en  est  donc  fait  de  la  lecture  Umlias.  Il  faut  accepter 
Duplias,  comme  Billerbeck  l'avait  deviné,  avec  raison,  en  examinant  le  texte  K,  1 146,  dans  Winckl.  Keilsch.  T.  II,  43, 
où  l'on  mentionne  un  nâr  Tu-bu-li-'-as,  nom  qui  a  survécu  dans  le  Dnwelitch  moderne.  Cf.  Mitth.  Vorderas.  Ges.  1898. 
Geogr.  Unters.  p.  30,  39. 

3.  Nouvelle  vocalisation  du  prêter,  du  verbe  DSI,  troisième  et  dernière. 

4.  Sugab  se  retrouve  dans  le  fragment  Cappadocien  Chantre,  Miss.  Cappad .  Scheil ,  103,  11,  6  (ilu) 
Zu-ga-ab...,  et  dans  El  amarn.  Brit.  Mus.,  3,  34,  Si-in-di  Su-ga-ab,  messager  de  Burnaburias.  Sugab  est  Nergal 
(Voc.  Kass.,  obv.  I,  12.)  Sindi  Sugab  signifie  probablement  Nadin-Nergal,  et  sim-di,  nadânu.  Voc.  Kass.  Rev.  46. 
(Rien  ne  prouve  qu'entre  Um  et  di,  il  y  eut  un  autre  signe). 

5.  SIS  KAK  I.  Cf.  Brunn.  6450. 


KUDURRU  DE  NAZIMARUTTAS 


89 


arad-su 
i-ri-mu 
Col.  3.  ma-ti-ma 

a-na  arkat 
umê 
lu-ui-na 
5 .    sa-kin  mâti 
bêl-pahâti 
ha-za-an-na-tim 
u  kî-pu-u-tim 
sa  qaq-qa-ra-tim  ' 
10.   an-na-tim 

i-na  eli  eqlâtim 

si-na-a-tim 

i-dib-bu-bu-ma  2 

ni-sir-ta  ki-za-ta 
1 5 .    i-sak-ka-nu 

ilâni  rabûti  ma-la 

i-na  eli  na-ri-e 

an-ni-i 

sum-su-nu  za-ak-ru 
20.   kakku-su-nu  kul-lu-mu 

u  su-ba-tum-su-nu 

ud-da-a 3 

ar-rat  limut-ti 

li-ru-ru-su 
25.   sum-su  li-hal-li-qu 

zer-su  a-na 

su-li-i 

a-a  ir-su-u 

ni-da  a-hi 
30.    (ilu)  Marduk  a-li-lu 


Col.  3. 


son  serviteur, 
a  octroyées . 
Oncques 
à  l'avenir 
des  temps, 
parmi 
5.    le  chef  du  pays, 
les  gouverneurs, 
les  directeurs 
ou  gardiens 
de  ces  sols 
-ci 
(quiconque)    au    sujet   de    ces 

champs 
-ci 

ferait  une  réclamation; 
une  dîme,  un  prélèvement 
1 5  .    (leur)  imposerait, 
tous  les  grands  dieux 
dont  sur  cette  pierre 
-ci, 

les  noms  sont  commémorés, 
es  armes  manifestées, 


10 


20 


les  sièges 


représentés, 

que  d'une  malédiction  funeste 

ils  le  maudissent  ! 
25.   son  nom  qu'ils  perdent! 

sa  postérité, 

parmi  les  ruines  (?) 

qu'elle  n'ait  pas 

de  repos  sur  flanc! 
30 .   que  Marduk  le  puissant, 


1 .  Forme  féminine  de  qaqqa.ru  constatée  pour  la  première  fois.  Epru  existe  de  même  à  côté  de  epirtu.  Cf.  supra, 
Ardum  narâm  Susinak. 

2.  Il  manque  le  relatif  sa,  oublié  sans  doute,  à  cause  du  sa  de  la  ligne  9,  peut-être  aussi,  seulement  sous-entendu. 
Je  trouve  un  autre  exemple  avec  cette  lacune,  S.  A.  Smith  Miscel.,  t.  38,  17  et  suiv.  Maiima  ina  arkat  urne  ina  ahî 
mare  kimtu  nisûtu  u  salât  sa  bit  Ina  esi  etir  illamma,  ana  eli  bîti  suati  idibbubu  :  KB.  (Peiser),  IV,  170. 

3.  Var.  inédite  de  Suse  :  ilâni  mala  [ina  eli  na)rua  annî  sum-sunu  [sutt]uru  KI-DUR-MES-sunu  uddâ,  u  t|  Jp" 
MES-sunu  [u]-zu-[zu],  La  variante  t|  DIB  est  certaine  et  exprime  un  instrument  pour  «  prendre  ». 


90 


KUDURRU   DE   NAZIMARUTTAS 


.     be-el  eqli 

su-a-tum 

na-pis-ta-su 

Ici  ma  me 
35.    lit-bu-uk 
Col.  4.  ru-tum'  u  su-ku-zu 

sa  An-nim  sarru  same-e 

kir-gi-lu2  al-la-ku 

sa  (ilu)  Bel  bel  matâti 
5  .    mu-um  '  u  SU  har-ma-su 

a-si-ir-tum  rabitum  sa  (ilu)  Ê-a 

(ilu)  Sul-pa-ud-du 

(iltu)  Is-ha-ra 

u  (iltu)  A-ru-ru 
1  o .    us-qa-r u 4  bu-gi-na s 

ma-zu-ru6  sa  (ilu)  Sin 

ni-ip-hu  nam-ri-ru 

sa  daiani  râbi  (ilu)  Samas 

(gis)  qar-ru-ur-tum7 
1 5 .    pur-ru-ur-tum 

sa  (iltu)  Is-tar  bêlit  matàti 

bu-ru  iq-du  sa  (ilu)  Adar  mâr 
An-nim 

(ilu)  BIL-GI  iz-zu 

sib-russa  (ilu)  Nuzku 
20.    (ilu)  Su-qa-mu-na 


15 


le  seigneur  de  ce  champ 
-ci, 
sa  vie 

comme  l'eau 
répande  ! 

Col.  4.  le  venin  et  le  dard  (?) 

d'Anu,  roi  des  cieux, 
le  champion  alerte 
de  Bel  seigneur  du  pays, 
5  .    que  le  mummu  et  le  harmasu 
et  le  grand  asirtum  d'Ea, 
Sulpauddu , 
Ishara, 
et  Aruru, 

le  usqaru,  le  bugina 
le  ma^uru  de  Sin, 
la  splendeur  et  l'éclat 
du  grand  juge  Samas, 
la  torche  (?) 
et  le  brisoir 
d'Istar.damedu  pays, 
le  puissant  taurillon  d'Adad.fils 

d'Anim, 
Gibil  (le  Feu)  puissant, 
instrument  de  Nuzku, 
20.    Suqamuna 


10. 


■>• 


1 .  Notez  que  Anu  peut  être  figuré  par  le  serpent  dardant  qui  est  au  sommet  du  kudurru.  Sukuzu  :  rac.  ypw  doit 
avoir  un  sens  analogue  «  dard  ». 

2.  KIR-GAL  =  mamlu.  Brunn.,  6941  et  *-*^-  KIR-GAL,  R.,  III  69,  n"  5,  75. 

3.  Mummu  est  une  épithète  d'Éa  et  s'appliquerait  bien  à  la  mer,  trône  de  ce  dieu.  Mais  il  ne  peut  s'agir  ici 
que  d'une  arme  ou  instrument,  t|  j|]  *"^  ^"|TT  tt~^  ==  "u"nmu  (K-  41?2)-  Un  inventaire  (Meissn.  ABP. 
pp.  20,  ioç),  nomme  4  mummi  siparri.  Il  faut  en  dire  autant  des  deux  autres  noms  (SU)  harmasu,  probablement  un 
fouet  en  cuir,  SU  étant  le  déterminatif,  et  harmasu  provenant,  comme  d'une  variante  de  taain  et  DOin,  d'une  racine  B?D"in. 
Asirtum,  rac.  liffl,  syn.  sahâpu  «  terrasser  en  couvrant  ». 

4.  Uzqaru  (abati)  parrum.  Strassm.  Nbk.  250,  1  ;  instrument  qui  pouvait  donc  être  de  pierre. 

5.  Bugina.  Cf.  Brunn.  10289  et  buginu  sa  akali  (Meissn.  WB,  23),  «  panier  »?  Et  Harper,  Beitr.  z.  Ass.,  II,  397, 
23,  u  tamlum  rapastu  mala  bu-gi-in-ni.  En  montant,  la  mer  est  aperçue,  diminuée,  d'abord  comme  une  cour  ou  enclos, 
et  ensuite  comme  un  buginnu.  Cf.  TÎm  buginnu  sa  mê  (Brunn.,  10289,  etc.). 

6.  Masuru,  est  l'instrument  professionnel  de  Vaslaku.  Del.   HWB.,  396,  Cf.  Brunn.,    2974  et  1873.   Idg.  Ë|    Y 

7.  Rac.  "flp.   Purrurtum,  rac.  "113. 

8.  Rac.  "Ûtf.  Cf.  R.  II,  36,  27  h.  si-ib-ru.  Ibid-,  sibirtum,  sebiru  sa  isi  et  R.  V.  26,  36  a,  b  GIS  (ha-as)  TAR  =  isu 
sebirum. 


KUDURRU  DE  NAZIMARUTTAS 


9' 


u  (ilu)  Su-ma-li-ya 
ilâni  qabli  ta-mu 

(ilu)  SIR  sib-ru  sa  (ilu)  KA-DI 
(ilu)  sar   hummumi'    (ilu)  sar 
saqqasti 2 
25.   u  (ilu)  SID-LAM-TA  UD-DU 
ma-sab  ru-ba-ti 
mar-ka-su  rabu-u 
sa  bit  si-kil-la 
17  su-ri-pat  (?) 

30.    sa  ilâni  rabûti 
lu-u  bel  da-ba-bi 
da-bi-bi 
su-mi  na-ri-é3 
(ilu)  Nabû  nasir  ku-dur  eqlâti 

Ier  Médaillon    i-na  u-mi-su-ma 

Ka-sak-ti  Su-gab  mâr  Nusku- 

naïd 
na-ra-a  sa  ha-as-bi 
is-tur-ma 
5  .   ma-har  ili-su  us-zi-iz 

2e  Médaillon     i-na  pal-e 

(ilu)  Marduk  apal  idin-na 
sar  kissat  mâr  Me-li-si-hu 
sar  Babili 
5  .    ina  cli  na-ri-e  su-a-tum 
i-ga-ru  'a-bit  ma  u-hê-pi 
Su-hu-li  Su-gab  4 


et  Sumaîiya, 

qu'on  appelle(?)  dieux  des  com- 
bats, 

SIR,  instrument  de  KADI 

le  dieu  des  coupes  et  le  dieu 
des  massacres, 

25.    et  Sid-lam-ta-ud-du 

le  siège  (?)  de  la  grande  (dame), 
le  lien  immense 
de  la  maison  de  l'abattoir, 
les  dix-sept  fléaux 

30.   des  grands  dieux  (l'accablent)! 
un  imposteur 
est  celui  qui  réclamerait  ! 
c'est  le  nom  de  cette  pierre: 
Nabû    garde     la    borne     des 
champs  ! 

Ier  Médaillon    En  ce  temps-là  (autrefois), 

Kasakti-Sugab,  fils  de  Nusku 

na'id, 
(sur)  une  stèle  d'argile 
inscrivit  (ce  document), 
et  devant  son  dieu  plaça  ; 


5- 
2e  Médaillon 


sous   le  règne 


de  Marduk  apal  iddin, 

roi  des  légions,  fils  deMelisihu, 

roi  de  Babylone, 

sur  cette  stèle 

le  mur  tomba,  et  l'écrasa; 

Suhuli-Sugab, 


1.  Signes  UR-UR.  Cf.  Brunn.,  11895. 

2.  Signe  GAZ,  Brunn.,  47 14- 

3.  Cf.  OBI,  I,  pi.  31,  1.  21-24,  Kudurru  de  Bel  nadin  apli.  Personne  n'a  compris  ce  passage  :  mu-sa-na  annî  é 
tetiq  itâ  ê  tusahhi  misra  limutta  zîrma  kita  râm  ;  il  signifie  «  le  nom  (mu)  de  cette  (sa)  pierre  (na)  est  :  Ne  franchis  pas  la 
limite,  n'enlève  pas  la  borne,  hais  le  mal,  aime  la  justice  ».  Notons  en  passant  que,  ibid.,  16,  il  faut  certainement  lire 
kinïs  lip-pal-sa-su-ma.  Pour  pal,  cf.  1.  14,  où  il  faut  lire  ipallahu  et  non  ipallah.  Tout  le  discours  de  Ililprecht  Assyr. 
44,  est  sans  portée. 

4.  Ou  Supaldi,  Suppakkub?  Cf.  Sa-pa-ak  (Assurb.  V,  6,  33"43)- 


Q2 


KUDURRU  DE   NAZIMARUTTAS 


mâr  Ni-bi  Si-hu 
na-ra-a  sa  (abnu)  es-sa 


10.   ga-ba-ri-é  la-bi-risu' 


îs-tur-ma 
u-kin 


fils  de  Nibi  Sihu 
(sur)  une  stèle  de  pierre,  nou- 
velle, 
10     une  copie  de  l'ancien  texte 
écrivit, 

et  (aux   dieux)  voua  (m.  à  m. 
plaça). 


i.  Faute  d'espace,  le  scribe  achève  le  mot  labirisu,  en  se  servant  pour  risu,  du  signe  If^Pf  HUL  qui  a  la  valeur 
idéographique  rîsu  (Brunn.,  10889),  et  qui  est  si  souvent  employé  dans  rîiâtu  «  les  réjouissances  ».  Rîsu  sert  donc  ici 
phonétiquement. 


KUDURRU    DE    BITILYAS 


]*fl  sCxT  «S  cxr 

.gffS5  <ïrfr 


ïïf 


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g><r  ^-r- 


0    -fH    f- 


Eîr   ^FO-ij 


OT  *§  6HT 


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Mt 


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B  ►THT   ïï-  sa$f 


-T  gg! 


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3»   Ëj> 


j^ni^I1 


Col.i.  120SE-ZIR 

(alu)  sa  Ris-sa-gi-di  (ki) 
U-zu-ub    Si-h[u]    (Etir 

Marduk) 
i-na  si-il-[tu] 
5 .   sa  Su-bar-[tu] 
Ku-ri-gal-[zu] 
i-mu-ur-su  [ma] 
i-ri-im-[su  ma] 
Nim-gi-ra-bi  (an)  Mar- 
duk (Etir  Marduk) 
10.    mâr  Na-zi  (ilu)... 
(12  à  13  lignes) 

zu-u 

u  mi-sa  (?)-ki 
saplis  Pi-ir  (ilu)  Samas 
1 5 .    mâr  Su-ma-at    (?)  (ilu) 
Samas) 
i-sa-zu-ma 
sarru 

Ku-ri-gal-zu 
mâr  Bur-ra-bu-ri-ya-as 
Col.  2.  a-na . . . 

is-[ru-uq] 

(75  à  ij  lignes) 
mâr  Up-pa  (?)... 
5.   Bi-til-[ya-as]  ' 
sarru. . . : 


Col.  1 .  120  gurs  d'emblavure, 
près  lavilledeRissagidi, 
Uzub-Sihu, 

durant  la  guerre 
5.   d'Assyrie, 
Kurigalzu 
le  remarqua, 
et  les  lui  octroya. 
Nimgirabi  Marduk, 

10.   fils  de  Nazi, 


en  bas,  Pir  Samas, 
15.   fils  deSumat  Samas, 


et  le  roi 
Kurigalzu, 
fils  de  Burraburiyas, 
Col.  2.  à.  .  . 

les  donna. 

fils  d'Uppa.  .  . 
5 .    Bitilyas 
roi .  .  . 


Wi 


Wm\ 


1 .  Pour  la  lecture  Bi-hl-yas  du  roi  Bi-  >~<  -yas,  voir  le  texte  suivant. 

2.  Notre  Kudurru  relate  un  jugement  de  Bitiliyas  II  ou  III,  au  sujet  d'un 
ancien  acte  dont  la  valeur  ou  teneur  était  contestée  par  des  descendants,  acte  où  le 
donateur  avait  été  le  roi  Kurigalzu,  et  parmi  les  rois  de  ce  nom,  celui  qui  avait 


94 


KUDURRU   DE   BITILYAS 


im-hur-[su] 
u  ga-[barî] 
GIS-LI  (li'i) 
10.   sarru  u  [-kal-limj 
ki  ga-ba-jn-i] 
GIS-LI  (li'i) 


»5 


i-mu  sar[ru] 


a-na  (ilu) .  .  .  sar  iljanij 

ki-a-am 

iq-bu-[u] 


10. 


*5 


l'accueillit, 
et  la  copie 
du  document, 
au  roi  il  montra. 
Selon  la  copie 
du  document, 


le  roi  opina 


a.  .  .sar  ilani 

ainsi 

il  parla: 


fait  la  guerre  aux  Assyriens.  Subarti,  en  effet,  est  le  pays  de  SU-EDIN-(ki)  d'après  K  4337,  II,  619.  D'après  Nab. 
Scheil,col.I,35  ;  II,  18,  SU-EDIN-(ki)  est  l'Assyrie  en  tout  ou  en  partie.  Une  autre  fois,  Kurigalzuest  nommé,  à  la  fin  de  la 
irc  colonne  :  Kurigahu  mâr  Bur-ra-bn-ri-ya-as.  Parmi  les  rois  homonymes,  l'Histoire  synchronique,  I,  18,  etc.,  nomme 
Kurigalzu  sihru,  celui  qui  eut  affaire  à  Bêl-nirari,  roi  d'Assyrie,  et  elle  en  fait  aussi  un  fils  de  Bumaburias.  Notre  texte 
a  trop  de  lacunes,  dans  le  milieu  de  la  ire  colonne,  pour  laisser  discerner  s'il  y  est  question,  en  tête  et  à  la  fin,  d'un 
même  roi  ou  de  deux  rois  différents.  Il  n'y  a  donc  rien  à  en  tirer  pour  l'éclaircissement  du  problème  des  Kurigalzu. 
(Cf.  Rost.  Mittheil.  VAG.  1897,  2,  54.) 


TABLE     DE     AGABTAHA 

Pl.    20 


Cette  inscription  est  vraisemblablement  à  placer  sous  le  règne  de  Bitiliyasu  II,  successeur 
de  Sagaraktiburias.  Agabtaha  n'a  dû  s'enfuir  de  sa  patrie  que  pour  des  raisons  d'ordre 
politique  ou  militaire.  C'est  à  cette  époque,  et  non  sous  Bitiliyas  I  ou  III,  que  nous  trouvons 
le  pays  à  l'ouest  de  l'Assyrie  troublé  et  bouleversé,  Mitanni  et  Haligalbat  passer  sous  le 
sceptre  de  Adad-Nirâri  I  et  Salmanasar  I. 

A-ga-ab-ta-ha  mu-un-na-bi-it  tum 
Ha-li-gal-ba-tu-u  a-na  mu-uh-hi  sarri 
Bi-ti-li-ya-a-su  in-na-bi-tu-ma 
pa-gu-mi  a-na  Bi-ti-li-ya-a-su 
5.   ig-mu-ur-ma  10  ZIR  (mes)  i-naam-ma-ti 
ra-bi-i-ti  i-na  (al)  Pa-da-an  i-ri-mu-su 
u  (TAG)  na-a  it-ti  eqli  il-tu-ru-u-ma 
a-na  A-ga-ab-ta-ha  amil  IR  i-din-nu 
a-na  e-li  u  pa-ki-ri  sa  eqla 
10.   an-na-a  i-li-ik-ku-u 
ilâni  sa  sarri  i-ra-ru-su 


Agabtaha,  fugitif, 
du  pays  de  Haligalbat,  chez  le  roi 
Bitiliyasu  se  réfugia  ; 
un  pagumi  pour  Biti^-asu 
5.   il  fabriqua,  et  10  gurs  d'emblavure  évalués  selon  la  grande  aune, 
celui-ci,  dans  la  ville  de  Padan,  lui  octroya; 
et  une  tablette,  titre  du  champ,  ils  écrivirent, 
et  à  Agabtaha,  ouvrier  en  cuirs,  le  roi  donna. 
Quiconque,  opposant  ou  réclamant, 
10.   qui  ce  champ  ravirait, 

les  dieux  du  roi  le  maudiront  ! 


96  TABLE    DE    AGABTAHA 


i  .  Agabtaha  n'est  certes  pas  un  nom  sémitique,  et  appartenait  à  la  langue  de  Haligalbat. 
Dans  la  liste  des  synonymes  qui  signifient  «  enfant  ».  mâr,  en  diverses  langues,  comme  pitqu 
dans  celle  de  SU,  etmirium  dans  celle  de  Martu  (II  R.  30,  c-d),  on  trouve  aussi,  avec  ce  sens, 
le  mot  ta-hu-u.  Serait-ce  un  emprunt  fait  au  pays  voisin?  Agabtaha  signifierait  fils  d'Agab, 
mâr-Agab.  La  profession  d'Agabtaha  ressort  assez  du  contexte;  il  confectionne  un  objet  en  cuir 
pour  le  roi  ;  l'idéogramme  amil  IR  doit  donc  signifier  «  l'ouvrier  qui  travaille  les  peaux,  ou 
mieux,  le  cuir  ;  (GIS)  IR  ou  irru  a  précisément  le  sens  de  lanière,  cordon,  lien,  etc. 

2.    Sur  le  pays  d'origine  de  ce  fugitif,  voir  Bclck,  ZDMG,  LI,  p.  560,  Hanigalbat-Melitene. 

4.  Pagumi  «  objet  en  cuir  »,  à  cause  du  déterm.  masku  «  peau  »,  syn.  dassu  (R.  V,  32,  39, 
a-b).  Lettres  El  amarna  (tnasak)  pa-a-gu-mu.  Berl.  26,  col.  I,  48. 

6.  Padan.  Sams.  R.  IV,  met  cette  ville  entre  le  Turnat  et  le  mont  Yalman.  —  Agu  kakrime 
est  dit  sar  mât  Padan  u  Alman,  sar  mât  Guti.  R.  V.  33,  38. 

1 1 .    C'est  la  première  fois  que  se  trouve  le  présent  du  verbe  arâru. 

7.  Na-a  est  peut-être  à  restituer  en  Na-rù-a,  par  suite  d'un  oubli  du  scribe.  Na  seul 
indique  idéographiquement  la  tablette,  mais  ne  demanderait  pas  une  prolongation  en  a. 


KUDURRU  DE  ADADSUMUSUR 

(Fragment) 


^HNM-<f<  e5T  E^KE*  £g*^ 


hnt^  c^m*-»  j^m*** 


g^g^  ^7  ept^  i^n^hi 


^MMtlMM. 


l^^^p^l 


i .    [x  SE]  ZIR  GAN  gE  i  ammatu  rabîtum... 
[ta]-mir-ti  al   Dul-lum  u.  .  . 
pûtu  elû  ta-mir-ti  al .  . . 
US-SA-DU  (ilu)  Bel  matâti  SAG-KI-[AN. . .] 

5  .   Kisad(nâr)  Ra-ki-bi  SAG-KI-TA 
ta-mir-ti  (al)  sa  Ha-nê-ki.  .  . 
(nâr)  Da-ba-an  ta-mir-ti  (âl). . . 
Sa  (an)  Adad-sum-usur  sar  kissati .  . . 
sar  (al)  Babili  Sag-gja.  .  .] 

10.   arad-zu  i-ri-mu  matima  arkû.  .  . 

lu  aklu  lu  sa-pi-ru  lu  nu-tur  lu  daï[anu .  .  .] 
lu-u  di-ku-u'  lu  na-gi-ru. . . 
lu  man-za-az  pâni  sarri .  .  . 
sa  rubu  u-sad-ba-[bu.  .  .] 

15  .   eqlaan-na-a.  . . 
i-na  lib-bi .  .  . 
a-na. . . 
u  ku . . . 


(ilu)... 


Autres  mentions  de  ce  fonctionnaire  dans  Tallq.  Nab.  (Amelu)  di-ku-u  &ldi-ki-i.  Nabuch.  120,9;  183,  3. 


H 


g8  KUDURRU    DE    ADAD-SUM-USUR 


i .   xgurs  d'emblavure  évalués  à  30  qa  la  grande  aune. 

district  de  la  ville  de  Dullum.  . . 

longueur  supérieure  sur  le  district  de  la  ville  de... 

contigu  à  Bèl-matâti,  largeur  supérieure... 
5.   au  bord  du  canal  Rakibi,  largeur  inférieure... 

le  district  de  la  ville  de  Hanê(ki). . . 

canal  Daban,  district  de... 

(champs)  que  Adad-sum-usur,  roi  des  légions.. . 

roi  de  Babylone,  à  Sag-ga... 
10.   son  serviteur  a  octroyés.  Quiconque  à  l'avenir... 

fût-il  clerc,  intendant,  préposé,  juge... 

recruteur,  majordome... 

ministre  du  roi... 

du  prince,  contesterait  .. 
15.   ce  champ... 


KUDURRU   DE   MELISIHU 

PL.  21,   22,   23,   24 


Cette  charte  est  rédigée  en  faveur  de  Marduk  apal  iddin,  qu'à  deux  reprises  Melisihu  appelle 
«  son  serviteur  »,  aradzu.  Il  résulte  de  la  suite  du  texte,  comme  il  saute  aux  yeux,  que  ce  ser- 
viteur n'est  autre  que  le  propre  fils  du  roi  et  son  successeur  éventuel  au  trône,  IV,  3,  19,  30, etc. 
—  Du  texte  IV,  R.  38,  où  Marduk  apal  iddin  porte  les  titres  de  Sur  kissati,  èar  Sumeri  u 
Akkadi,  mâr  Melisihu,  sar  Babili,  à  l'exclusion  pour  lui-même  du  titre  de  Èar  Babili, 
Winckler  (Gesch.,  93),  déduit  que  Melisihu  a  pu  régner  à  Babylone,  et  déléguer  son  fils  dans 
d'autres  parties  de  l'Empire.  Notre  Kudurru  trouvé  à  Suse  prouverait  que  c'était  là  le  siège  de 
cette  vice-royauté. 


Col.    1. 


S 


84   1/5,   120  +40  SE-ZIR 

►—  GAN  30,    1   ammatu  rabî- 

tum 
alu  sa  Ta-ma-ak-ku 
ugar  (al)  A-ga-nê-ki 
kisad  nâr  sarri 
Bit  Pir  (an)  Sadû  rabû 
i-na  li-ib-bi 
35,  60  +  50  SE-ZIR 
ta-mi-ir-ti 

(al)  sa  Ta-ma-ak-ku 
14,  240  +  30  SE-ZIR 
a-tar-ti  eqli 
bit  Ir-ri-ga 
amil  saqû  sarri 
15.   26,  30  SE-ZIR 
a-tar-ti  eqli 
(al)  sa  Nu-ur  ahê-su 


10 


Col.   1.  Emblavurede84  1/5  gurs  160  qa 

évaluée 
à  30  qa  la  grande  aune, 


de  la  ville  de  Tamàkku 

canton  d'Aganê 
5  .   au  bord  du  canal  royal 

de  la  tribu  de  Pir  sadù  rabû. 

Là-dessus 

emblavure  de  3  5  gurs  1 1  o  qa 

aux  environs 
10.   de  Tamakku. 

Emblavure  de  14  gurs  270  qa 

prolongement  de  champ 

de  la  propriété  d'Irriga, 

officier  royal. 
1  5  .    Emblavure  de  26  gurs  30  qa 

prolongement  de  champ 

(près)  la  ville  de  Nûr  ahêsu, 


100 


KUDURRU    DE    MELISIHU 


Bit  Is-ba  (an)  Adad 
a-be  bâbi 

20 .   (al)  Dur  Ku-ri-gal-zu 
u  7,   50  SE-ZIR 
Bit  (an)  Ê-a  ma-Iik  amil  nan- 

garu 
i-na  (al)  Za-rat  sim  bâb  ]*~ 
kisad  (nàr)  Ha-ar-ri-ba-si 

25.    i-na  Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 
qa-az-zu  tur-rat  ' 
sarru  Me-H-si-hu 
Ib-ni  (ilu)  Marduk 
mâr  Arad  (ilu)  Ê-a 

30.    (ilu)  Samas  na-din  sum 
màr  Arad  nu-bat-ti2 
amil  saqû  sarri 
u  (ilu)  Samas  sum  lisir 
mâr  Ul-tu  ilu 

3  5 .   ha-za-an 

Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 

is-pur-ma 

im-su-hu-ma 

(ilu)  Marduk  apalid  din-na 

40.    arad-su  i-ri-im 

sa  eqlu  su-a-tu 
pûtu  elû  iltanu 
US  SA  DU 
alu  sa  Mâr  Se-li-bi 

45 .    Bit  Tu-na-lak-kit 
pûtu  saplû  sûtu 
US  SA  DU  alu  sa  Sal-hi 
eqlu  (iltu)  ^ ]  A-ga-nê-ki 
misru  elû  amurru 


de  la  propriété  d'Isba  Adad, 
portier 

20.    de  Dur  Kurigalzu; 

et  1  emblavure  de  7  gurs  50  qa, 
propriété  d'Êa  malik   le   char- 
pentier, 
à  Zarat  sim  babâni, 
au  bord  du  canal  Harribasi, 

25.   à  Bit  Pir  Sadû  rabu, 

il  y  a  eu  dédommagement, 
Le  roi  Melisihu,  — 
Ibni  Marduk 
fils  d'Arad  Èa, 

30.    Samas  nadin  sum 
fils  d'Arad  nubatti, 
officier  royal, 
et  Samas  sum  lisir, 
fils  d'Ultu  ilu, 

35.   fonctionnaire 

de  Bit  Pir  Sadû  rabu,  — 

a  délégués 

et  ils  ont  mesuré  ; 

à  Marduk  apal  iddin 

40.    son  serviteur,    il     octroie    (ces 
champs). 
Quant  à  ce  champ, 
lalongueursupérieure,  au  nord, 
confine 
à  la  ville  de  Mâr-Selibi, 

45.   de  la  tribu  de  Tunalakkit  ; 

la  longueur  inférieure,  au  sud, 
confine  à  la  ville  de  Salhi, 
du  canton  de  Nina  Aganêki  ; 
la  largeur  supérieure,  à  l'ouest, 


1.  Cf.  Kudurrude  Nazimaraddas,  I,  18. 

2.  Mot  A  mot  «  serviteur  d'héritage,  acquis  par  héritage  ».  Cela  ressort  de  ABP  Meissner,  100,  154. 


KUDURRU    DE    MELISIHU 


IOI 


50.    kisad  (nàr)  Ki-ba-a-ti 
sa  ul-tu  lib-bi 
nàri  Pihâti  sa  sarri  i-liq-qa-a 

misru  saplû  sadû 
kisad  nâr  sarri 
Col.  2.  eqlu  su-a-tu 

sa.sarru 
Me-li-si-hu 
(ilu)  Marduk  apal  iddin-na 

5 .    arad-su  i-ri-mu 
la  ta-pal  eqli-su 

za-ku-us-su 

ki-a-am  is-kun 

i-na  eqli-su  ni-si-ir-ta 
10.    u  ki-iz-za-ta 

la  ta-ka-ni 

i-ka  mi-is-ra 

u  ku-du-ur-ra 

la  su-uh-hi 
1  5  .    di-ib-bi  tap-kir-ta 

u  ru-gu-um-ma-a 

la  ra-si-e 

du-ul-li  pit-ki 

mi-hi-ri  nam-ba-'-i 
20.   ku-sa-ar-ti 

u  hi-is-sa-ti 

sa  nâr  sarri  u-zu-uk-ki 

sa  (alu)  Bit  Sik-ka-mi-du 

u  alu  sa  Damiq  (ilu)  Adad 
25.    it-ti  di-ku-tu  sa-bit  alàni 

sa  mât  (iltu)  *-3^rJ  A-ga-nè-(ki) 
alu-(ki)-su  la  di-ki-im-ma 

la  e-pi-si 

du-ul-li  bâb  nâr  sarri 


50 .   au  bord  du  canal  Kibâti, 

qui  sur  l'eau  du 

canal   du  district    royal  a    été 
pris  ; 

la  largeur  inférieure,  à  l'est, 

au  bord  du  canal  royal  ; 
Col.  2.  c'est  le  champ 

que  le  roi 

Meli-sibu, 

à  Marduk  apal  iddinna, 
5  .    son  serviteur  octroie. 

Pour  empêcher  l'enlèvement  de 
la  propriété, 

sa  franchise 

ainsi  il  a  établie: 

sur  son  champ,  prélevances 
10.    et  dîmes 

(on  ne  doit)  pas  imposer; 

les  fossés,  limite 

et  bornage 

(on  ne  doit)  pas  déplacer  : 
15.    intrigues,  artifices 

et  réclamations 

(il  ne  doit)  pas  y  avoir  ; 

à  corvée,  travail,    , 

garde  des  irruptions  d'eau, 
20.    entretien 

etendiguement 

du  canal  nryal,  protection 

de  Bit  Sikkamidu 

et  de  Damiq-Adad, 

25.    parmi  les   équipes   levées  dans 
les  villes 
du  district  de  Nina  Aganè(ki), 
(pour  tout  cela),  on  ne  peut  appe- 
ler les  gens  de  son  domaine  ; 
(ils  n'ont)  pas  à  faire 
la  corvée  à   l'écluse  du   canal 
royal , 


102 


KUDURRU    DE    MELISIHU 


30 


Col.  3. 


lu-u  sa  si-ki-e-ri 

lu-u  sa  pi-hi-e 

hi-ru-tu  nàr  sarri 

la  hi-ri-e 

ir-ri-si  sa  ali-(ki)-su 
35.    lu-u  qa-at-ti-ni  ' 

lu-u  a-sibali-(ki) 

lu-u  ameluti 

sa  te-mi-su 

ki-pu  a-a-um-ma 
40.   sa  Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 

ul-tu  ali-(ki)-su 

la  su-si-im-ma 

lu-u  a-na  paras  sarri 

lu-u  a-na  paras  sa-kin 
45.   u  lu-u  a-na  paras 

ma-am-ma  e-di-i 

sa  Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 

lu-u  issê  lu-u  sammê 

lu-u  in-nu  lu-u  SE-BAR 
50.   u  lu-u  mim-mamas-si-ta2 

sumbê-su  simidti-su 

imêr-su  u  amil-su 

la  na-se-e 

i-na  di-rî-ik-ti  ' 

mê  sa  mu-se-bi-ri 

sa  (nâr)  Rati  An-za-nim 
u  nâri  Pihâti  sa  sarri 
i-na  mê  nâr  si-ki-ti-su 

5  .    nu-sur-ra-a  la  éa-ka-ni 
i-na  nâr  mas-ki-ti-su 
mê  la  a-zi-im-ma 


Col.  3. 


35- 


40. 


30.   soit  pour  endiguer, 

soit  pour  fermer, 

soit,  le  lit  du  canal 

pour  creuser; 

un  cultivateur  de  ses  terres, 

aussi  bien  l'hôte  serviteur 

que  l'indigène, 

aussi  bien  que  les  gens 

de  son  conseil, 

aucun  gouverneur 

de  Bit  Pir  Sadû  rabû 

hors  de  son  domaine 

ne  (peut)  les  faire  sortir; 

ni  par  ordre  royal 

ni  par  ordre  de  gouverneur, 
45  .    ni  par  ordre 

de  qui  que  ce  soit 

à  Bit  Pir  Sadû  rabû  ; 

du  bois,  des  herbes, 

de  la  paille,  du  blé 
50.   et  toute  autre  récolte, 

chariots  et  attelages, 

âne  et  homme, 

(on)  ne  (peut)  y  prélever  ; 

pendant  la  pénurie 

des   eaux  du  canal  communi- 
quant 

entre  le  Rati  Anzanim 

et  le  canal  du  district  royal, 

sur  les  eaux  de  sa  rigole  d'irri- 
gation, 
5  .    on  ne  doit  rien  prélever  ; 

de  la  rigole  de  son  réservoir, 

on  ne  doit  pas  tirer  d'eau; 


1 .  Qattini,  par  opposition  aux  habitants  proprement  dits,  asib  ait,  ne  peut  signifier  que  les  habitants  de  passage, 
les  mercenaires  non  domiciliés,  en  général  «  citoyens  d'adoption  ». 

2.  Massita,  rac.  maèasu,  syn.  de  kapâru,  V.  R.47,27,  28  b.Ex.  :  sa  kisti  (gis)  hasur  uhtappira  gupnusa,  K.  2619,  col.  IV, 
27,  «  il  fit  la  cueillette  des  arbustes  du  bois  de  hasur  ».  Kuppuru  sa  eqli  ina  alakisu  naruqqa  suqallulu,  «  (pour)  la  cueil- 
lette du  champ,  son  sac  était  suspendu,  pendant  qu'il  marchait  ».  Partie  assyrienne  tirée  du  HWB.  Del.,  p.  348. 

3.  Dirikli,  rac.  "pn  «  être  petit»,  d'où   «  diminution,  pénurie  ».  Cf.  dirku,  syn.  sihru,  II  R.  36,  42,  a. 


KUDURRU    DE    MELISIHU 


103 


IO, 


si-qit-ta 

la  su-un-nim-ma 

ugaru  sa-nam-ma 


la  mi-ki-e-ri 

u  lasa-[qi-e] 

sammê  eqli-su 

la  ba-qa-ni  ' 
1  e .   bu-ul  sarri  u  sa-kin 

sa  i-na  pihâti 

Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 

is-sak-ka-nu 

a-na  ta-mi-ir-ti-su 
20.   la  su-ru-di-im-ma 

sammê  la  ri-'-é 

harrânu  u  ti-tur-ra 

lu-u  a-na  sarri 

lu-u  a-na  sa-kin  sa  i-na  pihâti 

25.   Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 

is-sak-ka-nu 
.     la  a-ma-ri 

u  mim-ma  dul-la  es-sa 

sa  i-na  ar-kat  umê 
30.    sarru  u  sa-kin 

sa  i-na  pihâti 

Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 

is-sak-ka-nu 

i-kir-ru-ma2 
35.    ip-pu-su 

u  lu-u  du-ul-la 

sa  ul-tu  la-bi-ri 

i-na  qa-ti  ma-aq-tu-ma' 

i-na  es-si  il-la-a 
40.   dul-la  su-a-tu 


1  irrigation 

on  ne  doit  pas  la  dédoubler  ; 
10.    un  autre  champ 

on  ne  doit  pas  en  abreuver, 
ni  arroser  ; 

ni  les  herbes  de  son  champ 
faucher  ; 
15.    les  animaux  du  roi  ou  d'un  préfet 
qui  au  district 
de  Bit  Pir  Sadu  rabû 
serait  nommé, 
sur  son  étendue 
20.    on  ne  doit  pas  conduire; 
ni  fourrager  les  herbes  ; 
un  chemin  et  un  pont, 
ni  pour  le  roi, 

ni  pour  le  préfet  qui   dans   le 
district 
25.   de  Bit  Pir  Sadû  rabû 
serait  institué, 

il  n'y  a  (pour  eux)  à  façonner, 
et  toute  corvée  nouvelle 
qu'à  l'avenir, 
30.    un  roi  ou  un  préfet 
qui  dans  le  district 
de  Bit  Pir  Sadû  rahû 
serait  installé, 
ordonnerait 
35 .    et  exécuterait, 
ou  une  corvée 
anciennement 
tombée  en  désuétude, 
qu'on  relèverait  à  neuf, 
40.   —  cette  corvée, 


1.  Baqânu  a  certainement  le   même  sens  que  l'assyrien  baqâmu,  synon.  de  qasasu,  etc.,  c'est-à-dire   «  couper, 
faucher  ».  Cf.  BA.  II,  393,  394,  0.  28,  buqunsuma  idisu  ana  suttati  «  coupe-le,  et  jette-le. . .  »,  où  jpa  est  employé. 

2.  Rac.  n-O  :  ilàni. .  .  ina  kirbisa  akre.  Asarad.,  VI,  38,  «  inviter,  mander  ». 

3.  Cf.  Nabu  bal  iddin,  I,  10,  11,  sikinsu  u  simâtêsu  ina  qâti  ipparsid...  «  sa  stèle  et  ses  insignes  avaient  disparu  ». 
Rac.  maqâlu. 


104 


KUDURRU    DE    MELISIHU 


Col. 


4- 


is 


la  e-pi-si 

la  ta-pal  eqli-su 

za-ku-tu  ali-(ki)-su 

ta-mi-ir-ti-su 

u  mim-mu  id-di-nu-su 

is-ku-un-ma 

ma-har(ilu)  Samas(ilu)  Marduk 

u  (iltu)  A-nu-ni-ti 

u  ilâni  rabûti 
50.    sa  samc  u  irsiti 

i-na  TAG  (na)-rû-a  is-tur-ma 

i-na  eli  eqli-su  ' 

a-na  ku-dur  da-ra-a-ti 

i-zi-ib 
5  5  .    Ma-ti-ma  a-na  sa-a-ti 

a-na  umè  ru-qu-u-ti 

sa  ilâni  rabûti 

i-nam-bu-su  ma 

a-na  ri-'-ut  ma-ti 
60.   i-na-as-su-su 

ki-[i  ana]-ku  eqlu  sarru 

a-[lik  p]a-ni-ya 
a-na  [zêri]-su  is-ru-ku 
la  at-ba-lu 
5 .   za-ku-tu  is-ku-nu 
a-na  il-ki 
la  u-se-ri-bu 
u  mim-ma  sa  i-na 
TAG  (na)-rù-a-su 
10.   is-tu-ru-ma  i-zi-bu 
a-na-ku  la  e-nu-u 
u  la  us-pi-lu 
ki-i  pi-i  rabûti 

ma-li-ki-ya 


Col.  4. 


ils  (n'ont)  pas  à  la  faire. 

(Pour)   empêcher   l'enlèvement 
du  champ, 

les  franchises  de  son  domaine 

et  de  ses  alentours, 
45 .    et  tout  ce  qu'il  lui  a  octroyé, 

le  roi  l'a  fixé,  et 

devant  Samas  et  Marduk 

et  Anunit, 

et  les  grands  dieux 
50.   du  ciel  et  de  la  terre, 

sur  une  pierre,  a  écrit, 

et  sur  son  champ, 

comme  borne  éternelle, 

il  l'a  laissée. 
5  5  .   Oncques  à  l'avenir, 

dans  les  jours  éloignés, 

celui  que  les  grands  dieux 

appelleront,  et 

au  pastorat  de  la  contrée 
60.    élèveront,  — 

de  même  que  moi,  le  champ 
qu'un  roi 

mon  prédécesseur 

à  son  fils  avait  octroyé, 

je  ne  l'ai  point  enlevé; 
5  .    les  franchises  qu'il  avait  établies 

dans  les  redevances 

je  n'ai  pas  insérées, 

et  tout  ce  que, 

sur  sa  pierre 
10.    il  avait  écrit  et  laissé, 

moi  je  ne  l'ai  pas  annulé, 


ni  néglige, 


(de    même   que  moi),  selon   le 

conseil  des  grands, 
mes  conseillers, 


1.  Ina  eli,  comme  nous  l'avons  dit  plus  haut,  n'implique  pas  nécessairement  la  présence  matérielle  du  Kudurru, 
sur  le  champ.  La  première  édition  de  celui  de  Nazimaruttas  n'avait-elle  pas  été  placée  devant  les  dieux?  Cf.  supra, 
iL>r  médaillon  :  mahar  ilisu  tisziz  et  2me  médaillon  :  isjur  ma  ukm. 


KUDURRU    DE    MEL1SIHU 


ioî 


i  5 .   sakkanakê 
sa  pihâti 

u  mu-se-id-bi-bi 
la  e-pu-su-ma 
[eqlu]  a-na  ziri-su-nu  is-ru-ku 

20 .   la  at-ba-lu 

za-ku-tu  is-ku-nu 
a-na  il-ki 
la  u-se-ri-bu 
a-ma-ta  is-tu-ru-ma 
25.   i-zi-bu-u-ni 

a-na-ku  la  e-mi-e-su 
u  la  e-ti-qu 
su-u  ya-a-si 
la  u-qal-la-la 
30.   eqlu  a-na  zîri-ya  as-ru-ku 
la  i-tap-pal 
za-ku-tu  as-ku-nu 
a-na  il-ki  la  u-ser-rib 

ki-i  pi-i  rabûte 
35.    ma-li-ki-su 

sakkanakê 

sa  pihâte 

u  mu-sa-ad-bi-bi 

la  ip-pu-us-ma 
40 .   a-ma-a-ti  sa  i-na 

TAG  (na)-rù-aan-ni-i 

as-tu-ru-ma  e-zi-bu 

la  in-ni 

ki-i  pi-i  sa-kin  sa  i-na 
45.   pihâti   Bit  Pir(ilu)  Sadû  rabû 

is-sak-ka-nu 
la  ip-pu-us-ma 

ki-mu  eqli 

la  i-nam-di-na-as-sum-ma 

50.    eqlu  ad-di-nu 


1  5  .    des  gouverneurs 
du  district 
et  des  intrigants, 
je  n'ai  pas  agi  ; 

le  champ  qu'à  leur  fils  ils  oc- 
troyèrent, 
20 .   je  n'ai  pas  ravi  ; 

les  franchises  qu'ils  fixèrent, 
en  redevances 
je  n'ai  pas  converties  ; 
les  volontés  qu'ils  écrivirent 
25.    et  laissèrent, 

je  ne  les  ai  pas  méprisées 
ni  transgressées, 
ainsi  celui-là  ne 
m'offensera  pas, 
30.    le  champ  queje  donne  à  mon  fils 
il  ne  ravira  pas  ; 
les  franchises  que  j'ai  établies, 
en  redevances  il  ne  convertira 

pas. 
Selon  le  conseil  des  grands, 

33 .    ses  conseillers, 
des  g-ouverneurs 
du  district 
et  des  intrigants, 
il  ne  fera  pas  ; 
40.    les  volontés  que 
sur  cette  pierre 
j'ai  écrites  et  laissées, 
il  n'annulera  pas! 
selon  le  vœu  d'un  préfet  qui 
45  .   dans  le  district  de  Bit  Pir  Sadû 
rabû 
serait  nommé, 
il  n'agira  pas! 

une  compensation  du  champ 
il  ne  la  donnera  pas; 
50 .    le  champ  que  j'ai  donné, 

M 


io6 


KUDURRU    DE    MEL1SIHU 


a-na  pihâti  la  u-tar 
sum-ma  amilu  su-u 
ki-it-ta  ir-tam-ma 
qu-ul-lu-ul-ta  iz-zi-ir  ' 
5  5  .   eqlu  a-na  zîri-ya  as-ru-ku 

la  it-ta-pal 
za-ku-tu  as-ku-nu 
a-na  il-ki  la  us-te-rib 
a-ma-a-ti  sa  i-na 
60.   TAG  (na)-rù-a  an-ni-i 
Col.  5.  as-tu-ru-ma 

ma-har  (ilu)  Samas  (ilu)   Mar- 

duk 
(iltu)  A-nu-ni-ti 
u  ilâni  rabûti 
5  .    sa  samè  u  irsiti 
i-na  eli  eqlu  su-a-tu 
e-zi-bu 

su-u  la  i-te-ni 
u  la  im-tas  2 
10.    ki-i  pi-i  rabûtema-li-ki-su 

sakkanak  sa  pihâti 

u  mu-sad-bi-bi  lai-te-pu-us-ma 

eqlu  ki-mu    la  us-ta-an-na-as- 

sum-ma  5 
eqlu  ad-di-na-as-su 

a-na  pihâti  la  ut-te-ir 
1  5  .    [su-aj-tu  ilâni  rabûti  sa  samê  u 

irsitim 
[damqis]  lip-pal-su-su-ma 
[bal-a]t  u-mê  ma-'-du-ti 
sanâte  duh-di  nu-uh-si  u  he-gal 

a-di  bal-tu  a-na  is-ki-su  li-sa- 
kin-nu 

1.  Cf.  OBI,  Hilp.,  pi-  31,  1-  24,  limutla  zirma  kitta  ratn 

2.  Rac.  !TKO. 

3.  Istanafal  de  HWi  (?) 


au  district  il  ne  le  rendra  pas  ; 
si  cet  homme 
aime  la  justice 
et  hait  l'iniquité, 
55.    si  le  champ  que  j'ai    donné  à 
mon  fils, 
il  ne  ravit  pas, 

les  franchises  que  j'ai   établies 
en  charges  il  ne  convertit  pas; 
les  volontés  que 
60.   sur  cette  pierre 
Col.  5.  j'ai  écrites, 

devant  Samas  et  Marduk 

et  Anunit, 

et  les  grands  dieux 
5 .   des  cieux  et  de  la  terre. 

et  que  sur  ce  champ 

j'ai  laissées 

si  celui-là  ne  les  annule  pas, 

ne  méprise  pas, 
10.    si,  selon  le  conseil   des  grands 
ses  conseillers, 

du  gouverneur  du  district, 

et  des  intrigants,  il  n'agit  pas  ; 

(un  autre)  champ  en  compen- 
sation, il  n'impose  pas, 

si,  le  champ  que  j'ai  donné  il  ne 
rend  pas  au  district,  — 
1  5  .    celui-là,  les  grands  dieux  du  ciel 
et  de  la  terre, 

avec  faveur,  qu'ils  le  regardent! 

une  vie  de  jours  nombreux, 

des     années    d'abondance,     ri- 
chesse, fécondité 

avec  excès,  qu'ils   lui    donnent 
en  partage  ! 

((  hais  le  mal,  aime  la  justice.  » 


KUDURRU    DE    MEL1SIHU 


107 


30 


20.   sum-ma  amilu  su-u  ki-it-te  iz- 
zi-ir-ma 
qu-ul-lu-ul-ta  ir-tam 
ar-ra-a-ti  sa  i-na  TAG  (na)- 

rù-a 
an-ni-i  as-tu-ru-ma 
ma-har  (ilu)  Samas  (ilu)Marduk 
(iltu)  A-nu-ni-ti 
2  5  .   ilâni  rabûti  sa  samê  u  irsitim 

i-na  eli  eqlu  su-a-tu  e-zi-bu 

su-u  la  ip-ta-la-ah-  ma 

eqlu  a-na  zîri-ya  as-ru-ku  it-ta- 

pal. 
ki-iz-za-ta  u  ni-si-(s)ir-tu 

i-na  lib-bi  il-ta-kan 

za-ku-tu  as-ku-nu  a-na  il-qi  us- 

te-ri-ib 
u  lu-u  eqlu  ki-mu  it-ta-an-na- 

as-sum-ma  ' 
eqlu  ad-di-na-as-su  a-na  pihâti 

ut-tir 
TAG  (na)-rù-a   sa    as-tu-ru- 
ma 
35.   ma-har  (ilu)  Samas  (ilu)  Mar- 
duk 
(iltu)  A-nu-ni-ti  u  ilâni  rabûti 
sa  samê  u  irsiti 
i-na  eli  eqlu  su-a-tu 
a-na  da-ra-a-ti  u-ki-in-nu 
su-u  id-di-ki-ma 
i-na  as-ri-im  sa-ni-im-ma 
ki-i 2  limut-ti  il-ta-ka-an 
a-sar  la  a-ma-ri  pu-uz-ra 

us-ta-hi-iz 


40, 


20.   maissi  cet  homme  hait  la  justice, 

et  aime  l'iniquité  ; 

les  malédictions  que  sur  cette 

pierre  j'ai  écrites 

devant  Samas ,  Marduk ,  Anunit , 

25  .    les  grands  dieux  du  ciel  et  de  la 
terre, 
et  laissées  sur  ce  champ, 
si  celui-là  ne  les  craint  pas, 
et  ravit  ce  champ  que  j'ai  donné 

à  mon  fils, 
dîmes  et  prélèvement 

30.    lui  impose, 

les  franchises  par  moi  établies 

les  convertit  en  charges, 
et   apportant  un  autre  champ 

en  compensation, 
s'il  rend  au  district  le    champ 

que  j'ai  donné, 
si  la  pierre  que  j'ai  gravée, 

35.   devant  Samas  Marduk, 

Anunit  et  les  grands  dieux 
du  ciel  et  de  la  terre, 
et  que  sur  ce  champ 
pour  jamais  j'ai  placée, 
40.    si  celui-là  enlève  cette  pierre 
ailleurs, 

en  mauvais  lieu  la  place, 
en  un  lieu   d'obscurité,   de  ca- 
chette, 
la  colloque, 


1.   Pour  intanansu,  rac.  ntfJ  intanafal  (?)  .  ..  , 

,  Ki-i  est  intéressant  en  ce  qu'il  ne  peut  être  qu'une  forme  développée  du  »  .  aéru  .  détcrm.nauf £es  h  eu  •  Le 
même  phénomène  se  présente  pour  mu  =  sumu  :  me-e  ilu  na?ari,  sumi  Istar  luq»ru  rusea  u***  IV,  R.  6o,  c,  vers.  g. 


io8 


KUDURRU    DE   MELISIHU 


45  .   as-su  ar-ra-a-ti  si-na-a-ti 

sa  i-na  TAG  (na)-rù-a  sa-at-ra 
ip-ta-lah-ma  amilu  a-ha-am 
na-ka-ra    mâr  ma-am-ma-na- 

ma 
sak-ku  sak-la  sa-ma-a 

50.   u  la  mu-da-a  um-ta-'-ir-ma 
us-tas -si-ma  a-na  mê-e  u  isati 

it-ta-di 
i-naqaq-qa-ri  it-te-mi-ir 
i-na  libnâti  it-te— ' 
i-na  i-ga-ri  ip-te-hi 

55  .   up-te-is-si-is-ma  it-ta-kar 
i-ta-ba-at  uh-tal-liq 
su-mi  sat-ra  ip-ta-si-it 
Col.  6.  amilu  su-u  lu-u  etillu 

lu-u  rabû  ma-lik  sarri 
lu-u  amil  saqû  sarri 
lu-u  sa-kin  sa  i-na  pihâti 
5.   Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 
is-sak-ka-nu 
lu-u  ha-za-an  pihâti 
sa  Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 
lu-u  sa  te-mi 

10.    lu-u  mu-se-ri-su 
lu-u  gu-gal-lu 
sa  pihâti  Bit  Pir  (ilu)  Sadû  rabû 

lu-u  a-mi-lu-u-tu 

ma-la  su-ma  na-bi-a-at 
15 .   amilu  su-a-tu 

(ilu)  A-nu-um 

(ilu)  Bel 

(ilu)  Ê-a  u 

(ilu)  Nin-har-sag-ga 
20.    ilâni  rabûti 

sa  a-mat  ki-bi-ti-su-nu 

la  ut-ta-ak-ka-ru 

i-na  bu-ni-su-nu 


45.   si  par  crainte  des  malédictions 
qui  sont  écrites  surcette  pierre, 
un  autre  homme 
ennemi,  un  quelconque, 

idiot,  sourd,  aveugle, 
50.    ignorant,  il  commissionne, 

la  fait  enlever  et  jeter  à  l'eau  ou 

au  feu, 
cacher  en  terre, 
maçonner  dans  les  briques, 
enfermer  dans  un  mur, 
55.   gratter,  endommager, 
ruiner,  détruire, 
effacer   le  nom  qui  y  est  écrit, 
Col.  6.  celui-là,  qu'il  soit  noble, 

ou  prince  ou  conseiller  royal, 
ou  officier  royal, 
ou  préfet  du  district 
5 .   de  Bit  Pir  Sadû  rabû 
établi, 

ou  directeur  du  district 
de  Bit  Pir  Sadû  rabû, 
ou  conseiller, 
10.    ou  juge  conseiller, 
ou  haut  fonctionnaire 
du    district   de  Bit     Pir   Sadû 

rabû, 
d'une  classe  d'individus 
quelle  qu'elle  soit,  — 
15.    celui-là, 
Anu, 
Bel, 
Êa  et 

Nin-har-sagga, 
20.    les  grands  dieux 

dont  l'arrêt  de  volonté 
est  immuable, 
avec  leurs  faces 


KUDURRU    DE    MELISIHU 


109 


lZ-ZU-tl 

25.    li-ik-ki-el-mu-su-ma 
ar-rat  la  nap-su-ri 
li-e-mu-ut-ta 
li-ru-ru-us 
(ilu)  Marduk  bêlu  rabû 

30.    sa  si-it  pi-su 
ilu  ma-am-ma 
la  us-pi-el-lum 
bu-bu-ta  se-ir-ta-su 

ra-bi-i-ta  lim-is-su-ma 

3  5  .    i-na  na-ta-al 
ka-am-ma-li 
ti-ri-is  qa-ti 
u  la  e-pi-e-ri 
su-u-uk  ali-su 

40 .   li-is-sa-ah-har 

(ilu)  Sin  be-lum  iz-zu 
sa  i-na  ilâni  rabùti 
su-pu-u 
a-ga-nu-til-la-a 

45 .    sa  ri-ki-is-su 
la  ip-pat-ta-ru 
li-se-es-si-su 
gis-ru-ba-a 
ki-ma  su-ba-ti 

50.   pa-ga-ar-su 
li-la-bi-is-ma 
a-di  ûm  bal-tu 
bit-su  li-za-mi-ma 

Col.  7.  ki-ma  u-ma-am  si-ri 

si-ra  li-ir-pu-ud 
ri-bi-it  ali-su 
a-a  iq-bu-us 

5 .    (ilu)  Nin-ip 
be-el  ap-li 
su-u-mi  u 
ku-du-ur-ri 


irritées, 
25.    qu'ils  le  regardent  ! 

de  malédictions  implacables, 

nuisibles, 

qu'ils  le  maudissent! 

Marduk,  le  grand  seigneur, 
30.    dont  la  parole  proférée 

aucun  dieu 

n'élude, 

le    besoin ,    (expiation     de)    sa 
grande  faute, 

qu'il  lui  impose! 
35.   à  voir 

la  colère, 

à  tendre  la  main 

et  n'être  pas  nourri, 

sur  la  place  publique  de  sa  ville 
40.    qu'il  vague! 

que  Sin,  le  puissant  seigneur, 

qui  parmi  les  grands  dieux, 

est  brillant, 

une  hydropisie 
45  .    dont  le  lien 

ne  puisse  être  conjuré, 

lui  impose! 

de  lèpre, 

comme  d'un  vêtement, 
50.    que  son  corps 

il  revête  ! 

tant  qu'il  vivra, 

qu'il  lui  interdise  sa  maison! 

Col.  7.  comme  une  bête  des  champs, 

dans  les  champs  qu'il  couche! 
les  rues  de  sa  ville, 
qu'il  ne  foule  plus! 

5 .    que  Ninip, 

le  seigneur  des  plantations  (?) 
des  légumes  et 
des  bornes, 


KUDURRU    DE    MEL1SIHU 


ap-la-am 
10.    na-aq  me-e 

li-ki-im-su-ma 

SE-ZIR  u  pi-ir-a 

a-au-sar-si-su 

(iltu)  Gu-la  bêl-tu 
i  5 .    sur-bu-tum 

e-til-li-it 

ka-la  be-li-e-ti 

za-ar-ri-sa 

si-im-ma  la  a-as 

20 .    la  te-e-ba-a 

i-na  zu-um-ri-su 

lis-ku-un-ma 

a-di  ûm  bal-tu 

sar-ka  u  da-ma 
25.   ki-ma  me-e  li-ir-muk 

ilàni  rabûti 

ma-la  i-na 

TAG  (na)-rû-a  an-ni-i 

su-um-su-nu  za-ak-ru 
30.   su-ba-tu-su-nu  ud-da-a 

kakkê-su-nu 

ku-ul-lu-mu 

u  u-su-ra-tu-su-nu 

us-su-ra 
35.    si-ma-at 

la  na-ta-li 

sa-ka-ak  uz-ni 

u  si-bit  pi-i 

a-na  sa-a-at  u-mi 
40.    li-si-mu-su 

ar-ra-a-tu 

an-na-a-tu 

i-na  a-ma-at 

(ilu)  Bel  bêlu  rabû 
45.   sa  ki-bit  pi-i-su 

la  in-ni-ên-nu-u 


plantations  (?) 
10.   et  irrigations, 

lui  enlève  ! 

blé  et  fruits 

qu'il  lui  refuse  ! 

que  Gula  la  dame, 
15 .    la  sublime, 

la  princesse 

de  toutes  les  dames, 

ses  enfants, 

un   empoisonnement  (?)    incu- 
rable, 
20.   sans  issue, 

dans  son  corps, 

qu'elle  mette! 

tant  qu'il  vivra, 

sang  et  lymphe, 
25.    comme  l'eau,  qu'elle  répande! 

les  grands  dieux, 

tous  ceux  dont 

sur  cette  pierre 

les  noms  sont  commémorés 
30.    les  trônes  manifestés, 

les  armes 

exposées, 

les  figures 

dessinées, 
35 .    le  sort 

de  ne  plus  voir, 

de  l'obturation  des  oreilles, 

et  du  mutisme  de  la  bouche, 

pour  jamais, 
40.    qu'ils  lui  destinent! 

ces  malédictions 

présentes., 

par  la  volonté 

de  Bel,  le  grand  seigneur, 
45.    dont  les  ordres 

ne  sont  pas  rendus  vains, 


KUDURRU    DE    MELISIHU 


u  an-na-su  et  dont  la  grâce 

ki-i-nu  fidèle 

la  in-ni-ti-qu  n'est  pas  outrepassée, 

50.    la  i-se-it-ta-su  '  50.    ne  le  manqueront  pas 

|i-ik-su-da-su  mais  l'atteindront! 


Signature  du  roi  :     h      itinex       <l-       -/ — j     Melïsihu,  tracée  à  la  pointe,  très  finement, 
sous  les  symboles  divins. 


1.  Rac.  nKtf. 


KUDURRU   DE   MELISIHU 

(Fragment) 


...Bit  (ilu)  Marduk 

[SAG  Kl]  TA  SI-IM  ER-[LU] 

(âl)Dûr... 

misru  elû  SI  IM-KUR-RA 
[TI]G  na-ga-ar  sarri 
misru  saplu  SI  IM-MAR-TU 
NAM  sarri  sa  sarru  Mc-li  Si-hu 


[Me]-li  Ha-la  mâr  Zu-me-e , 
arad-zu  i-ri-e-mu 
io.    Ma-ti-ma  i-na  arkàt  umê 


.  .  .de  Bit  Marduk 

largeur  inférieure,  au  sud, 

ville  de  Dur.  .  . 

longueur  supérieure,  à  l'est, 
5  .    bord  du  canal  (?)  royal, 

longueur  inférieure,  à  l'ouest, 

le  district  du  roi  :    c'est  ce  que  le  roi 
Meli  Sihu 

à  Meli-Hala,  fils  de  Zumê.  .  . 

son  serviteur  a  octroyé. 
10.    Oncques  à  l'avenir.  .  . 


A  noter,  dans  l'orientation  du  champ,  la  variante  <|>-  IM...  pour  IM. 
Si  TIG  (ligne  5)   «  kïsadu  »  était  absolument  certain,  nagar  ne  pourrait  être  que  nâr,  et 
fcffl*  aurait  aussi  la  valeur  'a.  Les  derniers  linéaments  sont  bien  ceux  de  *p5^. 
8.  Meli-Hala  est  la  même  chose  que  Arad-Gula. 


KUDURRU   SANS   TITULAIRE 

(Fragment  de  même  époque)' 


^-  tjj^^m^-^tm  %.. 


JiùE^  ^hEH^ 


M~j 


&Miz>teyjmmm. 


^^H^TJliM^M^rHKTM^I 


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^Hf<^  MlàLMKŒi 


•^tfcM^Mî 


h-^-^h  ^>^sn-;. 


M*0*l^.-KlM-i=31i 


<WM<h-ti< 


mm 


g 


(ilu)NIN-atilâniba-na-atnap-[hari... 

pi-ir-'-su  ma-la  u.  .  . 

(ilu)  Nin-ip  bel  ku-dur-ri  ku-du .  .  . 


(celui  qui  respectera  cette  charte) 
la  dame  des  dieux,  mère  de  l'univers .  .  . 
sa  progéniture  entière  (bénira) .  .  . 
Ninip,  seigneur  des  bornes,  (gardera) 
sa  borne. .  . 


i.  Dessiné  par  G.  Jéquier. 


15 


H4 


KUDURRU  SANS  TITULAIRE 


(ilu)   Marduk    bel    su  (=  kat?)  -ta-ti 
pa-at.  .  . 
5.   (ilu)  Samas   pa-ti-iq   sam-é  irsi-tim 

(ilu)  Sin  a-bi  ilàni  rabûti .  .  . 

u  su-pu-ri-su  li .  .  . 

(ilu)  Adad  gu-gal  ilàni.  .  . 

u-ga-ri-su  i-na .  .  . 
10.    (ilu)  Su-qa-mu-na  u  (ilu).  .  . 

ina  KIT-GAL  iz-zi .  .  . 

li-se-im .  .  . 

(iltu)  Gu-la  kal-lat  Ê-[SAR-RA] . . . 

e-nu-ma  a-na .  .  . 
15.   lu  i-ih-pu-u  lu  i-na.  .  . 

lu  a-na  isâti  i-na-du.  . . 

lu  i-na  i-ga-ri  i-kat-[tamu] 

SAG  mar  (?)-zi-ma  a-ga-nu-[til-la . . .] 

mesir  arrati  li-ik-mi . .  . 
20.   u  (^HI^)  ilàni  ma-la  i-na.  . . 

za-ak-ru  u-su-ra .  . . 

li-su-uh-hu-su-ma.  . . 
u  ku-si-ri  la.  .  . 


Marduk,  seigneur  de.  .  . 

5  .    Que  Samas,  créateur  de  ciel  et  terre, 

que  Sin  le  père  des  grands  dieux.  .  . 

et  son  enclos  garde.  .  . 

qu'Adad,  le  champion  des  dieux.  .  . 

ses  champs  de  (pluie  abreuve.  .  .  !) 
10.    que  Suqamuna  et.  .  . 

dans  le  puissant.  . . 

écoutent  (sa  prière .  .  .  ) 

que  Gula  la  fiancée  d'Ê-Sarra .  .  . 

Si,  au  contraire,  quelqu'un.  .  . 
15.   brise  (la  pierre),  la  jette.  .  . 

dans  le  feula  lance, .  .  . 

dans  un  mur  la  cache, .  .  . 

que  céphalalgie  (?)  et  hydropisie. .  . 

(comme  d'un)  lien  de  feu  l'enserre.  .  . 
20 .    et  les  dieux,  tous  ceux  qui  (ici) .  .  . 

sont     nommés,     les     figures    (repro- 
duites). .  . 

qu'ils  l'arrachent.  . . 

et  de  succès  qu'il  n'ait  plus.  .  . 


1 .   NIN-at  est  évidemment  pour  ênat,  état  construit  de  êntu,  qui  est  une  des  valeurs  de  NIN. 

14.  Enuma  ne  peut  avoir  que  le  sens  de  si,  à  cette  place.  Il  marque,  en  effet,  le  partage  des  deux 

idées  du  texte  :  celui  qui  respectera  la  propriété  proclamée  dans  cette  charte,  les  dieux 
le  béniront.  S'il  arrivait  au  contraire  (enuma)  que  quelqu'un  la  violât  et  cherchât  à  la 
détruire,  les  dieux  le  maudiraient. 

15.  Lu  est  construit  comme  d'habitude  avec  le  prétérit  de  hapû;  les  lu  suivants  se  présentent 

avec  le  présent.  Pourquoi?  La  raison  serait-elle  que  le  premier  lu  précède  immédia- 
tement le  verbe,  et  que  les  autres  en  sont  séparés  par  des  enclaves,  lu  ana  ùâti  inadu, 
lu  ina  igari  ikatamu? 

19.  Le  premier  signe  est  HU,  qui  a  la  valeur  mesiru  «  lien  »   de  esêru  (Brunn.,   2052).  Le 

deuxième  signe  est  celui  du  feu  \$E.  Il  en  ressort  le  sens  de  «  lien  de  feu  »,  et  dès  lors 
le  verbe  peut  être  aussi  bien  kamû  «  serrer,  lier  »,  que  qamû  «  brûler  ». 

20.  A  noter  t|y|t  pour  ^Hiffi>  permutation  très  rare  dans  les  textes  classiques. 


KUDURRU    SANS   TITULAIRE 

(Fragment  de  même  époque) 


[ilu  Mah  a-la]-da  que  Mah,  la  génération, 

ina  tjyyy  >-<y>-<  JeT  dans  sa  maison, 

[li]-ip-ru-us  empêche! 

ilu  Bu-nê-nê  que  Bunênê 

5.   tff  ï^y  ALAM  sarru  ti-iz-qa-ru  qar-du  5  .   fils  (de?)  ALAM,  roi  mâle  et  vaillant, 

ma-lik  a-bi-su  sa  in-nu-u  conseiller  de  son  père,  quiconque  en- 
freint son  ordre, 

ki-bi-su  li-su-uh-su-ma  qu'il  l'emporte  ! .  .  . 


Var.  ina  ^TTTT  Ml 

Un  dieu  >-*f-  JJË^^£^£=a5i.  est  mentionné  III,  R.  66  obv.  15  à  31  e,  32  f,  et  puisqu'il  s'agit 

de  Bunênê  de  la  triade  solaire,  nous  avons  un  *~*^-  ^]  MJ^K^h^,   III,    R.   66,  obv. 

26  b.  -*f  Ni-ip-H  ALAM  -*f  Nu-ru  ALAM,  III,  R.  66,  d.  25  ;  f.  9.   "gg_  ^/<^^ 

(et  sans  doute  aussi  jËf^^tSk.)  a  la  valeur  bunânu.  Y  a-t-il  jeu  de  mots  intentionnel, 

et  Bunênê  était-il  le  vrai  nom  du  dieu  ainsi  écrit? 


KUDURRU   SANS   TITULAIRE 

(Fragment  de  même  époque) 


gaUfc-  t&sp;  »&__> 


...    SU  11.  .  . 

.  .  .  rabu  sa  ilu.  .  . 
.  .  .  sa-ka-ak  u[z-ni 
[. . .  ma'-d]u-ti  a-na  si-ri- 
iq-ti.  .  . 

5  .    [.  .  .  lis]-ruq-su.  .  . 
ilu.  .  .  sar  hê-gal-[li.  .  .] 


Son.  .  .  qu'il .  .  . 
le  grand...  du  dieu... 
la  surdité.  .  . 
(des  jours)  nombreux 
en  don. . . 

.  .   lui  accorde.  .  . 

.  .  le  roi  de  l'abondance... 


On  reconnaîtra  facilement  de  quel  contexte  un  passage  semblable  peut  être  tiré.  Le  fond 
et  la  forme  n'en  sont  pas  très  nouveaux.  Je  l'ai  donné  à  cause  du  signe ruq,  ligne  5,  qui  corres- 
pond à  ^-S^faT  {ruq),  et  hê  du  signe  (dans  hegallu),  qui  constituent,  tous  deux,  des  variantes 


curieuses. 


INSCRIPTION    DE   KUTIR-NAHHUNTE' 


Sa-al-mu  sa  [j  Ku-ti] 
ir  (an)  Nah-hu  [un]- 


te 


Statue  de  Kutir-Nahhunte. 


Brique  de  grès  avec  des  reliefs,  qui  faisait  partie  d'une  image  en  pied  du  roi  Kutir- 
Nahhunte.  Il  s'agit  bien  du  fils  de  Sutruk-Nahhunte,  comme  il  résulte  de  la  comparaison  des 
écritures.  Le  mot  sémitique,  salmu,  avait  passé  dans  l'usage,  à  cette  époque,  dans  la  langue 
anzanite;  Silhak  (an)  In  Susinak,  sur  un  fragment,  relief  de  même  genre  affectant  la  forme 
d'une  épaule,  dit  précisément  :  ]  Ku-tir  (cm)  Nah-hu-un-te  sa-al-mu  e-ri-ên-tû-y a ...  a-ha-an 
ku-si-in .  .  . 


i.  Dessiné  par  G.  Jéquier. 


TEXTE    MENTIONNANT    SUTRUK-NAHHUNTE 

Pl.  25 


Sa  sarru  ]  Su-ut-ru-uk  (an)  Nah- 
hu-un-te  i-pu-su 

«  Ce  que  le  roi  Sutruk  Nahhunte  a  fait.  » 

On  rencontre  cette  phrase,  sur  un  grand  nombre  de  briques  en  grès,  souvent  émaillées,  et, 
particulièrement,  sur  des  briques  de  coin,  de  manière  que  le  texte  se  trouve  partagé  en  deux, 
par  l'angle  du  mur. 

Il  semble  bien  que  quelque  chose  soit  sous-entendue  dans  cette  petite  formule,  qui  est 
une  phrase  incidente;  et  cependant,  commençant  toujours  par  Sa  èarru,  elle  finit  très  souvent  à 
epiisu,  en  laissant  vide  l'espace  voisin. 

Une  fois,  cependant,  ce  texte  se  continue  ainsi  : 

Sa  sarru  ]  Su-ut-ru-uk  (an)  Nah-hu-un-te  i-pu-su  ma  a-na  TI-LA-su  a-na  (ilu)  Is-ni-qa- 

ra-ab  :_    '  jVT   *f-  (iddin-nu?) 

«  Ce  que  le  roi  Sutruk-Nahhunte  a  fait,  et,  pour  sa  vie,  à  Isniqarabbat  a  voué.  » 

Un  autre  exemplaire  du  même  genre  termine  ainsi  : 

a-na   Tl[LA-su   a-na    (ilu)  ^f  Tj    **=TT  Ej£>T  Hf" 
...  «  et  pour  sa  vie,  au  dieu  Susinak,  il  a  voué(?).  » 

Nous  retrouverons  fréquemment  ailleurs  le  dieu  >~ïfn[  ^C^TT  probablement  identique  à 
*->f-  «J^j  ER1N.  Temas  serait-il  ici  le  mot  élamite  «  donner  »,  rac.  tem?  Cf.  néosus.  tuna, 
resp.  tunas.  Beh.  I,  9,  20,  46.  Sz.  b,  3  NR.  45? 

Ce  texte  peut  ne  faire  qu'allusion  à  Sutruk  Nahhunte,  et  n'être  pas  de  ce  monarque  lui- 
même.  Un  roi  postérieur  prétend-il  dire  ce  que  Sutruk-Nahhunte  avait  fait,  et  comment  sans 
doute  lui,  successeur,  a  restauré  ses  monuments,  ou  appelé  sur  eux  les   bénédictions  divines? 


TEXTE    MENTIONNANT    SUTRUK-NAHHUNTE  119 


Malheureusement,  tous  les  exemplaires  que  nous  possédons  de  ces  briques,  s'arrêtent  court, 
après  la  phrase  incidente.  Un  grand  spécimen  décoré,  émaillé  et  polychrome,  qu'on  trouvera 
dans  le  volume  d'Archéologie  (I)  porte  : 

l^TT  TIT<i  èa  sarru .  . . 

Et  plus  loin 

■fc^f  ^  V^  J=[  [Sutruk-Nahhun]-te  i-pu-su 

■Hf-  t|yTy  4f<  (ilu)  Nah-hu 

WWTtt  T  M  *T  tin  èarru  ]  Su-ut-ru 

Tous  les  éléments  de  la  même  formule!  L'écriture  en  est  relativement  récente,  et  nous 
reporte  sinon  au  dernier  groupe  des  rois  élamites,  à  l'époque  de  Sargonides,  du  moins,  semble- 
t-il,  à  une  date  postérieure  à  Sutruk-Nahhunte  lui-même. 

La  présence  aussi  de  la  divinité  [>~»-f-  >^p\\  ^U  dans  l'une  de  ces  formules  (voir  ci-dessus) 
nous  pousse  à  la  même  conclusion.   Ce  nom  >->-f-  »^]  ^fcTT>  identique,   croyons-nous,  comme 

nous  l'avons  déjà  dit,  à  ^f-  >^]  HII&HFtT  et  à  «-*f-  >Jfr\  HXlE<£*TT,  ne  se  trouve  employé 
que  dans  les  textes  du  dernier  groupe  des  rois  élamites,  immédiatement  avant,  et  sous  les  Sar- 
gonides. 


BRIQUE   DE   (ilu)    SUSINAK   SAR   ILANI 

(Époque. des  Sargonides) 
Exemplaire  complet  et  Fragments.    Pl.  25 


1 .  (Ilu)  ^1  lêll^-ffî  sar  ilâni  sar  Su-si  a-na  zi-i-a-ni 

2.  sa  (*]]])  (ilu)  Susinak  i-ru-'u  (ou  ub  ?)-ma  È-RÛ-A  f  Te-ip-Hal-ki  sarri 

3.  ta-bi-iq  i-mu-ur-ma  sa  {*]]])  li-bi-it-ti  u-da-ap-pir-ma 

4 .  sa  (^TH)  e-ri-im-ti  i-pu-us  a-hi-i-ta  sarru  wa-a-ar-ku-u 
5  .  wa-a-ar-ka-at  sarri  pa-ni-i  li-ip-ru  t| 

6.  u  sarru  gi-mi-il-li  sarri  li-te-ir. 

1 .  (Ilu)  Susinak  sar  ilàni,  roi  de  Suse,  dans  le  temple, 

2.  du  dieu  Susinak,  est  entré,  et  les  constructions  du  roi  Teip-Halki, 

3 .  il  a  vu  qu'elles  se  ruinaient.  Ce  qui  était  en  briques  crues,  il  le  démolit, 

4.  et  il  refit  à  neuf  ce  qui  était  en  briques  cuites.  Que  le  roi  futur 
5  .  garde  ce  que  le  roi  prédécesseur  laissa  derrière  lui  ! 

6.    et  que,  roi,  il  reconnaisse  le  bien  fait  d'un  roi! 

1 .  Une  variante  place  le  clou  horizontal  ]  entête  de  la  première  ligne  —  Pour  le  signe  ERIN  et 

la  forme  qu'il  affecte  ici,  voir  plus  haut  les  notes  sur  le  Cône  de  Karibu  sa  Susinak!  — 
Il  existe  aussi  une  variante  zi-i-a-a-ni  pour  zi-i-a-ni. 

2.  Ê-RU-A  =bîtuep"su.  Tallq.  Contr.  Nab.,  p.  49. 

3.  Pour  le  sens  de  dapàru,  Cf.  Del.  HWB.,  p.  226. 

4.  Erimti  est  mis  ici  en  opposition  avec  libitti.  Libittu  étant   la  brique  crue,  erimti  ne  peut  être 

que  la  brique  cuite,  aussi  appelée  agurru  par  les  Babyloniens  et  les  Assyriens.  Il  est 
possible  de  rapprocher  cet  erimti,  du  mot  semblable  usité  en  anzanite,  avec  application  du 
même  sens: 

U  Silhak  (an)  In  Susinak...  salmu  e-ri-ên-tû-u(m)-ya  itahha  . 
«  Moi,  Silhak  In  Susinak...,  je  fis  une  statue  en  terre  cuite.  » 
On  trouve  effectivement  à  Suse,  nombre  de  morceaux,  épaules,  bras,  etc.,  en  terre  cuite 

émaillée,  provenant  de  statue  ou  de  reliefs,  et  quelquefois  couvert  d'inscriptions. 
Cf.  Siyan  (an)  In  Susinak  e-ri-ën-tû-um  kusis  (ou  kusi) ;  et  encore,  apie  eriênnim  pep- 
siya,  etc. 


BRIQUE    DE    (ilu)    SUSINAK    SAR    ILANI 


Pour  warkû,  il  y  a  une  variante  wa-a-ku-u,  qui  est  une  faute  évidente. 

Epês  ahîta  est  une  expression  comme  amur  arkatum,  épis  arkatum  ou  EGIR-RA 
MU-NA-RU  (=utiè)  avec  l'adjectif  à  l'abstrait  (fém.  sing.),  et  doit  signifier  «  renou- 
veler, faire  autre  ». 
5.  Il  faut  lire  lipru-is  pour  liprus  de  parâsu.  Le  sens  de  l'expression  warkat  sarri  pani  liprus 
est  douteux.  Je  ne  vois  dans  toute  la  littérature  babylonienne  qu'un  seul  passage  analogue, 
et  là,  un  sens  sûr  ne  s'impose  pas  davantage  :  OBI  text.  84,  II,  33  et  suiv.  Warkat 
(ilu)  Samas  (ilu)  Adad  u  (ilu)  Marduk  aprus. 

Il  existe  deux  autres  fragments  de  briques,  qu'il  faut  attribuer  très  probablement  au  même 
roi.  L'écriture  y  est  identique  à  celle  de  la  planche  25e.  En  attendant  que  le  hasard  nous 
mette  les  documents  entiers  entre  les  mains,  nous  transcrivons  ici  ces  fragments,  pour 
l'intérêt  incontestable  qu'ils  présentent,  tant  dans  leur  formulation  que  dans  leur 
contenu. 


.  .  .  sarru  Su-sisa-la-a[m. .  . 

...  ma-ti-su  ^TTT  ^PT  E[RIN... 

(ilu)  -V!  ERIN  be-li-su  id-di-in  (ilu)  -VI  ER[IN... 
.  .  .  TI-LA  sa  assati  (■£-!>-«<)  ^TfJ  ma-as-sa-ru  u  (ou  bit) .  .  . 
5  .    ...  !i]-hat-ti-tu-si-na  i-na  tu-ur-ri  e-[li-e.  .  .  ] 
.  .  .  ka-iï-ba-a-ti  lu-sa-al-la  hu-ul .  .  . 
.  .  .  lu]-u-ra-ha  ina  libbi  ki-pa-ri1  pa-si-su-ma.  .  . 
.  .  .  i-na  pa-ni-si-na  li-ik-nu-ku  i .  .  . 
.  .  .  u  ka-ri-ba-a-ti  li-pa-ak-ki-du.  .  . 

...  roi  de  Suse,  la  statue  de.  .  . 
.  .  .  son  pays,  dans  Suse.  .  . 
àSusinak,  son  seigneur,  il  voua.  Susinak.  .  . 
...  la  vie  des  femmes,  gardiennes  du  temple  (?).  .  . 
5  .    ...  qu'il  les  enclose  (?)  dans  le  turri  supérieur2.  .  . 
.  .  .  que  les  prêtresses  prient.  .  . 

.  .  .  qu'elles  opèrent  leurs  charmes  dans  la  demeure  du  prêtre. . . 
...  en  leur  présence,  qu'on  scelle,  .  . . 
...  et  qu'on  institue  les  prêtresses  gardiennes.  .  . 

1.  Kiparu  pour  giparu  «  appartement,  étage  ».  Pasisu  pour pasisu  (?). 

2.  Cf.  R.  I,  52,  n°  3,  II,  15. 

16 


122 


BRIQUE    DE   (ilu)    SUSINAK    SAR    ILÂNI 


II 


u  ka-ri-ba-ti 
Ê-RU-A  ^TTT  é-ri-im-ti 
li-ti-ib-su  sum-su  (ou  su-mu-su) 
TI-LA  IN-NÊ-ÊN-DI-DA-A-MA 
li-ru-ba-ma  su-pa-la 
l]i-  ^TTT  -ap-pi-ra 
Ê-RU-A  <T-W  pa-si-su 
TI-LA-ma  as-sa-a-ti 


et  des  prêtresses 

la  construction  de  briques  cuites 

qu'il  bénisse  son  nom! 

qu'il  lui  ordonne  de  vivre  '  ! 

qu'il  entre,  et  la  partie  inférieure 

qu'il  abatte2 

la  construction  et  le  prêtre .  .  . 

et  qu'il  vive  à  jamais  ! 


i .  DI-DA  =  qabû  (Brunn. ,  95 2E 
2.  Sabâru  ? 


BARILLET  DE  NABUCHODONOSOR 


Le  principal  intérêt  de  ce  document  lui  vient  de  son  origine.  Il  est  certain  dorénavant  que 
Nabuchodonosor  a  régné,  administré,  et  sans  doute  aussi  bâti  à  Suse.  Le  fragment  présent  qui 
figure  à  peine  la  quatrième  partie  d'un  barillet,  relate  la  construction  delà  zigurrat  de  Babylone, 
mais  le  reste  du  texte  devait  se  rapporter  à  une  œuvre  semblable  réalisée  à  Suse.  C'est  de 
Nabuchodonosor  ou  de  Nabopolassar  qu'il  est  question  dans  la  stèle  de  Nabonide,  Rec,  XVIII, 
p.  18,  col.  III,  40,  etc.  (iltu)  Istar  belit  Nim-ma(ki)  rubâtim  asibat  $u$i(ki)...  où  l'un  de  ces 
princes  fait  évidemment  preuve  effective  de  piété,  à  l'égard  d'Istar  susienne. 

La  composition  de  ce  nouveau  texte  rappelle  celle  des  autres  inscriptions  de  Nabuchodonosor. 
Nous  y  constatons  aussi  l'emploi  des  mêmes  signes  archaïsants .  Un Jac-simile  n'ajouterait  rien 
à  ce  qu'on  sait  déjà  de  la  manière  d'écrire  des  scribes  de  Nabuchodonosor.  Si,  un  jour,  M.  de 
Morgan  retrouvait  le  barillet  complet,  il  serait  encore  temps  de  reproduire  l'original. 


TEXTE 

Col.  1.  (Ilu)  Na-bi-um  ku-du-ur  u-su-         Col.  1. 

ur 
sar  KÂ-DINGIR-RA-(ki) 
ru-ba-a-am  na-'-dam 
mi-gi-ir  (ilu)  Marduk 
5 .    [is]-sa-ak-kam  si-i-ri-im 
na-ra-am  (ilu)  Na-bi-um 
mu-us-ta-Iam  a-hi-iz  ne-me-ki 

mu-us-te-'-ù  ba-la-dam   (tam) 
na-'-dam  la  mu-up-pa-ar-ku-ù 
10.    ba-bi-il  i-gi-si-e  ra-bê-ù-tim 
a-na  Ê-SAG-GIL 
[e]-im-ga  mu-ut-ni-ên-nu-u 
[zani]-in  Ê-SAG-GIL  ù  Ê-ZI- 
DA 


10 


TRADUCTION 

Nabuchodonosor, 

roi  de  Babylone, 
l'insigne,  le  noble, 
le  favori  de  Marduk, 
le  prêtre  auguste, 
chéri  de  Nabû 

le  sage,  qui  connaît  les  mys- 
tères, 
qui  cherche  (le  secret  de)  vie, 
le  noble,  l'infatigable 
qui  apporte  de  riches  offrandes 
à  l'Êsaggil, 
le  sage,  Forant 
qui  entretient  Êsaggil  et  Ezida 


124 


BARILLET    DE    NABUC1I0D0N0S0R 


Col.    I    (fin). 


Col.    2. 


IO, 


10. 


(ilu)  ÊN-LIL  AN-AN  ti-iz-ka- 

ru 
nu-u-ru  na-am-ri-im 
ta-as-ri-ih-ti   NI-NI  ab-bi-e-su 

a-si-ib   Ê-SAG-GIL   bel    KÂ- 
DINGlR-RA-(ki) 

be-li  ra-bê-ù 

be-li-ya  at-ta-'-id-ma 

bit    TE-AN-KI    zi-ku-ur-ra-at 

KÂ-DINGIR-RA-(ki) 
sa  (ilu)  Na-bi-um  apal  u-su-ur 
sarru  KA-DINGIR-RA-(ki)   a- 

bi  ba-nu-u-a 
i-na    éi-bi-ir    KA-AZAG-GAL 

(asipu)-u-tim 
ni-me-ki  (ilu)  Ê-a  u  (ilu)  Mar- 

duk 
wa-sa-ar-sa  ul-li-lu-ma 
in  i-ra-at  ki-gal-lim 
u-ki-in-ni  te-me-èn-sa 


i-ga-.  .  . 

a-na . . . 

i-na .  .  . 

ù. .  . 

30  U... 

la  u-ul-.  .  . 

bit  TE  AN  Kl. 

ri-e-si-sa .  .  . 

a-na  si  ku  (?) . 

ga-ta  as.  .  . 

ni-si-im  ra.  .  . 

sa  (ilu)  Mardu 

ya-ti .  .  . 

ri-ê-u-tu .  .  . 

Col.  1   (fin). 


Col.  2. 


le  bel  des  dieux,  héros, 


lumière  splendide, 

qui  dépasse  les  dieux    ses   pa- 
rents, 

réside  dans  Èsaggil,  seigneur  de 
Babylone, 
5  .    le  grand  seigneur, 

mon  seigneur  j'ai  célébré! 

la  maison  de  TE-AN-KI,  temple 
à  degrés  de  Babylone, 

dont  Nabopolassar 

roi  de  Babylone,   mon   propre 
père, 
10.    avec  des  rits  pieux, 

et   les  règles  savantes  d'Êa  et 

Marduk, 
avait  nettoyé  l'emplacement; 
dont,  dans  le  sein  de  la  terre, 
il  avait  placé  le  terrien 
ses  murs.  .  . 
vers. .  . 
dans .  .  . 
et.  .  . 
5  .    30  aunes.  . . 
il  n'éleva  pas .  . . 
la  maison  TE-AN-KI... 
son  sommet . . . 
vers . . . 
10.    les  mains  je  levais. . . 
les  sujets  nombreux .  .  . 
dont  Marduk.  .  . 
m'a  (confié).  .  . 
lepastorat.  .  . 
(je  convoquais) 


Col.  2  (fin),     la  ra.  . . 


Col.  2  (fin). 


BARILLET    DE    NABUCHODONOSOR 


mât  Pu-qu-du  mât  Bit.  .  . 
mât  Bit    A-mu-ka-a-nim   mât 

Bit... 
mât  Bi-ra-a  [tej .  .  . 
5  .    Dur  ilu  (ki)  A-ga-nê  (ki) 

mât  Ar-ra-ap-ha   mât    La-hi- 

[ru] . .  . 
na-ap-ha-ar  mat .  .  . 
u  um-ma-an .  .  . 
sarrâni  sa  e.  .  . 
10.   amil  pi-ha-[ati].  .  . 
sa  ma.  . . 
is-tu  ti-|amti] .  .  . 
a-di  ti-[amti] .  .  . 
ma-da.  .  . 


du  pays  de  Puqudu,  de  Bit. 
de  Bit  Amuqânim,  de  Bit. 

de  Birâte, 
5  .    de  Dur  ilud'Aganê, 
d'Arrapha,  Lahiru, 

de  tous  les  pays  de  .  .  . 
et  la  foule.  . . 
les  rois  de.  . . 
10.    les  gouverneurs  de. .. 
de... 

depuis  la  mer  inférieure 
jusqu'à  la  mer  supérieure, 


Tous  les  pays  allégués  ici  portent  des  noms  connus,  et  se  trouvaient  situés  sur  le  bas  Tigre 
et  sur  les  confins  de  l'Elam. 

Puqudu  est  placé  par  Téglatphalasar  II  (Plaq.  I  Nimr.,  12),  à  la  suite  de  Bit  Amukkâni,  et 
(Thontaf.  Av.  13,  Rost,  p.  56)  avant  Lahiru,  deux  districts  groupés  semblablement  ici 
même. 

Birâte  est  assigné  au  pays  de  Kardunias  par  Assurnasirapal  II,  130,  III,  124. 

Dur  ilu  est  assez  connu.  Il  faut  lire  ici  Dur  ilu  d'Aganê  par  opposition  à  un  autre  Dur  ilu. 
En  effet,  Aganè  manque  dans  notre  texte  de  déterminatif,  alors  que  tous  les  autres  lieux  sont 
précédés  de  mât  ou  dur.  Il  existait  en  effet  trois  villes  du  nom  de  Dur  ilu,  d'après  IV  R.,  36  [38], 
6-8,  b. 

Arrapha  n'est  pas  loin  des  mêmes  contrées.  Les  Kassites  vaincus  sont  placés  sous  la  garde 
du  gouverneur  d'Arrapha,  par  Sennachérib  (Prism.  II,  3).  C'est  à  Arrapha,  que  les  Guti  trans- 
portent Anunit  de  Sippar-Anunit,  après  avoir  dévasté  son  sanctuaire  (Scheil,  Nabon.  IV,  i.|, 
23;  dans  Rec,  XVIII,  19). 

Il  existait  aussi  deux  Lahiru,  assez  rapprochés;  l'un,  voisin  de  Mô-turnat  (Salm.  Balaw., 
col.  IV,  6),  l'autre  rangé  par  Del.,  Par.,  p.  323,  parmi  les  peuplades  élamites,  et  quelquefois 
spécifié  de  cette  sorte  :  Lahiru  (al)  Dibirîna(Y  R. ,  4,  1 17),  ou  Lahiru  sa  Idibirina  (Teglatph.  Il, 
Thontaf.  av.  13,  Rost,  p.  56). 


TEXTES  DE  ROIS  ACHÉMÉNIDES 


m  *-  jr  *-  -t  -t 

Mff  ^y  ^  ^Ti 


[Artaksatsu  sa-a]r-ri  ra-bu-u. 
[aplu  sa]  Da-a-ri-ya-mu-[us. 
.  . .  im-ma  gab-bi  ma .  .  . 
.  .  .e-t]e-pu-su  ina  qa-ti .  .  . 
. .  .  e-te-pu-us. 


Artaxerxès,  grand  roi.  .  . 

fils  de  Darius.  .  . 

.  .  .tout  ce  que.  .  . 

.  .  .j'ai  fait,  avec  le  secours. 

d'Ahurmazda  je  l'ai  fait. 


Ce  petit  texte  est  très  vraisemblablement  d'Artaxerxès  Mnémon.  Dans  la  première  ligne, 
la  restitution  èa-AR-ri  est  certaine,  et  on  ne  saurait  lire  ri-ri  ou  autre  chose.  Il  existe  un 
deuxième  exemple  d'une  lecture  semblable  dans  le  petit  texte  d'Artaxerxès  Mnémon,  publié  par 
Oppert,  J.  A.,  1865,  p.  300  (Bez.  Ach.,  95,  XVIII)  :  Artaksatsa^  <MH  4M  rabû. 


II 


Recto. 


/ 


I5tf  ^  v  t  m  *ïïfc  53T  AM 

HT  V  T  M  *ïï  \\-  ^T  ^  zm 


TEXTES    DE    ROIS    ACHÉMÉNIDES 


127 


Marge. 
Verso. 


£T-  ïï  5*3  ïï 


TT 

Y 


^y  ^y  y  ïï  5=  -T  4f<T  A  *T-  ^1 
T  «  -  T  *ÏÏT«=  >fl  A  *T  ^1 

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^  #*=i  <nr  ^  *tïï  ^  thT< 

M  ^  ^T  V  ïï  ^  ^T  H  M 

<ÏI  ^  v  ïï  ^e  -*T  fcïï  jt 
V  ïï  «£e  -*T  M!  M  <^\  ifcT 


1 


.Redo . 


Marge . 
Verso . 


.  .  .  ba-an-ni .  . . 

.  .  .  (ilu)  A-hu-ur-ma-az-da.  .  . 

[issi]  dan-ni  sa  ana-ku  u-ta-'-[ma] . .  . 

.  .  .  na  sa  ana-ku  e-pu-us  gab-bi . .  . 

. . .  ê]-gal  a-ga-a  sa  ina  Su-sa-an-(ki) .  .  . 
. .  .  ab]-nu-us  na-sa-a  qaq-qa-ri  tâbi  pi-ir  '. 
qaqqa]-ri  tâbi  pi-ra  abnu  tâbu  is-si.  . . 
.  .  .  20+1   isten  ammatu  abnu  tâbu  is-si .  .  . 

ep]u-us  abnu  tâbu  is-si  sa-mu-ul-lu-u 

-i  i-te-ip-su-'  (gis)  erini 
TIN-TIR-(ki)  mât  Kar-sa-a-a-u 
Mâ-gan-na  sa  a-gan-na  ip-su 
Mâ]-gan-na  ip-su  ul-tu  mât  Sa-par-da 


.  ru-u  sa  a-gan-na  ip-su 
.  sa  a-gan-na  ip-su  ul-tu 
.  .  .  ip-su  ul-tu 


1    Pir  .  ,  pira  serait-il  le  pili  assyrien  «  bloc  de  pierre,  marbre  ou  granit  »  ? 

2.  GIS  sa-mul.  Cf.  Av.  Strassm.,  7948,  gis-sir  =  [gis)  sa-mul,  après  GIS  KU  =  gis  KAL  («lu).  Cf.  samullum 
-gis-sir,  11,45.  49- 


TEXTES    DE    ROIS    ACHÉMÉNIDES 

[  2  o 


Recto 

.  .  .qui  m'a 

le  dieu  Ahurmazda.  .  . 

.appui  puissant.  Ce  que  j'ordonne.  .  . 
.  .  .ce  que  je  fais,  tout.  .  . 
c  .      ...  ce  temple  que  dans  Suse .  .  . 

.j'ai  construit.  On  apporta  de  la  bonne  terre,  du  pir(?). 
.  .  .de  bonne  terre,  du  pira(?),  de  bonne  pierre,  du  bois.  . 
.  .  .de  21  aunes,  de  bonne  pierre,  du  bois.  .  . 
Maroc.      .  .  .  je  fis.  De  bonne  pierre,  du  bois  samullû.  .  . 

Verso je  fis;  du  cèdre 

.  .  .de  Babylone,  du  pays  de  Karsaiu 

.  .  .de  Magan.  Ce  qui  fut  fait  ici 

...  de  Magan  fut  fait.  Du  pays  de  Saparda 

c de  ...  rû.  Ce  qui  fut  fait  ici 

.  .  .Ce  qui  fut  fait  ici.  Du  [pays] . .  . 
. .  .Ce  qui  fut  fait  [ici].  Du  (pays) 


PETITS    TEXTES 


Le  plus  ancien  de  nos  textes  (et  probablement  de  tous  ceux  connus),  est  gravé  sur  un  cylindre 
en  os  que  nous  reproduisons  ici  ".  Le  bord  inférieur  de  cet  objet  précieux  est  occupé  par  deux 
bœufs  qui  penchent  la  tête,  chacun,  sur  une  mangeoire.  Le  texte  doit  reproduire  le  nom  et  la 
qualité  d'un  de  ces  rois  primitifs,  pasteur  et  agriculteur  plutôt  que  soldat  ou  conquérant. 

Au  seul  aspect  des  signes,  on  est  frappé  de  la  haute  antiquité,  qu'il  faut  leur  attribuer.  Ce 
sont,  semble-t-il,  de  vrais  hiéroglyphes.  Et  cependant  de  tous  ces  objets,  outils,  animaux,  etc., 
il  n'en  est  pas  un  que  nous  puissions  identifier  avec  certitude.  Le  premier  à  gauche  est  peut- 
être  un  insecte  (amilu?);  le  deuxième,  un  séran  ou  un  double  peigne  (rabrabù?  ou  ak?);  le 
troisième,  un  homme  debout  portant  quelque  charge  (na  =  zikaru?) ;  le  quatrième,  des  grains 
de  blé;  le  cinquième,  le  signe  apin  (irrisu?)  et  enfin  le  dernier  signe,  à  droite,  ne  présente  rien 
de  bien  déterminé. 


Pour  mieux  marquer  l'intérêt  de  ce  petit  monument,  au  point  de  vue  del'écriture cunéiforme, 
je  reproduis  ici,  à  la  suite,  une  tablette  de  pierre  à  caractères  également  hiéroglyphiques,  pro- 
venant de  la  Basse-Chaldée.  Les  signes  y  paraissent  moins  anciens,  certainement,  et  néanmoins. 


i.  Dessiné  par  J.  de  Morgan. 


17 


130 


PETITS    TEXTES 


quelques-uns  d'entre  eux   se   laissent  identifier  avec  plus  de  succès".  Je   propose  les  lectures 
suivantes,  en  allant  de  gauche  à  droite: 


<«=  <fcfl  -n  «y 


<> 


^y  <m  ^ii 


JpSkfr  ïHl  Hfrrï  **/ 


II 


Une  deuxième  série  de  petits  textes,   sur   tablettes  de  terre   cuite,  présente   également    un 
intérêt  tout  spécial  ;  les  signes  y  sont  bien  cunéiformes,  et  plusieurs  d'entre  eux  rappellent  assez 


f-^y 


S~  Ê'IEs  • 


divers  signes  déjà  connus  par  les  documents  ordinaires.  La  numération  paraît  aussi  reproduire 
la  manière  babylonienne.  Et  cependant,  il  semble  que  nous  ayons  sous  les  yeux  un  autre  système 


i.  Dessiné  par  J.  de  Morgan. 


PETITS    TEXTES  i3, 


d'écriture  cunéiforme,  ou  du  moins  le  résultat  d'une  évolution  très  indépendante,  très  différente 
de  celle  qui  nous  a  donné  les  signes  dits  babyloniens.  Evidemment  nos  deux  tablettes,  au  lieu 
d'être  très  archaïques,  sont  déjà  de  nature  linéaire,  géométrique,  plutôt  qu'hiéroglyphique. 
Je  ne  m'attacherai  point  à  vouloir  identifier  tel  et  tel  signe;  dans  une  matière  si  nouvelle,  il  est 
facile  d'avoir  tort,  avec  toutes  les  apparences  du  bon  droit. 


III 


Une  troisième  catégorie  de  nos  tablettes  (je  passe  à  dessein  sous  silence  celles  de  rédaction 
anzanite)  est  celle  qui  comprend  l'époque  de  la  dynastie  dite  2nie  d'Ur.  C'est  la  même  famille  de 
textes,  listes,  contrats,  comptabilité,  que  celle  que  nous  connaissons  par  les  fouilles  de  Niffer  et 
deTelloh;  et  c'est  la  même  écriture.  Aussi,  n'en  parlons-nous  que  pour  mémoire,  en  nous 
réservant  de  publier,  au  jour  venu,  un  choix  de  ces  petits  documents.  Mentionnons  en  passant 
que  l'un  d'eux,  au  lieu  duarhu  SE KIN KUD  habituel,  rend  le  nom  de  ce  mois  par  arhu  SE KIN 
hu-um-mu-si-e,  «  mois  de  briser  (moudre?)  le  blé  ».  KUD  a  donc  la  valeur  hamasu.  Le  petit  texte 
R.  II,  32,  n°  7  (liste  d'idéogrammes  commençant  par  ^,  mais  mutilée),  a  précisément,  dans  la 
deuxième  colonne,  les  termes  hummusu,  hummumu,  eldu,  etc.  Le  signe  KIN  n'a  rien  à  voir  avec 
l'idéede  couper,  broyer,  mais  se  réfère  à  SE  pour  former  le  sens  de  blé. 

Tel  autre  de  ces  textes  (un  subati)  mentionne  comme  lieu  du  contrat  : 
]}  V-  >-£]  c£T  <Jg[  A-bu-la  abi  (ki) 

<<>  «êTT  ~<T<  HF-  <M  ™  «?»-«  *  (fa) 

Le  premier  de  ces  noms  est  sans  doute  le  même  que  celui  signalé  par  la  Stat.  B.  de  Gudêa, 
col.  VI,  21,  sous  les  formes  entièrement  idéographiques  KA-GAL-AD  (ki),  et  rendu  en  partie, 
phonétiquement,  dans  II  R.,  52,  5.5.,  par  KÂ-GAL  a-bi-su  (ki),  c'est-à-dire  Abul  abièu  (ki).  Le 
texte  de  Gudêa  place  cette  ville  au  pays  de  Kimas,  que  nous  avions  déjà,  par  présomption, 
rangé  parmi  les  pays  élamites.  Notre  tablette  susienne  dit  :  in  Siti  ili  (ki)  «  dans  la  Ville  du 
Lever  du  Dieu  ».  Gudêa  y  va  chercher  du  cuivre,  notre  tablette  y  prend  de  l'huile. 

La  suscription  du  document,  entièrement  calquée  sur  les  pièces  de  même  genre  déjà  connues, 
porte  : 

mu  en  te  unu  gal(an)  *-^PT  ba  ku 
«  Année  où  s'intronisa  le  prêtre  du  grand  TE-UNU  de  la  déesse  *-W]-  » 


PETITS    TEXTES 


Quelques  autres  de  ces  tablettes  portent  des  listes  de  fournitures 

1  qa  d'huile  à  Ilu  e-ri-is 

»  à  Karibu  sa  Nanà 

»  à  Karibu  sa  ili 

»  à  A-da-ra-am 

»  à  Nu-ur  Nanâ 

»  à  In-zu-a 

»  à  I-la-ak  nu-gal  (?) 

»  à  I-hi  (sic)  Gir-ra 

»  à  Hi-zi-um 

»  à  En-nim  ili 

»  à  I-hi  (sic)  E-a 


|  Gimil  (J!)  (iltu)  Na-na-a 

Gimil  (ilu)  Na-zi 

}+*-  Gimil  (ilu)  Samas 

<tt  Gimil  (ilu)  Nin  Sul 

{>+-  Gimil  E-a 

<«-  Gimil  (ilu)  Bel  H 

}}  Gimil  Ma-ma 

<*-  Gimil  I-li  (NI-NI) 

f[  Gimil  (ilu)  Nin-muk' 


Les  noms  de  divinité,  on  le  voit,  sont  ceux  mêmes  qu'on  trouve  en  Chaldée,  sous  le 
groupe,  dit  2me,  des  rois  d'Ur.  Seul,  le  dieu  Nazi  frappe  par  sa  nouveauté,  d'autant  plus  qu'il 
rappelle  le  mot  kassite  nazi,  qui  signifie  en  babylonien,  d'après  le  vocabulaire  Kass.  Rev.  38, 
sillum,  ou  «  ombre,  protection  ».  De  même  que  sillu  et  salulu  s'appliquent  fréquemment,  avec 
grande  convenance  vraiment,  aux  dieux  babyloniens,  ainsi  Nazi  pouvait  fort  bien  désigner  un 
dieu  d'Élam.  Au  surplus,  il  est  certain,  par  nos  textes  anzanites,  qu'un  dieu  Na-7Li-it  avait  un 
temple  à  Suse,  qu'il  devait  au  roi  (Jndas-(an)-GAL. 


1.  Cf.  Brunn.,  10992. 


PETITS    TEXTES 


'33 


Enfin,  on  rencontre  aussi  à  Suse  les  tablettes  en  forme  de  lentille,  avec  exercices  de  style 
ou  de  lecture,  par  exemple'  : 


[Amil]  Mug-da-an-(ki) 
[Amil]  Zu-(ki) 
[A]mil  [Mug]da-an-(ki) 
Amil  Zu-(ki) 


ïfe 


y'  • .  *^~*. 


--^i,1-  "M 


i\fe-^v'-^^ 


*A\\\aTT 


î^ise^y 


~£*  ^r-*?5ç^-^  ^*ï- 


SSSKsv 


i.  Dessiné  par  J.  de  Morgan. 


'34 


ERRATA 


ERRATA 


Page    9.      Col.  5,  ligne  17,  lire:  (4  X  180)  +  (5  X  18)  +  n  GAN 
Page  13.      Note,  lire:  B.  4,  12,  avec  il  (77). 
Page  74.      Ligne  2,  lire:  abdu. 


TABLE    DES    MATIÈRES 


CHALON-SUR-SAONE,  IMP.  FRANÇAISE  ET  ORIENTALE    E.  BERTRAND 


Pages 


Avant-propos V 

Introduction *  I' 

Obélisque  de  Manistu-irba T 

Stèle  de  Narâm-Sin 53 

Brique  de  Narâm-Sin 5^ 

Cône  de  fondation  de  Karibu  sa  Susinak 59 

Statuette  de  Karibu  sa  Susinak °3 

Texte  du  Lion D0 

Briques  de  Ardum  narâm  Susinak 69 

Brique  de  Kuk-Kirpias 74 

Brique  de  Temti-Halki 77 

Brique  de  Attapaksu 79 

Brique  de  ME-KU-BI 80 

Fragment  du  roi  F^^J  Sin 82 

Inscription  de  Hammurabi 83 

Kudurru  de  Nazimaruttas _^_ 

Kudurru  de  Bitiliyas 93 

Table  de  Agabtaha 95 

Kudurru  de  Aclad-sum-usur 97 

Kudurru  de  Melisihu 98 

Autre  Kudurru  de  Melisihu 1 1 2 

Kudurru  divers  sans  titulaires ' 113 

Inscription  de  Kutir-Nahhunte '  !7 

Texte  mentionnant  Sutruk  Nahhunte r  ' ,s 

Brique  de  Susinak  sar  ilâni l2° 

Barillet  de  Nabuchodonosor !  23 

Textes  de  rois  achéménides 126 

Petits  textes 129 

Errata 1 34 


». 


I.ISQUE  DE  MANISTU  IRBA  ROÎ  DE  KIS 
i.   A  COL 


PL  1 


PL 


FACE  A   COL   11-16 


PL.  3 


QUE  DE 

FACE  B.  COL 

i  *- ■    •     *  *   \ 


/ 


PL    'i 


FACE  B   COI. 


OBELISQUE  DE  MANISTU   IRBA  ROI  DE  KIS 
FA  IL.  1-9 


PL.  6. 


FACE  C.  COL  9-16 


PL    7 


OBELISQUE  DE  M.     '  '  Kls 

COL    L_ll 


PL  9 


. 


STELE  DE  MARAM  SIN 


I  L   11 


■v 


' 


1    BRIQUE  DENM  '  INAK 

4.5   BRIQUI  •  DU  MEME        6    BRIC'  SIM 


PL  13 


■   ■ 


BRIQUES  DE  KUK-KIRPIAS 


PL    14 


tiG^% 


L_4   BRIQUES   DE   TEMTI   (OU  TEPT]  i   HALK1         5    BRIQUE   DE  ATTA1 
6  BRIQUE    DE   MEKUBI 


FACE    1   COL    1-2 


PL.  16 


■ 


IL    3.4 


■ 


E    3 


PL    18 


FAC 


■ 


SJ   DE  MHL1 


■ 


FACE    1     COL    1.2 


; 


4  ^^£^^-jp.^^^^^r^^^^^^^^^^M^--' 


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[   6  : 


PL    J4 


E      <!• 


Hêlio§    ûuiardm 


1.  BRIQUE  SE   RAPPORTANT  A  SUTRUK-NAHHUNTE 
2,  3,   BRIQUES  DE    SUSINAK    SAR  ILÂNI 


PL,  25 


DS  France.     Mission  archéolo- 


261 


gique  en  Iran 


**°  Mémoires 

t. 2 


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